20 septembre 2017

De l’analyse des lois (4) - La réforme du travail

GSMEcrit le 14 mars 2016 sous Hollande

Le projet de loi ‘El Khomri’ est vraiment une ‘belle connerie’ ! Outre que c’est encore une émanation des divagations fumeuses de Macron que l’on pourrait appeler ‘Macron 2’, je ne peux donner mon avis en un seul mot, sur ce projet.
 
Autant je suis d’accord sur un assouplissement de la possibilité de licencier, qui effectivement est un véritable cauchemar pour certains entrepreneurs, autant je suis contre la limitation des indemnités prud’homales !
 
Pourquoi ? Parce que s’il devient plus facile de se séparer d’un salarié et je crois que c’est souhaitable, il y aura forcément beaucoup moins de recours aux prud’hommes, puisque la loi aura été respectée.
Si, pour autant, un salarié fait recours à cet organisme, c’est qu’il y aura alors, vraiment un gros problème. Et si le préjudice est énorme, pourquoi limiter l’indemnisation du préjudice ? On voit bien que dans ce chapitre, Macron et toute la clique (Hollande, Valls et consorts), veulent donner une toute puissance quasiment suzeraine au patronat et donc réduire le salariat à une sorte de néo-servage féodal…
 
Je considère que les trente cinq heures ont été une immense imbécilité de la mère Aubry. En tant que gérant de mon entreprise en 1999, je n’aurais pas su affronter les pertes de rentabilité que cette mesure aurait coûtée.
 
Alors, que les trente cinq heures restent un standard de calcul du salaire de base, je suis d’accord ! Que les entreprises puissent faire travailler les ouvriers jusqu’à 39 ou 40 heures toutes payées, je suis d’accord, mais sans majoration des heures. Je trouverais normal qu’au-dessus de 39 (ou 40) heures, les majorations s’appliquent au taux de 25 % (Et non 10% comme cela est en train de se dessiner)…
Et toutes ces conneries de RTT, de repos compensateurs... Quel merdier!... Mon dernier employeur avait une secrétaire dédiée exclusivement à la gestion de ces bouts de ficelles... et perso, en tant que gérant, c'était tellement compliqué, que j'avais renoncé. Je préférais filer une prime pour couvrir les heures en plus et basta ! Il faut supprimer ces complications imbéciles ingérables !
 
Bon ! Mais mon avis sur cette question, n’est valable que dans une seule perspective : Redonner du dynamisme au marché du travail, donc aux salariés et aux entreprises… Mais cela suppose de recréer un dynamisme de l’économie… Je veux dire que cet assouplissement doit accompagner une reprise de l’activité économique Française… Ce qui n’est pas le cas !
 
Sinon, ces mesures, sont bien évidemment qu’une facilitation de la mise au chômage du salariat. Et c’est vraiment comme une punition imméritée que la classe laborieuse ressent cette loi si jamais elle aboutissait dans sa forme actuelle…
 
Car, comme toujours, ce gouvernement met la charrue avant les bœufs !
 
Il y a une petite ‘reprisette’ de l’activité, actuellement… Qui en bénéficie ? Le volume de PIB supplémentaire, part in-extenso en importations et en paradis fiscaux !
 
Et c’est bien là, que ce gouvernement ou bien n’importe quel autre gouvernement, devrait faire quelque chose : Réunir les conditions pour que nos entreprises puissent affronter une concurrence loyale :
Taxations des importations low-cost, taxations des travailleurs détachés à hauteur du coût salarial chargé Français, chasse aux fraudeurs à la TVA, au travail au black, aux évaporations fiscales, remise en place du contrôle des changes… Ainsi qu’une répartition des charges salariales patronales sur le chiffre d’affaire et non plus sur la main d’œuvre… 
Disons, une sortie des règles de l’UE, c'est-à-dire une remise en question de notre appartenance à ce machin, qui nous a plongés dans le chômage de masse…
 
Oui, mais cela, nos bobos ne sont pas prêts à le faire, parce qu’ils sont tous émasculés du courage et lobotomisés par leur dogmes mondialistes…
 
Alors, non, je ne suis pas pour cette ‘Macron II le retour’. Non, non et non !
 
NDLA : La loi travail "El Khomri" promulguée en Août 2016, ne s'appliquait que très progressivement étant donné qu'elle nécessitait environ 130 décrets d'application. Cette loi n'avait finalement pas retenu la fixation d'indemnité prud'homales et n'avait institué que des préconisations que les tribunaux ne seraient pas astreints à appliquer... La loi maintenait quelques barrières protectrices des droits des salariés, même si elles étaient amoindries...
2017 : Puis est arrivé Macron et ses ordonnances, avec pour but d'accélérer une loi qui n'en finissait pas de s'appliquer, profitant au passage d'une augmentation des désagréments pour les salariés. Mais c'est une autre histoire.

Posté par zalandeau à 09:34 - Commentaires [2] - Permalien [#]
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