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Écrit par Frédéric Paya dans Valeurs actuelles du 6 avril 2017 :
 
En avril 2014, Bloomberg (Note de Zalandeau : Bloomberg LP est un groupe financier américain spécialisé dans les services aux professionnels des marchés financiers et dans l'information économique et financière) annonce que General Electric (GE), négocierait le rachat de la division énergie d’Alsthom. De quoi provoquer la colère d’Arnaud Montebourg, alors ministre de l’Économie, qui a rappelé que le groupe, sauvé de la faillite par l’état dix ans plus tôt, vivait en grande partie des commandes d’entreprises publiques (SNCF, EDF…). Aussitôt il étudie une solution avec Siemens. Le 14 mai, il dégaine un  décret listant, en cas d’investissement étranger, des secteurs nécessitant une autorisation préalable du gouvernement. « Nous pouvons désormais bloquer des cessions, exiger des contreparties », expliquait Arnaud Montebourg...
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Le 5 novembre, son successeur, Emmanuel Macron, qui militait auparavant à l’Élysée pour la solution américaine, donne son feu vert au rachat pour 12,4 milliards de dollars de la division énergie d’Alstom par GE, se félicitant de la « constitution d’une alliance industrielle entre les deux groupes dans le secteur de l’énergie ».
 
Est-ce une alliance, ou plutôt une absorption ?
 
Dans l’accord est prévu la création de trois co-entreprises, dans le nucléaire, les énergies renouvelables et les réseaux électriques. Pour deux des trois, GE dispose de 50% plus une action en capital et de 50% plus une voix en droits de vote, et pour la troisième, de 80% du capital et de 50% plus deux voix en droits de vote. De plus GE, qui a le contrôle opérationnel, obtient la possibilité d’acquérir selon son bon vouloir en 2018 et 2019, les parts détenues par Alsthom…
 
En janvier 2016, GE, qui s’était engagé à créer 1000 emplois, annonce la suppression de 6500 postes en Europe dont 765 en France… 
 
Note de Zalandeau : Voici un des « résultats » de l’exercice du dogme ultra-libéral de monsieur Macron…
Elle est belle, la politique économique de Monsieur Macron ! Les Français peuvent-ils le juger capable d’être au service suprême de la France, avec des résultats aussi pitoyables dans son action concrète ? Le candidat Macron n'est-il pas l'escroc des Français ?