GSM

 
A son éveil, la musique d'un slow, langoureux, le hante. Il pense...
 
"Je pense à toi. Je ne t'écris plus de poème, car ton amour absent ne m'inspire plus. Mes deux derniers, tu ne les as pas appréciés, parce qu'érotiques... Pauvre monde... Les jeunes sont plus puritains que les anciens... Quand nous faisions l'amour, tu n'avais pas de ces pudeurs ridicules...
 
Enfin, à quoi bon ressasser tout cela ? Ta tendresse et ton amour peuvent-ils revenir ? Je sais que tu arrêtes la pilule, mais est-ce un motif pour ne pas aimer non plus ?
Je pourrais être sur mon lit de mort, que j'aimerais encore ma bien-aimée et serais heureux de penser à elle.
L'amour des femmes est-il lié à leurs périodes ? Si cela est, je ne croirais plus à l'amour d'aucune femme.
 
J'espère que... Je ne sais pas... J'espère un changement...mais je ne l'implorerais pas.
J'aimerais comprendre ta part d'humanité, car je ne vois que l'animal en toi..."