GSM

Expliqué à mon Nono en 2007...
 
Tu sais qu’un homme doit avoirs des valeurs dans la vie.
Toi, tu as des valeurs. Par exemple l’amitié. C’est très bien de placer l’amitié très haut dans tes valeurs, avec tout ce que ce la comporte : La fidélité en amitié, l’entraide, l’union ; la solidarité. C’est très bien.
 
Mais cependant, tu sais qu’il y a amitié et amitié. Il y a une graduation dans l’amitié. Il ne faut pas confondre vague connaissance, voisin, collègue, copain et ami.
 
De plus untel que tu penses être ton ami, peut n’éprouver que de la sympathie pour toi, ou peut faire semblant d’être ton ami. Ce sentiment d’amitié peut donc ne pas être réciproque. Il y a des faux amis.
 
Le gros problème, en amitié, c’est « est-ce que l’amitié justifie tout ? ». Souvent un ami te demande de l’aide. Tu l’aides, c’est bien. Mais si ce que tu es appelé à faire pour l’aider ne rentre pas dans tes valeurs, dois-tu l’aider ? Si tu es amené à participer à quelque chose d’illégal, dois-tu l’aider ?
Dans la vie, il y a d’autres valeurs que l’amitié. Le respect de toi-même et de ta conscience est la première des valeurs. Et c’est au nom de ce respect de toi-même que tu aides ton ami. Mais si une de tes valeurs est l’honnêteté, tu ne dois pas renoncer à cette valeur au nom de la fidélité à un soi-disant ami.
Un vrai ami, te demanderait-il de faire quelque chose d’illégal ou de malhonnête ?
L’amitié doit-elle primer sur ta morale ? Non, bien évidemment.
 
L’amitié s’arrête à la limite de tes valeurs. Il ne faut pas hésiter à dire « Non, je ne le ferais pas, c’est malhonnête, je ne serais pas ton complice ». Et si l’amitié cesse et bien tant pis. Est-ce un ami perdu quand on considère qu’il a voulu te pervertir et abuser de tes valeurs ? Non !
 
Tu vois, les vrais amis, sont ceux qui partagent les mêmes valeurs que toi. Il t’appartient donc de les sélectionner et de ne pas retenir ceux qui ne sont pas sur le même chemin que toi.
La vie, ce n’est pas que l’amitié, c’est la dignité, l’honneur, le respect de toi-même.
C’est aussi une force de caractère. On ne doit pas céder à des actes que l’on réprouve, par la seule force des sentiments. C’est cela être un homme.
 
L’amitié vient juste après, mais elle ne doit pas se substituer à ce que tu es ni à ce que tu penses. Être un homme, c’est faire des choix, ce n’est pas se laisser entraîner. C’est parfois difficile de faire des choix. Mais c’est le prix pour garder ta conscience pour toi-même. D’ailleurs il n’y a pas que l’amitié qui soit susceptible d’influencer les gens. Doit-t-on obéir à un ordre malsain, suivre une tendance, se laisser influencer ? Non ! C’est une leçon à apprendre de la vie.
 
Beaucoup de gens se sont laissés entraîner par amitié, ou par faiblesse.
Combien de délits n’auraient pas été commis si les gens avaient écouté leur conscience plutôt que leur amitié ?
 
Les trois quart des prisons sont peuplés de gens qui n’ont pas su prendre leurs responsabilités : Être un homme !