GSM

Je ressens cette vie comme inutile, parce que je ne suis plus dans l'action.
 
La vraie vie, c'était cela. Se battre, pour parvenir à remplir les objectifs que l'on me fixait, ou bien, beaucoup plus souvent, les objectifs que je me fixais à moi-même.
Il me fallait me faire violence pour rassembler toute ma pugnacité, mon énergie, pour remporter de petites victoires, ou pour rebondir après de grandes défaites.
 
La vie pour moi, c'était cela : se battre au quotidien. Les petites victoires étaient ce qui m'aidait à tenir, contre vents et marées. Ne pas accepter l'injustice ou l'iniquité, ne pas être terrassé par la défaite, ne pas être le jouet des évènements. Ne pas se laisser piétiner par les prédateurs et pourris de tous poils. Sauver sa vie et parfois celle des autres.
 
C'était beaucoup d'énergie. Avec de la satisfaction au bout.
 
Maintenant, il n'y a plus d'énergie, il n'y a plus de satisfaction, il n'y a plus de motivation à la vie.
C'est dans le souvenir que se trouve l'espoir. Étrange réflexion due à un présent qui semble bien vide et si inutile.