24 juillet 2017

Mémoires et radotages (117) – Une politique de traîtrise envers le peuple Français

GSM

Il y a un aspect que je n'ai pas abordé dans ma diatribe (au sens moderne du mot) précédente (N°116), mais qui transparaît dans toutes les actions de Macron, c'est son idéologie purement libérale et mondialiste, qui lui donne le sentiment que tout ce qui est hexagonal est d'ordre de l'orthodoxie budgétaire et que l'ordre mondial doit y régner avant tout... Ce qui exclut dans son imaginaire, toute politique locale de défense, de sécurité physique ou économique... de protection quelle qu’elle soit, car ce sont des postes de dépenses sans intérêts pour quelqu’un qui ne connaît de l’intérieur pour l’avoir fréquenté, que le profit !
 
Ceci, ajouté aux promesses, « n’engageant que ceux qui les écoutent », qui ne seront pas tenues, (promesses démagogiques bien plus importantes en volume financier que celles dont on accusait sa rivale en finale de la présidentielle), donne un cocktail détonnant où finalement apparaît, pour ceux qui ne l’avaient point perçu, une personnalité présidentielle au service unique de vagues notions d’internationalisme forcené, au détriment total de l’intérêt du peuple Français, hormis la caste des privilégiés, c'est-à-dire les gens appartenant au « système » et détenant capitaux et pouvoirs spéculatifs… On peut se souvenir des assertions du candidat ‘Macon’, prétendant qu’il n’appartenait pas au système, qu’il n’était ni de droite ni de gauche… Ces belles phrases ont bien fonctionné, car insuffisamment de gens ont su les remettre en cause, persuadés qu’ils étaient, de la sincérité de ce candidat soi disant « nouveau », face à des anciens candidats qui les avaient vraiment traumatisés…
 
Administrer la France, ce n’est pas seulement gérer une entreprise, c’est gérer un ensemble d’où on ne peut pas exclure une partie par simple licenciement, à seule fin de rétablir un équilibre financier… C’est pourquoi les modes d’emplois pour gérer une nation ne peuvent pas être exactement semblables aux recettes toutes simples de gestion d’une entreprise…
Les équilibres sont multifactoriels et ne peuvent être trouvés de manière satisfaisante, par une simple gestion à la baisse de la colonne dépenses…
Les prédécesseurs de ‘Macon’ ont tous essayés la politique de l’offre ainsi que la politique de la demande… Aucune de ces politiques n’a jamais réussi à améliorer de manière pérenne la situation de l’emploi, ni le déficit de la France, qui sont liés quoi qu’on en puisse penser ! Tout simplement parce que la théorie des multiplicateurs Keynésiens, sur les effets corrélés des grandeurs économiques, qui a inspiré les décisions politiques, n’a jamais fixé son domaine de validité. En pratique, l’argent que l’état injecte n’a d’effet multiplicateur que dans un contexte de maîtrise absolue des flux financiers, ce qui, dans le monde de ‘Macon’, est une chose totalement impensable et contraire à sa doctrine. De plus, le Keynésianisme, théorie pourtant la plus 'humaniste', n’a jamais pu lier les gains économiques à la résorption du chômage, bien que tout le monde le crût, à une époque où l’économie était liée à la main d’œuvre. Certains y croient encore, alors que ce schéma n’est plus vrai…
En conséquence, à chaque fois que l’état sous la férule Macronienne injectera de l’argent soit dans les entreprises (politique de l’offre), soit dans le pouvoir d’achat des consommateurs (politique de la demande), l’effet sera extrêmement limité puisque le multiplicateur ne montera pas plus haut que 1, c'est-à-dire un coup d’épée dans l’eau… Et encore, ce n’est pas certain… Il y a bien trop de déperdition financière sur le chemin de notre économie… Et pourtant c’est ce chemin qu’il s’apprête de manière plus qu’entêtée, à prendre, croyant être meilleur que ses prédécesseurs…
Pour lui, baisser les salaires, baisser les retraites, enfin baisser toutes formes de dépenses est la solution… Comme s’il n’y avait aucune conséquence défavorable, si ce n’est sur le plan humain, qu’il ignore superbement, mais aussi et surtout sur le plan économique et notamment de l’évolution de son fameux PIB qui en baissant remettra en question toute sa lutte contre le déficit ! Il ne possède donc pas la recette du développement économique ni de l'emploi, car il persiste dans ses idées périmées !
 
Un seul aspect est pour l’instant positif, à l’avènement de Macron : La confiance était revenue, ce qui est un facteur prépondérant (mais insuffisant) à une petite reprise de la croissance…
Cela était du à une sorte de charisme que dégageait la personnalité du nouveau président, dont le baratin hypnotisait tout en rassurant les foules et notamment les entrepreneurs… Bien qu’en coulisses ceux-ci disent bien que les cadeaux fiscaux ou allègements de charges ne créeront aucun emploi !
Mais cette série de faux-pas, d’erreurs et de fautes, si elle se poursuivait, serait de nature à remettre en question cette prise de confiance…
 
En effet, les postures autoritaires, non concertées, les incapacités à convaincre ou à savoir négocier sont le signe d’une incompétence managériale chronique !
 
Savoir manager, "ménager" en Français, est essentiel pour réussir à faire bouger les choses, avec bien entendu l’assentiment et le soutien du plus grand nombre…
 
C’est donc totalement le contraire : Nous n’avons pas de manager à l’Elysée, mais un gros nullard… Tout juste bon à nous baratiner… Paroles, paroles...
 
Que Dieu protège la France !

Posté par zalandeau à 09:10 - Commentaires [18] - Permalien [#]
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