28 août 2018

Croire ou ne pas croire

GSM

Par delà les réticences que j’ai à l’égard de ceux qui croient de façon bornée et exclusive les baratins que d'autres humains leur mettent dans le crâne, j’admire ceux qui croient, je les envie, pour ce monde merveilleux qui les remplit de rêves et d’illusions. Heureux les faibles d’esprits, ils iront au paradis sans passer par la case doute et solitude…
 
J’envie ces gens qui croient à tout aussi bien qu’à rien, car ils sont confortablement installés dans leurs certitudes. Je pense que cela doit aider beaucoup à vivre, à supporter le poids des réalités, des injustices, des égoïsmes, des mochetés de ce monde si cruel.
 
Mais ce faisant, quelle solution, quelle lutte active et dynamique peuvent-ils fournir contre les organisateurs de la cruauté du monde ? A part une passivité, une attitude statique retardant les effets des actions néfastes du monde de la prédation, ils n’amènent pas de contre-feu et n’établissent pas de contre-pouvoir contre celui-ci.
 
Croire ou ne pas croire ? Se résigner ou réagir ? Tendre l’autre joue, ou rendre coup pour coup ?
 
La société doit-elle se cloisonner par communautés pour résister à des influences extérieures, sachant qu’elle subira les dictats internes desdites communautés et ainsi perdre son âme ?
La réponse est dans la question. Le repli communautaire est une défense passive, non apte à contrecarrer la prédation extérieure et favorisant la prédation intérieure…
 
La réponse ? Je me garderai bien de la donner. Seule une attitude critique, cartésienne, posée, permet de choisir son camp, ses alliés, mais de manière purement momentanée et circonstancielle. Nul groupe humain ne détient à vie la vérité. Nous avons le choix entre la solitude anarchique, non constructive et l’alliance temporaire, la coopération provisoire, dans le but de faire avancer nos objectifs de prédateurs si on est prédateurs, d’anti-prédateurs si on lutte contre eux…
 
Prendre l’aide où on la trouve pour lutter contre le mal, pour ceux qui, plus nombreux, sont contre le mal, car le mal, lui, sait bien mobiliser l’énergie et tous les concours nécessaires à sa réalisation. Il suffit de très peu de malfaisants pour pourrir la vie de toute une société...
 
Croire et obéir pour échapper au quotidien, n’empêche pas le danger. Coopérer momentanément, de notre plein gré, avec notre libre arbitre, pour plus aléatoire que soit cette attitude, est la plus digne façon pour tenter de rester des êtres humains, dans le sens positif du terme…
 

Posté par zalandeau à 09:48 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
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