GSM

Sacré Jean d’O, il n’a pas de pot ! Lui qui dit qu’il a eu une chance de cocu, et bien pour une fois, il n’a pas le cul bordé de nouilles ! Il lui arrive à peu près la même chose qu’à Cocteau en 1963… Sa mort est éclipsée par celle de Johnny comme Cocteau par celle de Piaf !
 
Jean d’O… Quel personnage talentueux et passionnant… Le voir et l’écouter ont vraiment été très captivants… Il était un hymne à la vie et incarnait l'espérance à lui tout seul. Son esprit très pétillant, et sa fausse modestie savamment travaillée pendant des décennies au point d’en être devenue parfaite étaient « épatants » (c’était son mot)… Il aimait la vie… Remarque… être né avec une cuillère en or dans la bouche et avoir eu toutes les fées penchées sur son berceau… ça aide à avoir l’esprit à l’optimisme !
 
Mais jean d’O… je ne suis jamais allé assister à ses concerts, contrairement à Johnny et pour cause : Je me suis souvent contenté de ses articles dans les journaux, qui m’ont paru souvent très justes, très mesurés et dénués de toutes conventions auxquelles on s’attendrait de la part d’un milieu que l’on dit conservateur… Il était l’un des plus Gaullistes, survivant de cet esprit anticonformiste et transgressif que j’appréciais tant…
 
Quant à Johnny… Le seul concert de lui auquel j’ai assisté, c’était à l’extérieur des palissades (à Saint Laurent du Var)… parce que je n’avais pas les moyens dans les années 60 de me payer une place… Après tout, j’avais le son… à défaut d’image…
Ce que je retiendrais de Johnny, ce sont ses chansons ainsi que son personnage des débuts…
« Retiens la nuit », « Maudite rivière », « Pour moi, la vie va commencer », « Viens danser le twist », « Johnny lui dit adieu » et bien sûr « L’idole des jeunes »…
Mais je n’ai jamais lu ses écrits… et pour cause « Ah que Johnny y savait pas écrire comme y causait ! »… Je n'ai même pas jauni à l'idée que l'idole des jaunes soit décédée...
 
Alors en mémoire de ces évènements… (Ce pauvre Cocteau... et son pauvre mari Jean Marais)…