GSM

Laissons-le raconter lui-même sa passion...
 

« Mon amour, je crois que cette nuit, le cours de notre histoire a basculé... Basculé, vers l'Amour véritable...
 
Nos bouches nos mains et nos sexes, ont dansé un ballet de volupté... Mieux que les autres fois, ta gorge s'est offerte, tes reins se sont cambrés, plus ouverte que jamais à la douceur de mes caresses.
 
Sous la lune complice, nous avons vu des gerbes d'étoiles, comme mille soleils de notre amour...
 
J'accélérai et ton visage crispé, ton souffle court, décuplaient mon désir. Je ralentissais, tes yeux en attente me suppliaient... Puis mes cuisses sur ta croupe, la chaleur de nos corps, près du plaisir ultime, me firent comprendre, que cette fois, je t'avais bien conquise, ramenée dans l'envie de moi, dont j'avais peur qu'elle te quitte...
 
Tu as dit, mais t'en souviens-tu, au moment ultime "Tu es un merveilleux amant, je t'aime"...
Aphrodisiaques puissants, tes mots enfiévrés ont précipité l'orgasme commun, si apaisant...
 
Je crois que j'ai gagné la partie et que ton amour m'est acquis. Fallait-il que ton amour pour moi, passe par la sensualité et la volupté ?.. Sans doute... De fait ta tendresse est venue ensuite...
 
Mon parcours est inverse. La tendresse et les sentiments m'amenèrent au désir de toi...
 
Qu'importe. L'essentiel est que j'aie trouvé le chemin de ton coeur. Il passe par la volupté de l'orgasme...
 
Tu m'a prodigué, nombreux, dès ce petit matin, des mots d'amour, des mots tendresse, que j'ai apprécié, même si mon esprit vaincu par la fatigue, les percevait dans un semi coma féerique...
 
Oui, j'ai gagné, nous avons gagné cette bataille de l'amour.
 
En nous levant, je t'ai demandé, non pas " Alors Heureuse ? ", mais plutôt " Es-tu heureuse avec moi ? ". Tu m'as répondu " Merveilleusement heureuse, mon amour ! Je t'aime ". J'ai compris que j'avais enfin percé toutes les barrières qui nous séparaient.
 
Nous avons gagné cette bataille mais pas la guerre de la vie. Nous n'aurons plus qu'à entretenir chaque jour ce feu enfin devenu brasier, par cette tendresse, ces attentions que je revendique, comme absolument nécessaires...
 
Je pense à ce jour au loin, où je devrais te rendre ta liberté, où notre écart d'âge sera obstacle à ta plénitude, ou même au jour où je perdrais l'ultime combat de la vie...
 
Il me faut fixer des objectifs. Mais ne t'ai-je pas trompé en gardant pour moi ce que j'aurais du révéler ? Je crois être égoïste, je n'ai pensé qu'à mon bonheur et pas à ton avenir...
 

Oui, je vais te rendre heureuse, en sachant maintenant qu'un jour, je te causerai du tourment...
 
Et c'est à ce moment crucial que je prends conscience de tout cela... »