01 août 2017

Mémoires et radotages (23) – Naïveté ou trahison ?

GSMEcrit le 24 novembre 2015 (Intervention à Saint Denis)

Nos dirigeants n'ont toujours pas compris le fonctionnement de ces terroristes. A les tolérer, à les absoudre, à les relâcher, on a envoyé un signe de grande faiblesse à ces jeunes. Ceux-ci recherchent de la fermeté dans une violence qu'ils jugent méritoire d'exercer sur un monde occidental qu'ils méprisent, avec ses repentances à répétition, ses excuses, son laxisme...
 
Non seulement cette attitude que nos dirigeants ont eue envers eux fait notre abandon, mais elle fait aussi leur force !
Avoir la naïveté de croire que l'on pourra tous leur faire changer d'opinion et arrêter ce fol endoctrinement... C'est purement du suicide en rase campagne...
 
Oui, bien sur, certains de ces apprentis djihadistes, déçus par une violence qu'ils avaient idéalisée, feront machine arrière en ayant compris la réalité... et pour eux, la 'déradicalisation' se fera pratiquement toute seule...
 
Mais pour les autres, c'est pratiquement impossible ! Parce que nos dirigeants méconnaissent les divers ressorts, les divers chemins mentaux qui aboutissent à cet embrigadement barbare...
 
En fait, les plus mécontents de leurs sorts, se jettent dans la violence, par une haine viscérale qu'ils ont acquise en accumulant toutes sortes de faux prétextes, pour masquer leur vie de merde...
Certains même, avec une réussite relative, se voient héros d'entre les héros, dans le djihad, ce qui est la promotion ultime, que le pays qui les a vu naître ne leur donnera jamais... Alors ils adhèrent au clan dont ils pensent qu'il sera le maître du monde et qu'ils en seront les notables, les privilégiés, les icônes, même posthumes...
Haine, perversité, envie, besoin de gloire, pseudos idéalismes, envie de vengeance, besoin de violence à portée de main comme "motivations", à la rencontre d'une idéologie légitimant la libération de toutes les pulsions mortifères deviennent ainsi prétexte au passage à la barbarie.  Il n'en faut pas plus, pour transformer ces médiocres en surhommes motivés, dont nous ne saurions enrayer la radicalisation... Parce qu'autant une idée peut être discutée et changée, autant des sentiments, des pulsions et des motivations instinctives ne peuvent l'être...
 
Tout ce que l'on peut faire, c'est de les mettre hors d'état de nuire !
 
Quels moyens ? La mise en assignation à résidence 10 heures sur 24 (C'est ce que prévoit cette loi d'état d'urgence qui vient d'être votée) ? Un bracelet électronique et encore, s'ils acceptent de le porter ?
Et qu'est-ce qu'ils vont faire pendant les 14 autres heures et de toute façon non surveillées ?
Tout cela est-il bien sérieux ?
Pour moi, c'est du Taubira pur jus !
 
On va les choper et aussi sec, ils vont recommencer !
Ca fait marcher le commerce des institutions politiques ultimes recours perpétuels pour un peuple qui va se réfugier chez ceux qui entretiennent leur peur pour les dominer...
 
Les seuls moyens sérieux (hormis pour les déçus et les repentants de la Syrie qui eux peuvent être récupérables), sont :
-         l’internement avec isolation
-         L’élimination.
 
Mais cela… peu de monde est prêt à l’entendre…

Posté par zalandeau à 09:40 - Commentaires [4] - Permalien [#]
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