31 août 2017

Mémoires et radotages (125) – Macron – Attente fébrile…

GSM

Je n’ai pas dit un mot depuis longtemps, au sujet de ce qui se prépare sur la loi travail… Chacun sait qu’il ne s’agit pas de négociations et donc, que l’on ne peut absolument pas prévoir dans quel sens va pencher la balance… Bien que l’on s’en doute… Les spéculations vont bon train... Mais à quoi bon ?
Ces ‘conciliabules’ ont lieu partie prenante par partie prenante. Ce qui est dit aux uns, peut très bien être infirmé lors des discussions avec la partie adverse…
 
C’est aujourd’hui, dans quelques heures, que va se dévoiler le pot aux roses et encore, seulement, je suppose, dans ses grandes lignes. Le gouvernement de Macron, va-t-il présenter l’intégralité du texte, ou seulement une partie ? Les acteurs sociaux auront-ils le temps au cours de cette réunion de tout lire ? M’est avis que le Medef en sais bien plus sur l’intégralité de ce texte que les syndicats de salariés à ce sujet !
 
Ce n’est que des heures après cette réunion prestidigitatrice symbolique et surtout après le passage des ordonnances que nous saurons exactement à quelle sauce le peuple salarié du privé et plus particulièrement des activités de production et de construction va être mangé !
 
On sait qu’au niveau de certaines petites entreprises, les manœuvres ont déjà commencé bien avant la parution de cette loi et que toutes dispositions ont été prises depuis des semaines, pour influencer un par un, chacun de leurs salariés, sans aucun vote préconisé par la future loi, à la manière du servage préindustriel, sur la partie heures et salaires, et ceci en contradiction totale avec les accords de branches actuels de la législation actuelle… Disons qu’il s’agit d’une forme entreprenariale des ordonnances… Pourquoi certains entrepreneurs se gêneraient-il ? L’exemple vient d’en haut… Dès à présent nous pouvons dire que cette loi est déjà un piège à con, ‘en marche’ !
 
Il y a des naïfs qui vont prétendre que j’affabule ! Cela se passe actuellement ainsi dans la boite où travaille mon fils Toto, en dehors de toute législation ancienne ou à venir… Et certainement dans bien d’autres entreprises…

Posté par zalandeau à 10:19 - - Commentaires [19] - Permalien [#]
Tags :


30 août 2017

Histoire de France - Hollande vu par Bernard Raquin (2012)

GSM

Note de Zalandeau : Point de vue de Bernard Raquin sur François Hollande. ( le Raquin des séminaires d’épanouissement personnel).
Cette réflexion date du 07 mai 2012. Il est intéressant de rapprocher ce que nous avons vu du comportement de Hollande de ce texte... qui me semble pour le moins prophétique...
 
 
Le drame de François Hollande : le 6 mai 2012
 
A-t-il la capacité psychologique d’assumer ses nouvelles responsabilités ?   Le 6 mai 2012, François Hollande est entré dans la période la plus dramatique de sa vie.
 
Le stress de la promotion :
 
Il s’agit d’une pathologie, plus ou moins légère, bien connue des psys. Lorsqu’un employé obtient une promotion, il subit un très fort stress. Surtout s’il ne se sent pas capable d’occuper son nouveau poste. Face à de nouvelles responsabilités, nous sommes partagés entre l’enthousiasme et l’inquiétude. Si nous sommes préparés, si nous avons la formation et l’expérience nécessaires, ce stress de la promotion disparaît au bout de quelques semaines ; et la confiance en soi en est renforcée.
 
Le stress de la promotion se manifeste par une euphorie, suivie d’une euphorie paradoxale, pour masquer le déni de réalité. Ensuite c’est la dépression larvée, masquée par l’activisme. Puis enfin, c’est la dépression, et parfois le burn-out (l’effondrement).
François Hollande est victime du « principe de Peter » : il a atteint son niveau d’incompétence, depuis longtemps. Il occupe maintenant l’un des postes les plus difficiles du monde, sans aucune préparation. Car, de l’avis général de ses amis, Hollande est tout à fait incapable d’occuper la fonction de président de la république.
Il est décrit comme paresseux, manipulateur, inactif, calculateur, trompeur, cynique, magouilleur, tricheur, menteur, et incapable de prendre une décision. Tous ces jugements sur lui sont tellement connus qu’il est inutile de les rappeler. (Martine Aubry, Ségolène Royal, Laurent Fabius, Arnaud Montebourg, Claude Allègre, Jean-Luc Mélenchon, Jean-Marie Bockel, etc).
 
Non seulement parce qu’il n’a jamais été ministre ni secrétaire d’État, mais également parce que le choix de devenir président n’est  pas le sien, mais celui de sa concubine Valérie Trierweiler. Pour plaire à sa belle, il s’est lancé dans un mécanisme qui l’a happé, et qui risque de le broyer.
 
Hollande est fragile :
 
Depuis le début de sa carrière politique, il n’a rien fait. Il s’en vantait même dans une vidéo célèbre. L’esprit de corruption a tellement gangrené les élus (de droite et de gauche) qu’ils ne réalisent même plus qu’ils sont des voyous et des voleurs. Par exemple, les cumulards ; ou encore tous les membres de ces « machins », du genre Conseil économique et social, et autres fromages de la république, pour recaser les copains et les maîtresses.
 
Hollande a toujours pratiqué un double langage. Il a protégé les innombrables corrompus du parti socialiste (voir sur ce même site : « J’aimerais bien être de gauche, mais… »). Cela est en contradiction avec la prétendue morale qu’il affiche. La honte qu’il éprouve au fond de lui-même, sera masquée par toutes sortes de magouilles destinées à museler la liberté d’expression.
De même, le capital qu’il annonce posséder, largement sous-évalué, est en contradiction avec son mépris affiché des riches. Il est entouré de riches, de fraudeurs et d’exilés fiscaux, et même sa concubine est millionnaire.
Cela provoque une schizophrénie, fréquente en politique. Le déni de réalité (quand il feint de voir qu’il n’y a pas de dérives racistes francophobes en France), et le mensonge permanent, peuvent être refoulés longtemps, jusqu’à l’explosion. Le risque de nouvelles émeutes raciales, comme en 2005, est réel.
Par exemple, se prétendre proche du peuple, en mangeant dans des restaurants à 170 euros, peut certes satisfaire la nouvelle classe des élus, cupide et cynique. Mais le peuple déteste les hypocrites, les tartufes et les profiteurs. Le parti socialiste, distribuant des leçons de morale à tout le monde, sera confronté à ses contradictions.
Il n’y a que 2 sortes de citoyens. Ceux qui se contentent des médias officiels. Et les internautes. Ces derniers, massivement informés, informeront toute la population, en quelques mois. En septembre 2012, malgré la censure des médias officiels, tous les Français connaîtront l’histoire des jets privés, des drapeaux étrangers, etc.
 
Hollande est encore plus fragilisé :
 
Il est fragilisé par la modification de son identité, en peu de temps. Il était un bon gros, il veut être un mince sérieux : la différence est trop grande et trop rapide. Cela l’a obligé à surjouer son rôle de présidentiable, comme il surjouera son rôle de président. Il est, de très loin, le politicien le plus photographié avec des expressions ridicules. On trouve, sur Internet, de nombreuses photos de lui, où justement, il manque de sérieux. Il aurait pu faire carrière dans le comique (ce que je respecte infiniment), comme plusieurs de ses copains de lycée.
Il faut bien savoir que lorsqu’une personne modifie en apparence son identité, sans démarche thérapeutique, cela ne dure pas. Quand il se regarde dans le miroir, quand il s’entend parler, il ne se reconnaît pas. Il va devoir affronter une grave crise d’identité, aux conséquences seront dramatiques.
 
On ne se révèle pas à 57 ans. Bien sûr, en qualité de psychothérapeute, je sais bien qu’on peut changer à tout âge. Encore faut-il le vouloir. Or ce qu’a fait Hollande, c’est juste de changer d’emballage. L’affaire des jets privés, payés par des milliardaires et des Saoudiens, l’obligera à cacher sa culpabilité sous de fausses déclarations moralistes.
 
Hollande est un « peut-être ben que oui peut-être ben que non », déguisé en bisounours. On peut feindre beaucoup de choses. Mais on ne peut feindre de savoir décider.
 
Étapes de son évolution psychologique :
 
1 - L’euphorie (de mai 2012 à juillet 2012) :
L’ivresse de la victoire. Plaisir sadique, dissimulé, d’avoir triomphé de son ancienne concubine, Ségolène Royal. Intense satisfaction d’avoir pris le dessus sur toute la direction du parti socialiste, qui le méprise. Joie enfantine d’avoir séduit sa concubine, Valérie Trierweiler, qui a cru en lui, et qui la poussé.
 
2 – La dépression larvée, masquée par une euphorie paradoxale (été 2012) :
Les incohérences, les manquements, les abandons, et les trahisons, qui ont commencé dès le 6 mai 2012, deviendront de plus en plus visibles. Il mettra cela sur le compte d’une très longue campagne, trouvant normal d’être « fatigué ». Sa dépression sera masquée par les plaisirs réservés au président de la république : réception des corps constitués, réception des ambassadeurs, repos dans les résidences présidentielles, etc.
 
Il satisfera à la vanité humaine des courbettes, des réceptions officielles, d’un train de vie luxueux, des honneurs, des fanfares républicaines, et des tapis rouges. Mais cela le lassera vite, car ce n’est pas dans sa nature. La rigueur des protocoles, et la pesanteur des déclarations officielles dans les réunions internationales, l’useront en moins d’un an.
 
3 - La dépression larvée sera ensuite masquée par la fuite en avant dans l’activisme (à partir de septembre 2012) :
Son principal problème ne sera pas la dette. Il accusera le bilan de son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, ainsi que les contraintes européennes. Son principal problème sera son élection : il a été élu à la faveur d’une inquiétante dérive raciale. 93 % des musulmans ont voté pour lui. Les départements d’outre-mer ont largement voté pour lui.
 
Le soir de son élection, il a fait son discours devant des drapeaux étrangers. Il est, d’ores et déjà, sous la menace des délinquants, qui le voient comme plus favorables à leurs actes antisociaux.
 
Il est prisonnier de la classe sociale des élus, aux avantages indécents. Il est prisonnier de l’immobilisme conservateur, notamment celui des permanents syndicaux, héritage de 1945, une petite minorité qui a la capacité de bloquer plusieurs secteurs publics, et d’organiser des manifestations de rue.
Il en sortira par la fuite en avant dans l’illusion : il intensifiera la langue de bois, les discours contre la finance, la haine contre les patriotes, et le discours des associations à l’antiracisme très sélectif. Là encore, ce déni de réalité sera contredit par les faits en quelques mois.
 
Hollande est clivant :
 
Hollande a la réputation d’être un modéré, qui s’efforce d’être un conciliateur. En réalité, il est extrêmement clivant
- Il diabolise ses adversaires, et dresse les minorités ethniques contre la majorité de la population.
- Il est aussi clivant sur le plan économique : hostile aux entrepreneurs, hostile aux dirigeants d’entreprises (sauf les mondialistes qui le soutiennent).
- Il est clivant sur le plan politique : droit de vote aux immigrés, légalisation des immigrés clandestins, refus de voter les lois anti-burkas…
- Il est clivant sur le plan sociétal : mariage homosexuel, avortement généralisé, discours flous sur la drogue, reniement de la laïcité…
- Il est clivant sur le plan social : syndicats contre usagers, magistrats contre victimes, préférence étrangère…
 
Non seulement il n’a aucune réserve d’opinions favorables dans la population, mais le très faible pourcentage de gens qui le soutiennent, sans illusions, s’effritera très rapidement. 
 
Hollande sera confronté à un choix :
 
Le plus probable, c’est de satisfaire l’extrême gauche (15 % des voix), comme l’a fait avant lui Mitterrand, en creusant massivement la dette.
C’est parce qu’il n’a satisfait aucune des attentes des électeurs du Front National, que Nicolas Sarkozy a été battu. Pourtant, Sarkozy a fait plus de réformes, en 5 ans, que Mitterrand et Chirac en 24 ans.
Mais comme Hollande aura peu de marge de manœuvre, il se contentera de mesures cosmétiques et sociétales. Cela occupera le débat public, avec le gros inconvénient de masquer les vrais problèmes, notamment l’immigration, le racisme francophobe, la dette, la délinquance, la destruction du tissu social, et l’angoisse identitaire vécue par de très nombreux compatriotes.
Le plus surprenant serait de réduire l’influence du Front National, en expulsant les clandestins, en organisant une chasse impitoyable aux trafiquants d’êtres humains, en luttant contre la délinquance. Mais c’est très improbable, car les dirigeants du parti socialiste sont immigrationnistes, et plusieurs sont membres du club Le Siècle, et du Grand Orient de France.
 
Le Front National, 3ème en nombre d’électeurs, deviendra soit le 1er, soit le 2ème. Surtout si la politique immigrationniste, les avantages aux clandestins, le laxisme judiciaire, et donc la délinquance, sont amplifiés. Avec pour corolaire le découragement des artisans et petits investisseurs, et donc l’augmentation du chômage.
 
Pour échapper aux contraintes psychologiques intérieures, Hollande choisira la fuite en avant. Il pratiquera la chasse aux sorcières, contre les journalistes, les patriotes, les dirigeants d’entreprises publiques, les hauts fonctionnaires. Sa concubine a déjà donné le ton, en faisant licencier un journaliste de RTL.
 
Il devra affronter une double opposition résolue :
 
D’un côté, l’UMP, le FN, et DLR. De l’autre, le FDG et les autres trotskistes (voir sur son site : « L’échec programmé de la fédération des génocidaires »). Le but du FDG est de canaliser les mécontents, de servir d’exutoire, de faire croire aux gauchistes qu’existe encore une gauche en France. Puis, en diabolisant leur adversaire, de les faire voter pour les tenants du système, à savoir les mondialistes et les milliardaires du parti socialiste. Tous ces opposants, à des degrés divers, le maintiendront sous une surveillance constante. Cela générera de très nombreuses frustrations, qui s’exprimeront dans les élections, ou dans la rue.
 
La solitude de François Hollande :
 
On est passé d’un président pressé (Sarkozy) à un président stressé. Une des choses les plus stressantes du monde est de prendre des décisions. Surtout des décisions graves, dans des réunions internationales. Beaucoup de décisions seront très graves, concernant l’immigration, la délinquance, la dette, le chômage, le terrorisme, les engagements militaires, les traités internationaux, et la force de frappe. Il ne pourra toujours se défausser sur son entourage. Il ne pourra utiliser un langage vague, selon son habitude, pour ne déplaire à personne.
 
Il sera seul, face à lui-même. Fera-t-il face ? Non.
 
Aucun état de grâce bien sûr, mais un baptême du feu intense, et des responsabilités auxquelles il n’est pas préparé. Est-il armé pour affronter des lynchages publics permanents, comme en ont connu Chirac, Le Pen (père et fille), et Nicolas Sarkozy ? Non. D’autant qu’il devra s’appuyer sur d’autres membres du parti socialiste, pour le conseiller lors de ses prises de décision. Il y aura, aussi bien au gouvernement qu’à l’intérieur du parti socialiste, de violentes guerres intestines, pour manipuler le leader incompétent. Certains d’ailleurs ont déjà fait allégeance à sa concubine, qui prend des décisions en toute illégitimité…
 
Aujourd’hui entouré de courtisans, de rapaces, d’hypocrites, soutenu par une minorité des électeurs, naïfs ou roublards, il n’y a qu’une réalité : François Hollande est seul. Et ce n’est pas Valérie Trierweiler qui pourra y changer quoi que ce soit.
La seule qui puisse véritablement le conseiller en toute objectivité, si elle arrive à grandir intérieurement, ce qui est probable : c’est Ségolène Royal.
 
Pas un instant, je ne crois qu’Hollande sera apte à trouver en lui une force supérieure, comme l’ont fait tant de grands leaders sur terre. Il a tellement fermé les yeux sur la corruption, les viols, les détournements de fonds, et les mensonges de ses amis politiques, que la réalité se chargera de les lui ouvrir. Et ce qu’il verra devant lui l’effraiera chaque jour davantage. Il court même le risque d’exploser en vol, et d’adopter de plus en plus un comportement incohérent.
Il est le président le plus mal élu, ayant le moins d’expérience, ayant le moins de capacités psychologiques, le plus rejeté dès le soir même de son élection, de toute la Ve République.
 
Alors, je peux bien lui souhaiter « bonne chance », par politesse. Mais ce dont nous avons vraiment besoin aujourd’hui, c’est de trouver notre force intérieure, de chercher de nouvelles issues, pour mettre un terme au déclin entamé depuis tant d’années. Tenter, par tous les moyens, de limiter les dégâts que ses trop grandes responsabilités l’obligeront à improviser. Préparer l’après Hollande est, dès maintenant, la seule manière de garder l’espoir, et de se tourner vers l’avenir.
 
Bernard Raquin
 
7 mai 2012.
 
Note de Zalandeau : Le journaliste Pierre Salviac  a été viré de RTL pour avoir plaisanté le 9 mai 2012 à propos du couple présidentiel sur twitter..
L'article de Bernard Raquin ayant été fort peu apprécié, celui-ci l'a donc republié sur d'autres sites moins malléables.

Posté par zalandeau à 09:04 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : ,

29 août 2017

72 vierges

 

GSM

Posté par zalandeau à 09:25 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : ,

28 août 2017

Mémoires et radotages (124) – La « vieillerie » dans toute sa laideur…

GSM

La « vieillerie »… c’est quand on ne cherche plus à se battre, qu’on n’a plus de motivation, qu’on ne fait que survivre… La force mentale diminue, ce qui est finalement bien plus pénalisant que la régression de la force physique.
 
L’autre jour, j’étais dans une démarche comportant un problème de paperasse… Je n’entravais que dalle ! Moins je comprenais, plus je stressais sans pouvoir reprendre le contrôle sur moi-même. C’était comme une sorte de dépression momentanée ! Désespéré, j’étais dans un état de stress comme un gosse abandonné… En tâchant de progresser petit à petit, dans mes difficultés de compréhension des problèmes, j’ai fini par me calmer ; mais il reste cependant à ce jour, une inconnue et cela me tracasse. « Et si je m’étais fait avoir ? Et si le mec allait m’arnaquer ? Et si je ne reçois jamais le document ? Et si, et si, et si… ».
C’est dans ces cas-là, que je me rends compte de l’incapacité qui s’est emparée de mon cerveau, qui m’empêche de pouvoir rapidement faire la part des choses, de prendre les mesures appropriées et surtout de dominer la situation…
 
……….
 
Inversement, avec l’âge il y a des trucs qui ressortent et que notre cerveau avait occultés du temps de notre période de pleine activité. Certains traumatismes sont enfoncés au plus profond par notre cerveau, afin de nous permettre de continuer notre vie le plus normalement possible.
 
Certains sont traumatisés et doivent suivre un traitement et d’autres ont cette faculté de tout prendre sur soi… En fait, ils ont la capacité de mettre ces évènements dans une poche du cerveau avec leur mouchoir par-dessus…
 
Il en a été le cas pour mon père, pour deux sujets : Son enfance malheureuse et l’attaque Allemande au nord de Givet où il a été bien prêt de perdre la vie… Ce n’est qu’au bout de plus de cinquante ans qu’il a eu envie de raconter ces choses de sa vie…
 
Me concernant, j’ai mis vingt huit ans avant de mettre noir sur blanc, les évènements qui furent dangereux pour ma vie, mais qui furent à mon avis bien moins terribles que ceux de mon père.
Il y a un autre sujet, dont j’ai commencé à parler cette année, c’est ma première vie de couple dans la famille de ma première femme. Depuis ma séparation, il y a bientôt vingt-neuf ans, j’ai fait le ‘black-out’ total dans ma tête et ne me suis consacré qu’à mes petits « à moi », dans mon deuxième couple…
 
Je ne pense pas que je raconterai d’un seul coup tout ce passé d’avant… Cela viendra comme cela pourra, sujet par sujet, bribe par bribe, comme un besoin irrépressible.
Mes pensées de ce jour, ce sont de grands remords pour avoir accepté de couper totalement les ponts avec le reste de la famille de mon ex. Pourquoi ai-je accepté ce dictat ? Mon nouvel amour m’a aidé à occulter celui que je portais à mes belles-petites filles… Elles étaient trois… La plus grande doit avoir quarante et un ans…
Elle était très proche de moi, trouvant la tendresse, que son père psychorigide et sévère lui refusait…
 
Je n’ai même pas pensé qu’elle éprouverait un grand vide d’affection et risquerait de faire des conneries… Elle a, paraît-il, dès qu’elle l’a pu, tout fait pour couper les ponts avec ses parents et nul ne sait ce qu’elle est devenue.
J’aurais du garder le contact avec elle et ses sœurs. J’aurais du désobéir à cette vengeance de mon ex : Ce « tout ou rien » qui m’était imposé…
Je ne l’ai pas fait, préférant m’investir exclusivement dans mon nouveau nid. J’ai eu tort, bien sur ! Et cela ressort maintenant.
J’espère que ma petite Lilou ne s’est pas perdue en voulant se sauver, mais franchement j’aurais du être son confident, son conseiller, ce que hélas, je n’ai pas fait et… je m’en veux beaucoup ! Comment ai-je pu mettre mes sentiments sous le boisseau et abandonner Lilou à son sort ?
 
La « vieillerie », c’est aussi le moment venu de l’expiation.

Posté par zalandeau à 09:18 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : ,

27 août 2017

Bulletin N° 3 Mardi, 4 avril 2000

GSM

Rubriques du bulletin
 
 1  Travail
 2  Moral
 
Travail
 
J’ai même répondu à une offre d’emploi en proposant de travailler les deux premiers mois sans salaire pour apprendre le savoir faire spécifique de l’entreprise. Mais la réponse est négative. J’ai une réponse, de quoi me plains-je ?
 
Je postule pour des CDD. Mais ça ne donne rien non plus.
 
Je me suis inscrit Chez deux boites d’ intérim. Aucun résultat.
 
J’ai alors réalisé que mes C.V. étaient des repoussoirs à cause du mot “ingénieur”.
 
Au diable ce mot pourri ! Alors en une heure, j’ai refait mon C.V. sous forme de compétences, et j’ai supprimé ce titre qui m’empoisonne vraiment la vie.
 
J’ai mis le turbo ! J’en suis à 91 lettres en cumulé. Les 20 dernières sont des candidatures spontanées.
J’ai contacté toutes les chambres syndicales de SNTP. Certaines ont transmis mon CV nouvelle formule. Sympa !
SNBATI m’a envoyé l’annuaire de ses adhérents et j’ai fait insérer une annonce dans leur bourse du travail.
J’ai écrit à une dizaine d’Architectes du département.
 
 
Moral
 
  Je dois probablement avoir une existence virtuelle.
 
J’envoie peut-être, en réponse à des annonces imaginaires, des lettres transparentes, que personne ne reçoit et personne ne lit.
Je n’ai aucune utilité à la société.
 
C’est bizarre, les impôts et charges que j’ai payé n’étaient pas imaginaires, eux !
 
La société considère que j’existe quand ça l’arrange.
 
Les jours sont longs, longs, longs...
 
Je me suis bien un peu remis à ma façade.
Mais j’ ai trop mal au dos, et aux pieds.
Je ne tiens pas longtemps.
 
 
Et le lendemain, le canard était toujours vivant...
 
Putain, c’est pas vrai ! En deux jours, j’obtiens trois rendez vous pour entretien, étalés sur sept jours.
Le premier, grâce à mon ex-client, dont j’avais repris l’activité il y a trois ans.
Les deux autres, je pense que je les dois à mon nouveau CV.
Ce sont des candidatures spontanées.
 
Le moral est, du coup, gonflé à bloc !
 
 

Posté par zalandeau à 09:27 - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags :


26 août 2017

La main de Valparaiso (2)

GSM

Ohhhh, que j'ai mal !… Ils n’y sont pas allés de main morte… Je suis ficelé comme un saucisson à la manche à air de ce vapeur… J’ai l’impression qu’une enclume a percuté mon crâne…
J’ai bien du mal à mettre de l’ordre dans mes idées… Ceci dit j’ai tout mon temps devant moi… Il n’y a pas âme qui vive et le navire est amarré tout au bout de la jetée… Si cette douleur lancinante pouvait me lâcher un instant…
 
Comment me suis-je fait assommer ? Et bien, je crois qu’il me faut remonter à hier…
Evita et moi (Et oui elle s’appelle Evita), avions rejoint l’avenida Errázuriz en discutant. Je lui avais offert un café à la terrasse d’un bar; nous avions l’océan pour horizon… Cette fille était intelligente et très cultivée… L’idée qu’elle pouvait être une professionnelle me paraissait saugrenue, d’autant que ce n’était pas sur un port qu’elle pouvait se faire une clientèle de luxe compatible avec la classe qui émanait de sa personne…
 
Devançant la question qui me brûlait les lèvres, elle m’avait dit qu’elle avait pour habitude de se promener avant l’aube sur le port avant d’aller à son travail et qu’à cette heure matutinale il n’y avait aucun danger.
 
Restait à savoir de quel travail il s’agissait… Je pensais que le métier du charme ne commençait pas si tôt et une nouvelle fois alors que j’allais la questionner, elle me dit qu’elle travaillait au consulat de France comme traductrice... Il y a un consul dans cette ville qui se rince les yeux tous les jours...
Elle enchaîna « Et vous ? »… Je lui répondis que j’étais dans l’import-export des métaux, que je venais d’arriver et que j’aimerais bien avoir un guide comme elle pour me faire découvrir les charmes de Valparaiso. J’avoue à cet instant, que je pensais davantage à ses charmes à elle, qu’à ceux de l’agréable grande ville australe…
Je la quittais non sans avoir obtenu un rendez-vous au bar que nous venions de quitter sur la grande avenue…
 
En attendant, je me dis que décidément depuis que je suis arrivé dans cette ville je me réveille à chaque fois avec un gros mal de tête… Il va falloir que je fasse plus attention…
 
Les hommes de main de Manterola avaient eus la main lourde et pourtant les présentations s’étaient bien passées… Je me demande ce qui cloche ? Me prenaient-ils pour un autre ? Ont-ils changés d’avis ? Pourquoi ne pas m’avoir liquidé ?...
 
J’en suis là de mes questions quand je distingue deux loustics, dont les bribes de paroles me parviennent hachés par la brise du large…
 
Je parie qu’ils font parti des hommes de mains qui m’ont tabassé… Vite, je n’ai pas le temps de réfléchir, la technique, rien que la technique, le temps presse…

Posté par zalandeau à 09:28 - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags :

25 août 2017

Mémoires et radotages (1)

 

GSMEcrit le 19 septembre 2015

Je le vois bien, ma quantité d’écrits diminue, chaque jour un peu plus. Je m’efforçais à écrire chaque jour, certains ne le comprenaient pas d’ailleurs, arguant que le plaisir c’est d’écrire quand on le veut et non de se forcer à le faire. Mais moi, j’estimais que m’astreindre à cet exercice, c’était entraîner mon cerveau et donc, que l’exercice serait salutaire pour ma santé mentale.
D’autant que, je dois l’avouer, le plaisir d’écrire et la fécondité étaient au rendez-vous et donc la contrainte n’était que théorique.
Ce besoin d’écrire est venu subitement après mon accident hémorragique cérébral. Je suppose que l’amoindrissement de la région de mes fonctions cognitives (situées dans l’hémisphère gauche) m’a fait basculer sur un fonctionnement plus poussé avec l’hémisphère droit… Ceci est d’autant plus plausible que l’inspiration qui me venait soudainement était entièrement de nature affective, motivée par les sentiments et plus du tout par le coté factuel et cartésien de ce que je fus auparavant (de l’Odéon)…
J’ai donc depuis 2007 mis en œuvre une partie créatrice de moi-même que j’avais totalement ignorée pendant 57 ans de ma vie antérieure.

Mais le temps joue son œuvre. Je ne serai pas le d’Ormesson ni le Dutourd du blog, (de toute façon mes dons sont infiniment moindre que les leurs et je n’aurais pas l’impudence de me comparer à eux), mais disons que je parlais plutôt de leur continuité dans l’espace temps. Ma longévité créatrice s’amoindrit au fil de la perte de mon vocabulaire, de ma vivacité et de ma mémoire.

Les sujets me venaient lors d’insomnies et j’étais capable de les transcrire dans la journée.
Maintenant, j’ai oublié les objets de mes pensées, au moment où je suis devant mon clavier.

De plus, mon cerveau ne sait plus ‘défragmenter’ les réflexions diverses qui sont générées en temps partagé. Et mêmes si certaines réflexions sont bonnes, elles ne connaîtront jamais le développement et la formalisation qu’elles méritent.

C’est pourquoi, sur le point de décider d’arrêter l’écriture, et par conséquent le blog, je prends une autre décision, provisoire, bien évidemment. Je vais me laisser écrire ce qui me passe par la tête. Je pensais que ce seraient des mémoires de ma vie que j’écrirais, mais finalement, ce sera un mélange de présent et de passé, de faits authentiques, de sentiments et de sensations. Ma capacité de classement et de rangement étant désormais très basse, les écrits seront les reflets de ce que sera ma pensée au fur et à mesure de sa régression funeste…

Franchement… Ne vieillissez pas ! J’admire mon père dans son talent oral ! Lui qui a si bien su conter son histoire de manière verbale ! Mon talent oral n’est pas au rendez-vous ! Je préfère écrire. Bien entendu, la spontanéité y perd, puisque les exclamations, les hésitations, les erreurs seront forcément moins fréquentes, mais j’essayerai autant que faire se peut, de laisser mon cerveau faire ses erreurs en direct, cela sera plus tristement humain. Quant aux fautes d’orthographe, en ayant une sainte horreur, je tenterai de les corriger. Mais si le niveau de celles-ci venait à augmenter (ce qui est inéluctable), et bien, là encore ce sera un indice de plus sur ce naufrage qui a déjà commencé.

Posté par zalandeau à 09:38 - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags :

24 août 2017

Taubira : Enfin ils l'ont lourdée !

GSMEcrit le 28 janvier 2016

Au moins cette semaine, il y aura eu une injustice de moins...

Posté par zalandeau à 09:21 - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags :

23 août 2017

En ces matins de crépuscule

GSM

En ces matins de crépuscule,
où mon âme exprime sa douleur
au monde noir, par des cris sourds
donne-moi ta tendresse, donne-moi ton amour.
 
Sans ton soutien, je vais périr,
car dans le monde qui nous entoure,
je n’ai plus la force de vivre.
Chérie, petite fleur,
seule ta couleur
illumine ce monde gris,
de la vie brutale de l’inhumain.
 
Je n’ai que toi pour me raccrocher,
je t’en prie, prends-moi dans tes bras.
Sans toi, je ne suis plus rien,
sans tes bras, je n’existe plus.
 
Tu es tout ce qui n’est plus,
la vie , l’amour, l’humanité,
le ciel bleu , le soleil, le bonheur.
Petite chérie, mon cœur d’amour
souffre quand il est loin de toi.
 
L’océan de la vie est vide sans ta présence.
La vie n’est plus sans toi.
La noire journée, près des costumes gris, s’écoule morne,

en attendant mon retour.

Posté par zalandeau à 09:13 - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags :

22 août 2017

Mémoires et radotages (123) – Mes petits – Le temps passe…

GSM

Écrit le 21 août 2017.
 
Il est vrai que je pourrais passer mon temps à dégoiser la langue fleurie de mes vieux, du genre Ménilmuche ou Contrescarpe… Mais à quoi bon ?
Les temps ont changé et les cinquante mots des jeunes cailleras qui ont envahi nos rues ont appauvri une langue Française que je ne reconnais plus…
 
……….
 
Aujourd’hui, mon petit Toto est parti pour aller « taffer », comme il dit… Il était triste après 3 semaines de vacances, chez nous, avec un temps de merde… Cela m’attristait pour lui…
 
Quand j’étais actif, j’aimais le jour de la reprise du boulot, comme j’aimais, bien plus jeune, la reprise de l’école… Je devais être quelqu’un de pas normal… C’était une sorte de drogue, une décharge d'Adrénaline qui me donnait l’ivresse d’aller au combat, même s’il ne s’agissait que de « taf », avec les appréhensions, le stress, mais aussi l’envie de vaincre à tout prix !
 
Revenant à mon Toto, Il m’est difficile de comprendre son désarroi et pourquoi il va à reculons au boulot, alors que ses relations de travail sont quand même "potables", me semble-t-il. Il me peine beaucoup… J’ai eu le cœur serré, très serré… Cela m’a rappelé mes parents, qui avaient les larmes aux yeux dans leurs vieux jours, à chaque fois que nous partions…
Et ben, c’est notre tour… Ma femme pleurait ce matin et moi, j’ai fait un gros effort pour ne pas avoir la larme à l’œil. Parfois, je le reconnais, je n’y parviens pas. D'ailleurs, j'y parviens de moins en moins… On reverra notre grand moutard à la fin de la semaine, pourtant…
 
Dans deux jours, ça sera plus difficile… Car après-demain, c’est mon Kikson qui repartira chez lui, pour retrouver sa bergère… Et ce coup-là, on en aura pour des mois de séparation…
 
On a passé trois semaines de bonheur avec nos trois morpions (Une seule semaine avec notre Kiki). On a fêté les trente quatre piges du Kiki… Ce n’est pas tous les ans qu’il souffle ses bougies à la maison ! Que demander de plus ?
L’histoire se répète… Quand j’étais jeune, je partais sans me retourner, avec juste un petit pincement au cœur tout au plus. Je ne pouvais pas comprendre pourquoi mes parents pleuraient… Maintenant… je comprends… C’est à chacun son tour de vieillir et de ressentit les choses d’une autre façon… Comme des vieux…
 
La « vieillerie »… c’est quand on ne cherche plus à se battre, qu’on n’a plus de motivation, qu’on ne fait que survivre…

Posté par zalandeau à 09:25 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : ,