30 janvier 2017

Mondialisation : " Tous les chemins mènent à Rome ", c’est trop commode !

GSM

Ce dicton est valable pour bien des choses, y compris pour ceux d’entre nous qui se radicalisent.
 
En politique, il est fréquent de rapporter tous les maux de la société Française et même mondiale à la faute unique de la mondialisation pour les uns, du capitalisme pour les autres ou bien même du grand Satan Américain.
 
Cela est vrai et faux à la fois. Les causes sont complexes et si une part de responsabilité peut être légitimement imputée à ces boucs émissaires, elles ne sont toutefois pas les seules à expliquer les maux dont nous souffrons.
 
Exemple :
 
Il est trop commode de dire que si nous mangeons des légumes cancérigènes, c’est à cause de Monsanto, et donc de l’Amérique.
 
Et la responsabilité de nos dirigeants, qui se font acheter, qui cèdent aux lobbies, qui cèdent aux dictats de l’UE (c'est-à-dire aux capitalistes américains) en matière de libre circulation des produits, qui ont décidé que l’état ne contrôlerait plus les produits et qui ont aboli les taxes douanières, qu'est-ce qu'on en fait ?
Et la responsabilité des paysans qui, bien que délaissés par l’état, cherchent à se faire un maximum de fric avec la production intensive cancérigène, dont eux-mêmes avouent en privés qu’ils n’en consomment pas, qu'est-ce qu'on en fait ?
Et les grandes chaines de distribution qui laminent les prix d’achat au détriment de la qualité et de la santé, qu'est-ce qu'on en fait ?
 
Tellement de gens, dans ce simple exemple, ont à cœur leur intérêt personnel, qu’il ne faut pas hésiter à analyser dans les détails les raisons idéologiques parfois, intéressées très souvent, de l’évolution négative de notre société.
 
De fait, je crois que la dérégulation est le problème numéro un qu’il nous faille régler au plus tôt. L’état devrait plus qu’avant, contrôler, réguler, protéger, planifier l’économie et sanctionner.
 
Nous ne parviendrons à rien sans une maitrise absolue des flux financiers sortants, sans une régulation des profits, sans une régulation des importations et des flux migratoires, sans une chasse stricte aux fraudeurs, aux monopoles et à la concurrence déloyale.
Bien sur, c’est l’Amérique qui ordonne à l’Europe…
Bien sur, c’est l’Europe qui ordonne à la France…
Bien sur, ce sont les lobbies qui poussent à la libéralisation et à la dérégulation...
Mais le jour où la France dira « nous faisons comme ça » au nom des Français, nous recouvrerons un peu de prospérité et un peu de qualité.
 
Mais pour cela il faudrait des hommes incorruptibles et non pas des vendus et des collabos…
Tant que l’incurie régnera, nous continuerons à régresser dans tous les domaines. Il faut faire le ménage chez nous avant d'invoquer le monde.
 
Quant à ceux qui désignent des boucs émissaires lointains, même s’ils ont raison in fine, ont tort en fait, parce qu’ils accréditent la thèse de notre impuissance à l’échelon de la France et viennent par leur défaitisme renforcer la doxa pétainiste du laisser-faire insidieusement distillée par nos dirigeants.
Est-ce que nos maux sont dus à ces ennemis extérieurs qui nous attaquent ? Certainement, mais je crois aussi qu’ils sont dus au fait que nous ne voulons pas nous défendre. Ou du moins parce que ceux que nous chargeons de cette tâche, n’en ont rien à foutre.
 
Il est plus facile d'être veule que courageux...

Posté par zalandeau à 17:47 - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags :