30 avril 2017

Le bonheur à portée de souvenir

 

GSM

 

Pour revenir dans le monde ancien du bonheur enfui, une seule méthode :

 





... Regarder les photos datant de 25 à 29 ans, de mes amours, les plus grands amours de ma vie... Mes petits garçonnets... Epoque d'espoir en l'avenir que je croyais pouvoir bâtir pour eux...

 

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29 avril 2017

Bonjour mon amour

GSM

« Bonjour mon amour. Comment vas-tu, ma chérie ? »
Tu t’approches et passe tes bras autour de mon cou. Tu me glisses à l’oreille en un murmure « Je t’aime ! ».
Puis je goûte tes lèvres, si douces… Nous nous embrassons longuement et langoureusement.
Ton corps se colle au mien et j’enserre ta taille de mes mains. Nous frissonnons tous deux pendant cette étreinte qui semble être éternelle. Je sens la chaleur de ton corps et la douceur de tes formes à travers nos vêtements. Je ne me lasse pas de caresser tes reins, ton dos et je te serre encore plus fort.
D’une main dans tes cheveux de soie, j’effleure ton cou qui tremble de désir. Tu te cambres et soupires. Tu caresses ma nuque et fait monter mon envie de toi. Notre amour est éternel…
 
Je m’éveille en sursaut…Ce n’était qu’un rêve…Tu ne m’aimes pas…Nous ne sommes pas ensemble et ne le serons jamais…Je me lève pour me préparer pour une nouvelle journée sans saveur, sans bonheur… Deux larmes glissent sur mes joues... Sale pétasse !

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28 avril 2017

Le négationnisme

GSM

Je reste songeur. Il est des gens très intelligents qui parviennent à démontrer des fausses-vérités.
Il est vrai, qu’affirmer un mensonge nécessite en général peu de (fausses) preuves, alors que prouver qu’une affirmation est mensongère oblige à déployer beaucoup de vraies preuves.
 
Alors pourquoi s’en priveraient-ils ?
Ce qui est mystérieux, c’est la motivation de ces gens. Est-ce un plaisir sadique, est-ce une envie de s’amuser, est-ce une envie de domination ?
 
En ce qui concerne la shoah, il n’est nul doute qu’elle ait existé, nous avons eu suffisamment de témoignages dignes de confiance, de documents, de preuves et de faits incontestables. Qu’il y ait un doute sur le nombre de victimes (un peu moins de 6 millions ou 7 millions) ne peut en aucune façon jeter un discrédit sur une des pires monstruosités du 20ème siècle.
 
Et pourtant, que ce soit Robert Brasillach (heureusement fusillé à la libération), ou plus près de nous Robert Faurisson (décidément les Robert…), nient avec la mauvaise foi la plus évidente cet épisode sombre de notre histoire.
 
Nous avions d’ailleurs sur blog.fr, mais il y en a actuellement sur beaucoup d'autres sites, un faux jeune blogueur qui s’est fourvoyé dans cette imposture négationniste, dans un plaidoyer pseudo rationnel pitoyable. Suivez mon regard… Je déteste ces extrémistes !
 
On peut bien penser que de tels mensonges sont destinés à redonner un lustre au nazisme.
 
Mais comment peut-on tenter de glorifier un parti par des mensonges qui le blanchiraient de ses crimes ?
 
Certes, un citoyen lambda pourrait dire « le nazisme a fait telle et telle chose qui ont été bénéfiques pour telle ou telle partie de la population Allemande ». Mais il lui faudrait dire  que « en revanche, ce régime a commis les exactions et crimes abominables sur telle et telle partie de population ».
 
J’admets que l’on fasse la part des choses, mais à condition que ce soit la vérité.
 
Mais mentir, en tâchant de blanchir par la simple négation de ce qui a été, un régime tyrannique et sanguinaire, ce n’est pas digne de l’intelligence de celui qui profère de telles insanités, ce n’est pas digne du respect que l’on doit à ceux qui écoutent…
 
N.B : Je rajoute un paragraphe concernant les anti-négationnistes : Il y a également des anti-négationnistes extrémistes. Car par exemple, quand quelqu'un conteste un détail concernant la shoah, comme la nature du gaz utilisé ou le nombre des camps, ces extrémistes accusent les contestataires de négationnisme, au lieu de discuter calmement sur le bien ou le mal-fondé de l'argument... Lorsque la contestation d'un détail n'est pas émise dans le but de nier la shoah, je ne vois pas en quoi elle serait porteuse d'une idéologie nazifiante ! Mais de tout temps les tenants d'une certaine orthodoxie de la pensée refusent toute atteinte à ce qu'ils vénèrent comme un dogme ou comme une religion. Ceux-là, je ne les estime pas non plus. Je déteste autant les négationnistes que les gardiens du temple de la pensée unique...

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27 avril 2017

Le soldat Ryan

GSM

Dans ma vie j’ai vécu une expérience quelque peu traumatisante, militairement parlant s’entend.
Par ailleurs, j’ai vu comme tout le monde des dizaines de films de guerre.
Un seul m’a fait revivre les émotions que j'ai éprouvé dans ma vie réelle, c’est « Il faut sauver le soldat Ryan ». Il faut cependant le regarder au cinéma, car la petite lucarne télévisuelle ne restitue pas l’entièreté de la réalité des combats.
 
J’ai vu des jeunes adultes qui sortaient précipitamment du cinéma en pleurant, peu après le début du film, tellement ils avaient été effrayés par la violence des premières scènes. Ils ont préféré retourner chez eux. Le lendemain, ils étaient encore traumatisés par ce qu’ils avaient « vécu » la veille.
 
Certes, je n’ai pas eu affaire à des situations aussi extrêmes que celle du débarquement. Mais je dois dire que tous les ingrédients distillés par le combat : peur, tétanie, lâcheté, témérité, folie meurtrière y sont restitués. Et l’on s’accroche à son siège pour se persuader que tout cela est derrière nous et l’on espère que cela ne reviendra jamais, jamais, jamais !
 
Mais jamais depuis 70 ans, la barbarie n’avait réapparu au niveau où elle est en train de se développer actuellement, dans le monde. Ce n’est plus Hitler, mais des extrémistes issus d’une religion qui est incapable de les maitriser. C’est aussi une même volonté d’exterminer tous ceux qui ne pensent pas comme eux, tous ceux qui n’acceptent pas l’asservissement à un dogme…
 
On nous a bien endormis avec cette mondialisation dont le mérite était que l'interdépendance des nations créerait la paix universelle. On voit bien qu'il n'en est rien. On comprend maintenant que ce grand marché est une véritable guerre économique, propre à affaiblir des pays que d'autres pays ont l'intention de dominer. On constate de même que la guerre est possible sous toutes ses formes les plus violentes, malgré toutes les affirmations mensongères des imbéciles qui nous gouvernent.
 
Je me dis que la terreur des combats et des violences, même sous une autre forme est peut-être plus près de nous que jamais… Et que nous n'y sommes moins que jamais préparés...

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26 avril 2017

La liberté, on en parle beaucoup mais jamais assez…

GSM

On lit beaucoup d’articles sur la liberté. Et c’est tant mieux. Car c’est probablement ce qu’il y a de plus sacré dans notre relation à l’autre hormis les liens familiaux.
 
J’avais écrit un texte dans lequel je concluais à l’indissociabilité des trois concepts de notre devise : Liberté, égalité, fraternité. Chaque concept donne sa force aux autres, un peu comme l’assemblage en triangle dans une construction métallique (grues à tour, Tour Eifel…). Je ne vais pas ressortir ce texte, il est quelque part dans le blog…
 
On lit beaucoup de conceptions de la liberté. Chacun veut la liberté, toute la liberté, pour lui-même, ne se doutant pas que la liberté d’un seul détruit la notion même de liberté, car il n’y a ni égalité, ni fraternité si la liberté n’est pas partagée.
La liberté n’est effective que lorsque chacun en a une part égale, lorsque chacun se contraint afin que sa liberté propre n’entrave pas la liberté des autres. Dans le cas contraire, il s’agit d’une liberté à sens unique, sorte de privilège, qui aliène les autres.
 
Combien à l’époque actuelle, ce concept de liberté est-il plus que jamais à l’ordre du jour ! Jamais au nom d’elle-même, la liberté n’a autant été bafouée ! Jamais certains n’ont été aussi libres de priver le plus grand nombre de leur simple droit qui est la liberté de vivre, tant l’inégalité et l’égoïsme asphyxient ces droits fondamentaux !
 
Paradoxalement, il faut savoir se priver d’un peu de liberté, afin que les autres aient leur part. Enfin, je veux dire : Il faudrait…
 
Car enfin, la liberté n’est-elle pas aussi de pouvoir choisir son aliénation ? Cela peut être en se restreignant soi-même afin que les autres aient leur part, mais cela peut être en préférant céder au joug d’une domination, psychologique ou même plus subtilement idéologique ; parce que tous les humains, peu habitués à cet infini que le concept de liberté donne, préfèrent un peu de grégarité, ou livrer leur intelligence à des dogmes réducteurs…
 
C’est pourquoi l’état républicain fut autrefois si utile dans ce domaine : Il imposait les limites des libertés de chacun, afin d’imposer un ordre social juste et équitable…
 
Qu’en est-il aujourd’hui ? L’état Français (je ne parle pas des pays étrangers que je ne connais pas), ne remplit plus ce rôle d’impartialité, de régulation, de justice, de moralité laïque et républicaine. Bien qu’ayant conservé la devise et les principes gravés dans le marbre, pour leurrer leurs ouailles, nos dirigeants ont depuis quelques temps abandonné ces objectifs constitutionnels et je dirais même trahi la confiance, le vote et le mandat que les Français leur accordent !
 
Alors la liberté, oui, mais pour qui ? Pour ceux qui profitent d’une mondialisation ? Pour ceux qui sont protégés à vie de la mondialisation ? Pour ceux qui ont les moyens de gagner un procès ? Pour ceux qui peuvent tout acheter ? Pour ceux qui se la coulent douce derrière leurs guichets en se moquant des cochons de payeurs ? Pour ceux qui prennent un plaisir pervers à rendre des verdicts injustes ?
 
Je ne crois pas que cette seule liberté là soit suffisante !
 
Un jour le peuple grondera et en aura assez de cette parodie de liberté : liberté de souffrir, liberté de mourir, liberté de n’être rien, dans une société où l’argent et ceux qui le possèdent sont tout…

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25 avril 2017

Les yeux de chatte (1)

GSM

Attablés devant deux Martini, nous essayons de noyer notre ennui. Je propose à Anita de lui présenter un copain qui a un métier qui l’amusera…
 
Nous arrivons devant sa boutique et Anita ne peut réprimer une moue de contrariété. Derrière la vitre est accroché un écriteau qui stipule : « Fermé pour cause de travaux ». Je la rassure en lui expliquant qu’au contraire, cela prouve que nous tombons pile ! Il doit être en plein travail… Nous prenons le couloir et après avoir tapé deux coups secs et un long, suivant le code des initiés, il vient nous ouvrir.
 
Je lui présente Anita. Il la regarde à peine et claque la porte derrière nous. Il est vraiment d’une humeur détestable et m’explique que la fille qu’il a retenue pour la séance ne veut rien savoir pour poser dans les bras d’un bel Apollon.
 
« C’est pourtant un beau garçon et d’une douceur avec ça ! ». A voix basse, il me souffle : « Pas mal la petite qui est avec toi ! »…
 
Dans un coin du studio surchauffé, Anita contemple avec un œil allumé, le superbe spécimen mâle : Belle tête franche, corps long et souple. Anita ne quitte pas le garçon des yeux, même pour me glisser à l’oreille : « Il me plait drôlement. Il a un sexe magnifique. J’aimerais bien l’emmener chez moi ! »
 
Alors, là, je ne suis pas d’accord du tout. Le photographe est un copain et il n’apprécierait pas que les amies que je lui amène se livrent à la débauche du personnel…
 
Mais rien qu’à regarder le type nu, Anita, qui ne se rend pas compte du danger de montrer sont intérêt dans de telles circonstances, tremble d’excitation.
 
Cela ne rate pas ! Mon copain prend Anita à part et lui explique en quelques mots ce qu’il attend d’elle. Rien ne pouvait faire plus plaisir à ma perverse amie qui, de joie, l’embrasse sur les deux joues…
 
Il vient donc de lui offrir la place de la fille difficile et elle a accepté !

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24 avril 2017

Mémoires et radotages (103) – La cata, c’est les Français qui la provoquent

GSM

Hier s’est joué le sort des Français… On sait hélas qui sera élu dans quinze jours !
 
Et comme d’habitude, les Français se font baiser par eux-mêmes… Enfin, disons la moitié… L’autre moitié a obtenu ce qu’elle voulait : Plus de libéralisme, plus de fric, plus de liberté de vivre du système financier, de la spéculation, de la délocalisation, de la libre circulation du pognon…
Quand à la moitié qui refusait d’être les dindons de la farce, ceux qu’on plume et qu’on jette, ceux qu’on pressure pour redistribuer aux nantis, ceux qu’on met en concurrence déloyale, ceux dont on déstructure la vie parce qu’il faut faire des économies sur leurs dos au profit des multinationales… et bien ceux-là, abusés par des cadeaux miroir aux alouettes, se sont joints aux autres. Ils se sont joints à ceux qui vont les plumer…
 
Cela a commencé avec Mitterrand, et cela n’a pas cessé depuis. A chaque fois, on élit des présidents de plus en plus mauvais et on s’aperçoit par la suite, que c’était vraiment celui qu’il ne fallait pas élire… Le candidat qui sans nul doute ne devrait surtout pas être élu dans quinze jours et bien comme depuis près de 40 ans, c’est celui-là qui sera élu. Alors que pourtant, tous les signes montraient et montrent qu’il est celui qui est le plus inféodé à la finance internationale, que se sont ralliés à lui, tous les politiciens de droite, de gauche et du centre qui veulent continuer à profiter du système, voire bénéficier d’un strapontin du coté du vainqueur…
 
Le génie des Français : se faire avoir à chaque élection ! Je crois qu’une dictature, où le candidat s’impose contre la volonté des Français, leur permettrait de se révolter… Alors que là, vu que l’élu est le résultat d’un processus démocratique, ils n’oseront rien dire parce que « nous l’avons choisi »… Sauf que le futur élu, n’est pas celui qu’il laisse paraître (comme d’hab) et a bénéficié d’une cabale visant à éliminer d'autres candidats, alors que lui-même en aurait mérité autant, mais a été protégé par le système médiatico-judiciaire et achèvera son parcours à l’aide de la diabolisation anti-renouveau habituelle. Nous resterons encore une fois, dans ce système honni par la moitié des Français.
 
Je regrette, je ne l’ai pas choisi, moi, de plonger dans le futur quinquennat le plus conservateur qui sera depuis la 3ème république ! Si les Français des classes populaires sont masochistes et cèdent à des promesses imbéciles, qu’ils ne viennent pas faire le malheur de ceux qui ont les yeux grands ouverts !
 
Reste à souhaiter que la grâce divine tombe sur ce candidat et l’empêche de creuser le déficit, l’empêche de baisser les revenus des plus modestes, l’empêche de faire des cadeaux aux entreprises, l’empêche de remplacer les travailleurs Français par la délocalisation, la main d’œuvre étrangère et la main d’oeuvre détachée, l’empêche de favoriser les fuites de capitaux, de bénéfices, l’empêche de faire venir des migrants pour appauvrir nos ressortissants, l’empêche de se servir du terrorisme comme arme d’influence et de chantage contre le peuple Français, l’empêche d’accepter tous les dictats iniques de l’U.E. qui nous détruisent à petit feu, l’empêche de signer les accords TAFTA et CETA qui vont nous saigner à blanc et  nous empoisonner…
 
Dimanche 7 mai, je continuerai à voter contre Macron, en pure perte, je le sais, puisque tout est programmé pour la victoire du plus vénéneux des candidats… Et dans quelques années, on verra qui avait raison… Mais ce coup-ci, je mépriserai ouvertement tous les crevards qui se plaindront. Je leur dirai : je vous avais prévenus : « Vous avez voulu voter pour le système comme ceux qui en bénéficient, c’est tant pis pour vous ! »

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23 avril 2017

Souvenirs d'enfance : C'était, je ne sais plus... Je devais avoir entre 8 et 10 ans...

GSM

Note de la rédaction : Je pourrais dire "Père" ou "Mère", comme les gros Kakous qui se la pètent... Mais non ! J'étais petit garçon. Et quand je repense à ça, je le suis à nouveau... Dans cette attente des résultats des présidentielles, qui de toute façon seront catastrophiques, il est si doux de penser à ce qui appartient à la douceur de l'enfance...
 
Maman était partie faire les courses avec ses filets à provisions. (Elle n'avait pas encore de panier à roulettes, ça coûtait cher).
 
Mon papa, qui n'avait pas de chantier, (et ça se produisait souvent), était à la maison à bricoler...
 
On sonne. Il va ouvrir. Un camelot lui fait l'article pour lui vendre des draps...
 
Mon Papa, qui se rappelait que Maman avait dit qu'on aurait besoin d'acheter des draps a demandé les prix au marchand.
 
Les deux draps 20.000 francs (anciens francs).
 
Il va dans la pièce d'à coté, retire le dernier billet de 10.000 francs dans la boite à biscuits en fer. Puis il revient
 
Le Camelot récupéra un drap et s’en allât.
 
Quand ma mère revint, elle constatât que le drap était de qualité médiocre, de couleur grège, tout rêche et de dimension insuffisante pour un lit de deux personnes. De plus quand elle s’enquit du prix, elle se mit en colère, parce qu’un seul drap de bonne qualité valait 2500 francs. De plus, il n’y avait plus d’argent à la maison (ni sur le compte  d’épargne de la poste bien entendu).
 
C’est la seule fois de ma vie, où j’ai vu mon Papa tout penaud, devant ma Maman.
 
Il connaissait bien les prix de la peinture, de l’enduit, de l’essence, mais en ce qui concerne la gestion familiale, il n’y connaissait rien. C’était Maman qui gérait tout cela…
 
A chaque fois qu’un client le payait, il ramenait l’argent à Maman. Il lui demandait à chaque fois l’argent nécessaire pour ses achats de chantier.
 
Maman avait tout dépensé en faisant ses courses. Elle comptait sur le dernier billet de 10.000 francs pour les jours suivants. Il y avait comme un problème…
 
Heureusement l’après-midi même, un client habituel téléphonait pour un chantier urgent et proposait un acompte pour les matériaux, que mon père s’empressât d’aller chercher.
 
Nombre de fois, l’argent vint à manquer, mais à chaque fois, ce genre de providence accompagnât mon Papa.
 
J’avais conscience que mes parents n’étaient pas riches… Je voyais bien les soucis d’argent qu’ils avaient…
 
Mais jamais nous n’avons manqué de rien.

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22 avril 2017

En Afghanistan, j’ai vu périr l’occident…

GSM

Avril 2008,
 
L’air qui tremble à l’horizon, par la chaleur réverbérée d’un soleil de plomb…De la poussière… De la poussière et des odeurs… Odeurs d’une nature souvent généreuse…
Douceurs d’autres jours embrumés ou de pluies bienfaitrices…
Climat très rude, continental,  très froid la nuit, parfois très chaud le jour. L’hiver y est paraît-il, froid et enneigé !
 
De l’Indou Kouch, je n’ai distingué, dans l’avion, que les sommets enneigés, qui pointaient au-dessus des nuages…
 
Je n’ai pas fini de revoir ces paysages et ces hommes fiers, mais accueillants…
Il serait pourtant si simple de nouer le dialogue, si toutefois nos dirigeants avaient des intentions pures… Ce qui n’est pas le cas…
 
La Chine s’immiscera certainement en Afghanistan. La Chine, dont la stratégie impérialiste est bien plus élaborée que la nôtre…
Comme en Algérie, comme dans les Emirats, comme en Birmanie, comme au Soudan, comme au Gabon…
 
De mon voyage, OPEX sans espoir de solution, si loin, j’ai ramené avec moi, la certitude, de la décadence de notre « civilisation », incapable de sentir, de comprendre les choses, incapable de la moindre stratégie, incapable du moindre esprit d’invention, incapable de se remettre en question…
 
C’est là-bas, que j’ai compris, que nous ne savions plus que « faire les diplomates », c'est-à-dire, parler pour ne rien dire, nous plier et nous rendre à tous les arguments et continuer d’en faire qu’à notre tête. Nous ne savons que mentir et voler…
 
Les Chinois aussi savent mentir et voler, mais eux apportent quelque chose aux pays dont ils veulent prendre les ressources… Toute la différence est là !

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21 avril 2017

A penser en homme libre

GSM

A penser en homme libre, on n'est point écouté.
A dire des mots à soi, hors la pensée unique, on est ignoré. A aborder des sujets hors consensus, on est dans le désert au milieu de la foule. Si j'aime la meringue en 1er et le caramel en second, alors, là c'est intéressant, c'est primordial, c'est l'essentiel de la vie. Car la vie de nos contemporains, c'est la futilité et l'absence de pensée profonde, surtout en dehors des sentiers battus !

Et bien mes fils, continuez à être comme votre père. Continuez de nager contre les vagues. Je vous ai conté mon histoire. Elle est celle de quelques uns qui ont su dire non. De ceux qui ont traversé la foule à contresens. De ceux qui ont dit : "Non, à part en droit, un homme n'en a jamais valu un autre". Galilée ne peut être égal au grand inquisiteur. Guy Môquet n'est pas équivalent au chef de la gestapo.
 
M'opposer à l'injustice m'a coûté très cher.
- Démontrer que j'avais seul la solution d'un problème, que le professeur et tous les autres élèves étaient dans l'erreur, a été très dur. Ce furent de grands moments de solitude...
Tous ont de la hargne contre vous. Mais quand vous apportez une démonstration imparable parce que mathématique, vous êtes porté aux nues et même jalousé. La victoire a souvent été amère, car la satisfaction n'est jamais à la mesure de l'épreuve psychologique qu'on a traversée pour y parvenir.
Et là, vous vous rendez compte de la nature grégaire de beaucoup d'humains.
- Quand la question ne relève pas d'une démonstration avec des preuves, mais relève de l'affectif, donc du subjectif, vous n'aurez aucun moyen de faire valoir vos thèses. La bataille se livre contre des moulins à vents.
J'ai eu dans le passé, à soutenir un ami, parce que je le savais innocent de ce qu'on l'accusait. Ca m'a coûté ma place, on m'avait prévenu ! Quand j'y repense, je sais que je le referais encore s'il le fallait.
Ça coûte très cher, mais quand je me regarde dans une glace, je n'ai pas à baisser les yeux : l'homme qui me fait face est digne de mon estime. Et jespère que je suis digne de la vôtre...
 
Mais quand une autorité morale connue vous apporte sa caution, cela m'est également arrivé, là encore, la foule en délire ou en haine, ne vous apporte que peu de réconfort.
C'est à ce moment que vous comptez vos très rares amis.

On apprend ainsi, que l'amitié, comme le respect, ça se mérite.
 
Faites vous-même vos expériences, mes enfants, cela vous endurcira, mais vous montrera combien la plupart du temps on est seul, au milieu de la foule...
 
Peu de gens ont compris la parabole de Don Quichotte de la Manche. Ils n'y voient que le coté ridicule et farce de cette œuvre.
Pour ma part, elle rouvre des blessures anciennes.
 
Avoir raison et parfois triompher est souvent infiniment beaucoup plus difficile à vivre que de se laisser perdre...
 
Je vous conseille la lecture de "Amère victoire" de René Hardy... C'est un peu l'histoire de la vie de votre Père... Puissiez-vous y puiser la force mentale nécessaire pour résister à la foule des cons !

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