24 juillet 2018

Deuxième contrecoup...

 

GSM

Ecrit le Mercredi 30 avril 2008 09:22:44

 
Je ressens aujourd'hui les effets psychologiques de cette joute verbale, pour ne pas dire engueulade, avec mes deux supérieurs.
 
Certes, je suis content d'être resté la tête haute, fidèle aux traditions mono-séculaires de la famille dont je porte le nom.
 
Mais au-delà, même si j'ai remporté une victoire sur moi-même, même si je leur ai prouvé que je n'étais pas dupe de leur système pervers, je sais que c'est le patron qui est le gagnant. Il n'a rien perdu, sauf un peu de sa superbe.
 
Une entreprise et celle où je travaille en particulier, n'est pas une démocratie. En l'occurrence, le pouvoir a toujours raison... Puis qu'il garde le fric et reste le maître incontesté. C'est celui qui tiens le crayon et le carnet de chèque qui a toujours raison... Et pour clore la digression, je citerai Clint Eastwood, dans une oeuvre cinématographique contemporaine « Le monde se divise en deux catégories : ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent. ». C'est ainsi que le monde est et le restera !
 
Le patron (ainsi que son larbin de lieut col à la retraite, ancien du génie, mais qui n'en a pas un gramme sur lui), sait qu'il me tient, car il sait que personne dans la société Française n'embauche des gens de plus de 44 ans, et surtout pas ayant dépassé les 50 ans... Alors à 58...
 
Enfin, il faut que j'avoue...
Le bonheur d'un regain d'amour de moi pour ma compagne (et pas trop l'inverse), avait fait passer au second plan, mes soucis financiers et professionnels...
Mais, voila que, coup sur coup, l'amour déserte mon nid et le patron me fait une piqûre de rappel obligatoire dans son système de management inversé ("délation - reproche", ou "carotte et bâton, mais sans la carotte")...
 
Alors aujourd'hui, je ressens bien plus encore ce grand vide autour de moi.
 
Car, au vide affectif récent, se rajoute le vide de la non-reconnaissance réaffirmée, de mes compétences et de mon savoir-faire...
Cela fait beaucoup, pour un seul homme et en si peu de temps...
J'aime être aimé, mais j'aime aussi être apprécié pour mon travail. Ces négations totales sur ces deux points, sont un vrai "attentat" sur mon psychisme...
Heureusement que mon pouvoir d'analyse, sait comprendre tout cela, sait que je ne mérite pas cet état de fait...
Mais malgré tout l'affect en prend un sacré coup...
 
Ajouté à cela, mes soucis de mémoire, ça fait une belle mayonnaise...

 

Posté par zalandeau à 08:48 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
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