GSM

Les mots sont difficiles à comprendre. Ils peuvent être, chacun le sait, des armes redoutables, surtout aux mains des politiciens, des magistrats et des journalistes. L'être humain aime manipuler l'opinion, désinformer, tordre la vérité jusqu'à ce qu’elle devienne fausse. Parce qu'on veut faire prendre aux gens des idées fausses pour des vérités intangibles (des vessies pour des lanternes)...
 
On le perçoit bien sûr, dans les médias : 
 
« Monsieur Untel a dit « Bamboula » ! Ah quel raciste épouvantable ! »...
Mais les journaleux (et encore je les honore trop en les nommant ainsi), ont peut-être extirpé ce mot de la phrase de Monsieur Untel qui était : « C’est vraiment scandaleux de traiter quelqu’un de Bamboula ». Donc Monsieur Untel peut-il vraiment, dans ce cas être qualifié de « raciste ? Non ! 
 
C’est ce qui s’appelle sortir une phrase de son contexte… Le problème c’est que le grand public ne connait pas le contexte. Comment mettre systématiquement en doute la parole des journalistes, quand on n’a pas accès à toute l’information entière et véritable ?
 
Alors, pourquoi parlé-je de Bamboula ? Parce qu’il y avait un fait divers déplorable, en été 2007, portant sur ce mot et son utilisation…
 
Je vais donc poursuivre avec ce mot, pour continuer mon analyse.
 
Sur le blog, on écrit et par définition, on ne se voit pas. J’ai remarqué à diverses reprises, que mes propos étaient interprétés complètement à l’opposé de ce que j’ai voulu exprimer….
Rarement il s’agit de provocateurs voulant retourner mon propos contre moi. Non !
 

En fait, Ce que les gens ne voient pas et n’entendent pas, c’est le ton ! Et pour cause ! 
Il faut donc insister plus lourdement sur notre propos si l’on veut que cela soit perçu comme il convient.  Car le ton de l'expression détermine si le propos est à comprendre au premier ou au second degré...
 
S’exprimer par écrit, ce n’est pas évident !
 
Je terminerai par deux exemples :
 
Un noir arrive à son boulot et rencontre son pote blanc :
-           Ah, te voilà, Bamboula !

-           T’es déjà arrivé cachet d’aspirine ?

Grandes tapes dans le dos, puis machine à café… Où est le racisme ? Nulle part…
 
Un chef de service en regardant sa montre lâche, d’un ton haineux et condescendant :
-           Ah, te voilà, Bamboula !

 

Ce putain de raciste, moi, je lui mettrais bien mon poing dans sa sale gueule de con… Non pas pour être raciste, mais tout simplement irrespectueux !
 
D’où, l’importance du ton dans le poids des mots…