GSM

Je voulais te dire… Mais tu n’es plus là. Je voulais te dire, que l’amour, sans les mots pour le dire, n’est rien. Je voulais te dire… Mais tu ne voulais pas me dire ces mots d’amour qui ensorcellent.
Tu ne voulais pas dire, car tu ne les pensais pas. Tu voulais une aventure, tu l’as eue. Pour moi, c’était plus qu’une aventure, du moins je le croyais. Mais les chances n’étaient pas égales.
Tu m’as dit que mon « remplaçant » s’était barré…
J’aurais du être rempli d’une joie vengeresse… Mais non, même pas… J’étais en peine… En peine de ta quête de bonheur insatisfaite et en peine de mon amour sans toi…
J’aurais voulu te dire « Si tu le veux, tu peux revenir avec moi ». Mais je n’ai pas osé. J’avais trop peur d’un refus, d’un rictus, d’un silence… Je préférais éviter cette nouvelle douleur…
Je voulais te dire « Je t’aime encore », mais j’ai ravalé mes mots. J’ai étouffé les sanglots que je sentais poindre dans ma poitrine.
Je voulais te dire tous ces mots d’amour que je te disais et qui sont encore en moi… Mais je n’ai rien dit… J’aurais tellement voulu que tu te jettes dans mes bras… J’aurais oublié tout le mal, toute la souffrance de notre séparation… Mon cœur serait reparti dans un carnaval de bonheur…
Mais non… Pourquoi t’es-tu confiée ? Me crois-tu de marbre ? Me crois-tu guéri de ma déchirure, pour pouvoir te consoler, sans amour, seulement en ami ? C’était trop pour moi…
Je voulais te dire… Mais j’ai bien fait de ne pas sortir ces vieux mots en habits de naphtaline…
Maintenant que je suis seul, devant mon clavier, je peux te crier dans mes sanglots :
« Je t’aime encore, je t’aime encore, je t’aime… »