GSM

Dans ma vie j’ai vécu une expérience quelque peu traumatisante, militairement parlant s’entend.
Par ailleurs, j’ai vu comme tout le monde des dizaines de films de guerre.
Un seul m’a fait revivre les émotions que j'ai éprouvé dans ma vie réelle, c’est « Il faut sauver le soldat Ryan ». Il faut cependant le regarder au cinéma, car la petite lucarne télévisuelle ne restitue pas l’entièreté de la réalité des combats.
 
J’ai vu des jeunes adultes qui sortaient précipitamment du cinéma en pleurant, peu après le début du film, tellement ils avaient été effrayés par la violence des premières scènes. Ils ont préféré retourner chez eux. Le lendemain, ils étaient encore traumatisés par ce qu’ils avaient « vécu » la veille.
 
Certes, je n’ai pas eu affaire à des situations aussi extrêmes que celle du débarquement. Mais je dois dire que tous les ingrédients distillés par le combat : peur, tétanie, lâcheté, témérité, folie meurtrière y sont restitués. Et l’on s’accroche à son siège pour se persuader que tout cela est derrière nous et l’on espère que cela ne reviendra jamais, jamais, jamais !
 
Mais jamais depuis 70 ans, la barbarie n’avait réapparu au niveau où elle est en train de se développer actuellement, dans le monde. Ce n’est plus Hitler, mais des extrémistes issus d’une religion qui est incapable de les maitriser. C’est aussi une même volonté d’exterminer tous ceux qui ne pensent pas comme eux, tous ceux qui n’acceptent pas l’asservissement à un dogme…
 
On nous a bien endormis avec cette mondialisation dont le mérite était que l'interdépendance des nations créerait la paix universelle. On voit bien qu'il n'en est rien. On comprend maintenant que ce grand marché est une véritable guerre économique, propre à affaiblir des pays que d'autres pays ont l'intention de dominer. On constate de même que la guerre est possible sous toutes ses formes les plus violentes, malgré toutes les affirmations mensongères des imbéciles qui nous gouvernent.
 
Je me dis que la terreur des combats et des violences, même sous une autre forme est peut-être plus près de nous que jamais… Et que nous n'y sommes moins que jamais préparés...