Quatorze semaines après le premier jour des dernières règles…
 
Je précise, pour éviter tout déversement de haine, que je suis pour l’IVG. J’ai vécu ce moment de l’histoire où la loi fut votée, dans une turbulence assez forte de ceux qui refusaient ce qu’ils considéraient comme une mise à mort.
 
L’esprit de cette loi était que cette interruption devait être réservée à des cas dramatiques et non à remplacer les préservatifs…
 

GSM

J’ai été dès le début d’accord sur cette intervention destinée à protéger des femmes en situation de souffrance, de désespérance et quitte à sauver une vie, il fallait sauver celle de la mère…
 
Je n’ai jamais été concerné de près par les avortements, mes compagnes n’ayant par chance jamais eu recours à des faiseuses d’anges ou autre chirurgien…
 
Et pourtant, depuis longtemps, je me dis que la loi a bon dos. Certes il fallait fixer un délai, certes il fallait marquer un chiffre, car une loi doit (ou devrait) être précise.
Mais je m’interroge quand même : Pourquoi à 14 semaines le fœtus est un être humain dont la vie est précieuse et doit être à tout prix préservée et pourquoi un jour avant, une semaine avant, un mois avant n’est-il qu’un misérable déchet juste bon à être mis à la benne ?
 
Je considère que ce n’est pas le cas et qu’il s’agit d’un être vivant à naitre. Je comprends que certains médecins refusent en conscience de le faire. Ce n’est pas parce qu’une loi dit : « Permis de tuer », qu’on doit y obéir.
 
Nous avons connu dans notre histoire une période où le génocide d’une catégorie de la population était légal et pourtant était-ce moral ?
 
Je ne veux en aucune façon cautionner les associations anti-avortement, véritables extrémistes sans jugeote.
 
Simplement, je crois qu’aussi bien que la femme enceinte, le praticien est concerné. Il doit choisir de faire ce « travail » en considérant femme et fœtus et décider si en conscience il accepte de le faire.
La femme enceinte a le droit de choisir dans les limites imposées.
De même le praticien a le droit de choisir de pratiquer ou de ne pas pratiquer l'intervention.
 
Je sais que je n’aimerais pas du tout être devant de tels choix…