30 novembre 2016

Ça a commencé Jeudi soir

GSM

Jeudi soir (On était en janvier 2012, je crois) :
Nono, mon benjamin, dit à ma femme qu'il vient d'avoir son copain en ligne. Celui-ci, orphelin, 20 ans et en terminale, s'est fait virer de son logement au 30 décembre par l'association qui le prenait en charge... Depuis la rentrée, il dormait dans l'escalier de l'immeuble et ne se présentait plus au lycée et n'avait plus de quoi manger...
Il est d'une timidité maladive...
 
Mon fils lui a laissé un message, mais le gamin avait du éteindre son portable pour économiser la batterie.
J'étais très ému... Nous n'avons pas cessé de parler de cela et avons eu du mal à nous endormir...
 
Vendredi :
Le matin nous avons essayé avec ma femme d’élaborer une stratégie de sauvetage.
J'ai rejoint mon fils au Lycée à l'heure de la récré et lui ai donné de l'argent pour que son copain puisse manger en lui disant de dire que ça vient de ses économies, (sinon il refuserait l'aide).
Je suis allé au CIAS de la ville expliquer le cas. On m'a aiguillé vers l'assistance sociale du lycée, sachant que cette assistante travaillait pour 2 établissements scolaires...
Par chance elle était de permanence au Lycée...
Je lui ai expliqué sans donner le nom du gamin pour ne pas lui nuire, que celui-ci était dans une grande détresse et ai donné les éléments à ma connaissance, demandant si elle pouvait trouver une solution...
Elle m'a dit le nom de l'élève, prouvant ainsi que son cas n'était pas anonyme. Par contre, elle ne savait pas la situation actuelle.
Nous avons partagé nos impressions sur cet élève, très timide, très renfermé, très honteux, comme sauvage et qui a subi des expériences très traumatisantes dans ses familles d'accueil...
Il est si honteux qu'il n'avait pas répondu à plusieurs messages de l'assistante sociale l'invitant à venir la voir à sa permanence. Il avait juste laissé un message au responsable de la cantine disant : "Je suis à la rue, je ne suis plus rien, je ne retournerai pas en classe"...
 
Le but de l'assistante était de trouver un ami du gamin, afin de servir d'interface, tant il se méfie du monde "adulte".
J'ai proposé mon fils qui nous a rejoints dans le bureau de madame X.
 
Vendredi soir : Mon fils m'appelle. J'accepte d'héberger le jeune homme pour le WE. Je vais les chercher...
 
J'ai tout raconté à ma femme, lorsqu'elle est revenue. Elle m'a pris dans ses bras en me disant qu'elle ne savait pas que j'avais du cœur.
 
Et a 10h du soir, j'apprends enfin que mon fiston a réussi à emmener son copain voir l'assistante sociale et qu'une solution est trouvée pour le loger en internat et continuer à lui verser une aide mensuelle...
 
Samedi matin : Mon fils est un garçon formidable. J'attends qu'il se réveille (Il dort dans sa chambre ainsi que son copain, l'un dans le lit l'autre sur le fauteuil), pour lui dire que je suis très, très, très fier de lui !!!

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29 novembre 2016

Mémoires et radotages (79) – ‘Avec Fillon on l’a dans l’fion’ ou ‘l’éclosion d’un néo-réac’

GSMCe n'est que mon point de vue, mais je le partage.

Les primaires de droite et du centre ont tranché ! C’est lui, le candidat de la droite pour 2017…
Au moins, le résultat de cet évènement est une sorte d’électrochoc pour le reste de la classe politique, qui a tendance à se remettre en activité. Je ne sais pas cependant, si cela sera suffisant pour secouer la torpeur d’une gauche éclatée pour avoir trahi ses valeurs ni pour remotiver une Marine dépassée largement sur son extrême droite par Fillon…
 
Fillon est plus présentable que Sarko, plus posé, davantage du genre « très bien sous tous rapports »… Il n’a pas le coté voyou ni psychotique de son ancien complice dont il était le « collaborateur »… Mais finalement, du point de vue du programme, c’est du pareil au même en bien pire !
 
Fillon, finalement il me plairait bien dans ce qu’il dit ! Il le dit bien et j’apprécierais bien une grande partie de son discours… Si néanmoins quelques « petites choses » ne passaient absolument pas…
 
-Sa politique sera une politique de l’offre, comme sous Sarko, pire que celle d’Hollande qui avait essayé alternativement la politique de la demande et la politique de l’offre, avec le même résultat pitoyable. En ceci, Fillon fera le copié-collé du mandat de Sarkozy dont on sait la grande débâcle qui a résulté en matière de déficit public…
 
Fillon est l'homme qui a dit "Je suis à la tête d'un état qui est en situation de faillite" et qui a réussi le tour de force d'augmenter la dette publique de 50% en cinq ans par ses mesures incitatives coûteuses et totalement contre-productives !
Mais Fillon trouve qu'avec Sarko, il n’était pas allé assez loin dans ce domaine, il va donc faire encore plus avec les mêmes recettes poussées à l’extrême, donc créer un chaos encore plus catastrophique !
 
Car il faut bien se dire que ces politiques de relance par la demande ou par l’offre, ces cadeaux aux riches ou ces suppressions d’emplois ne peuvent en aucun cas créer de la prospérité ! Le logiciel de Fillon est comme celui de Hollande complètement obsolète.
 
Je l’ai déjà dit, les mesures de réduction de dépenses envisagées par Fillon ne seraient efficaces QUE dans l’optique d’un « colmatage » préalable des fuites de capitaux par le bas (déficit de la balance commerciale) et par le haut (fuite des capitaux, optimisations fiscales, fraudes fiscales), accompagné d’une réindustrialisation volontariste de l’économie Française et d’une négociation pays par pays de nos échanges internationaux ! Or son programme est totalement contraire puisque ultra-libéral, ultra-mondialiste ! Il constitue une véritable régression sociale vers le 19ème siècle !
 
-Sur l’Europe, il ne remet pas en cause la prééminence de l’UE et n’envisage pas de se révolter contre le carcan de Schengen en matière de concurrence des salariés, de la libre circulation des personnes et des biens… Ce en quoi, il montre bien sa tendance pro-mondialisation à outrance et son peu d’envie de souveraineté de la France en matière économique !
 
-Sur la sécurité ? Il y a une grande incohérence entre la maîtrise de nos frontières et l’acceptation des règles actuelles de l’Europe, dont il ne veut pas s’affranchir ou si peu...
 
-Quant à ses choix sociétaux un peu rances, je m’en fous, autant que je me foutais de ceux de la gauche. Cela occupe le peuple, sur des sujets qui me semblent marginaux… Alors que nous avons tant de problèmes bien plus graves !
 
Fillon, c’est du Hollande et du Sarkozy en bien pire !
 
À part tout ça, comme je l’ai dit, tout le reste me plairait dans son programme (politique internationale, politique de sûreté), dont l'original provient du Front National...
 
Heureusement, nous n’en sommes pas aux présidentielles… Mais le risque qui pèse sur nos têtes est bien réel.

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28 novembre 2016

Une autre bonne nouvelle (2010)

GSM

Je viens d’appeler ma boite, pour savoir comment se passerait la clôture de mon compte (certificat de travail, solde, etc …). C’est vrai, ça, j’ai jamais pris ma retraite avant, alors je ne sais pas…
 
Alors, la bonne nouvelle, c’est qu’ils m’enverront tout par courrier !!!! Ouaiiiiiiii !
 
Ouf !!! Moi qui redoutais le traditionnel pot de départ à la retraite que tous les vieux donnent traditionnellement…
Je ne suis allé chez 'Métage et Pilothodes' qu’à un seul pot de départ, celui d’un type formidable et d’une honnêteté impeccable… Mais jamais aux autres !
 
Alors je me voyais mal rincer la gueule de tous ces crevards, faux-culs et autres jaloux qui ont tant cherché à me nuire par derrière. Certes, il y en aurait eu quelques uns que j’aurais aimé revoir, parce que je les apprécie… Mais autant dire que la salle de réunion aurait été presque vide ! Une cabine téléphonique aurait suffit…
 
Il y en a un, paradoxalement, que j’appellerai pour lui dire au revoir : Le patron… (Celui que nous avons longtemps appelé « Le fils », après le départ du « vieux » pour un monde meilleur)…
 
Oui, je serais content de lui parler, parce que malgré nos divergences de vues, malgré sa mentalité rétrograde, malgré son radinisme viscéral, ce n’est pas le mauvais homme…
Après une période de jalousie de mes rapports privilégiés avec son père, il avait fini par comprendre que son père avait de bonnes raisons et que finalement discuter avec moi était le moyen de récolter des conseils avisés et cela sans bourse délier, ce qui n’est pas négligeable pour quelqu’un qui compte les gommes et les crayons. Cela lui avait fait voir ma personne sous un jour nouveau et nos échanges étaient devenus plus humains (Je crois surtout qu’il a du suivre mes conseils de prudence spéculatives début 2008, qui ont sauvé son patrimoine mobilier)…
 
Et puis son mariage tardif a civilisé ce vieux garçon… Il peut encore s’améliorer, qui sait ?

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Chez la crémière

GSM

-         Bonjour m’dame la crémière
-         Bonjour m’sieur
-         C’est combien pour une livre de beurre ?
-         Six €uros !
-         Et si j’vous prends la motte ?
-         Ma main dans la gueule !

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27 novembre 2016

Retour vers hier ou un dimanche comme les autres

GSM

2010 : Suite de "L'aventure en terre inconnue"

 
Ce matin, vers huit heure trente, je te regardais dormir. Tu ne dormais pas. J’ai posé la main sur ton épaule. Tu t’es retournée vers moi. Tu as ouvert les yeux. Je te souriais…
Tu m’as regardé, les yeux fixes, l’air sévère. Je t’ai dit « je t’aime ». Tu n’as rien répondu. Tu m’as tourné le dos…
 
J’ai du perdre mon sourire… Et j’ai pensé à nous, au temps où tu me souriais, au temps, où je pensais que tu m’aimais, au temps heureux où la tendresse régnait dans notre petite couvée…
 
Puis, toujours fixant ta nuque, j’ai revu le film d’hier, jour de ton anniversaire…
 
Je t’avais souhaité ton anniversaire, tu n’avais pas moufté. J’avais embrassé tes lèvres, qui n’avaient pas bougé d’un millimètre. Ton visage était resté impassible. Puis tu étais allée discuter avec la voisine. Je suis allé en ville chercher ma commande chez le papetier. Quand je suis revenu, tu étais partie avec ta mère chez l’une de tes sœurs…
 
Avec les enfants, nous avons rédigé les cartes d’anniversaires et t’avons attendue…
 
Tu es arrivée tard… Les quatorze heures devaient être sonnées… Tu as lu, tu as embrassé tes fils. Puis, je me suis approché à mon tour. Tu as critiqué le dessin sur la carte (un poussin), que j’avais fait pour toi… Mon envie de t’embrasser a disparu et j’ai regretté d’avoir écrit tous ces mots d’amour, qui ne t’ont même pas émue…
 
Tu as soufflé tes bougies que j’avais disposées en ordre inversé, annonçant « 45 » printemps… Tu l’as remarqué mais aucun sourire, puisque tu as trouvé cela grotesque…
J’ai voulu faire des photos de toi avec les enfants. Tu as énergiquement refusé, comme d’habitude… Cela fait des années que tu réagis ainsi, des années qu’il n’y a plus de photo de toi…
Si nous avions le malheur que tu partes avant moi, nous n’aurions pas de souvenir de toi depuis déjà une dizaine d’années, comme si tu n’existais pas, comme si tu ne voulais pas exister…
 
Mais, les femmes sont très solides dans ta famille. Vous devenez folles mais vous mourrez vieilles. Et je sais, sauf accident, que mes maux auront raison de moi bien avant ton départ… Nos enfants n’auront pas de photos de leurs parents ensemble. En souffriront-ils ?…
 
Tu as abrégé très vite ce moment qui était plus pénible pour moi que heureux, pour retourner voir ta sœur que tu as trimballée à droite et à gauche au prétexte que ton beau-frère n’a jamais le temps de le faire…
 
Tu es revenue vers vingt-deux heures trente, penaude, t’attendant à des réprimandes de ma part… Je ne t’en ai pas fait.
Alors tu m’as reproché de ne pas être inquiet, de ne pas être jaloux. Je t’ai répondu que j’avais confiance ! Tu m’as fait la gueule… Tu as regardé la télé dans la chambre de ta mère.
 
Tes épaules me sont apparues étrangères, hostiles… Je me suis retourné et je me suis dit que la meilleure chose était que je me rendorme… Je me suis concentré sur ma respiration… Et je me suis endormi…
 
Je me suis réveillé entre midi et treize heures seul, tranquille et je me suis dit que j’allais écrire tout cela…

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26 novembre 2016

L’aventure en terre inconnue

GSM2010 :

J'ai récupéré mon Nono à la sortie du Lycée. L'extraction n'a posé aucun problème. Je l'ai engagé comme conseiller technique. Notre unité était alors constituée The "ZALANDEAU COMMANDO"...
 
Mission : Profiter de l'accalmie entre Zalandeau et sa femme pour relancer l'opération coup de charme.
 
Stratégie : Constituer les stocks nécessaires à l'opération "ZALANDEAU'S WIFE BIRTHDAY" qui aura lieu dans deux jours.
 
Jour J-2 :
 
- Nous sautâmes à terre. Nono attaqua le dépôt de caddies et s'empara d'un véhicule en excellent état.
- Nous fîmes notre jonction au rayon pâtisserie.
- Le conseiller technique désigna rapidement les deux pâtisseries compatibles avec les goûts de sa mère.
- Je remplis le caddie avec une de chaque. Déjà Nono avait démarré sur les chapeaux de roues...
- Le CHECK POINT CANDLE fut atteint en un temps record ! Personne ne tenta de nous empêcher de nous emparer des bougies d'anniversaires que nous prîmes sans coup férir.
- Le raid suivant très délicat au BIRTHDAY CARD POINT nous tenait en haleine... Je fis le guet comme prévu, alors que Nono, en fin consultant technique se chargeait se sélectionner les deux cartes d'anniversaires les plus performantes.
 
Ouf ! La réussite était à nos cotés !
 
Nous n'eûmes pas de mal à nous fondre dans la queue de la caisse, à payer et à regagner notre camp de base.
 
Le succès de la mission fut total !
 
Il reste à espérer que le D-Day se passera aussi bien, sans grognement, sans jappement et dans la bonne humeur...
 
Je tiens ici à honorer tous les participants à l'opération et notamment je salue mon fils Nono, qui montra ses qualités de conseiller technique au plus haut de ce que j'attendais de mes personnels ! Il honore ainsi les traditions de compétences et d'efficacité de notre unité !
 
A tous, je dis Merci !

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25 novembre 2016

JUSTE POUR QUE VOUS SACHIEZ OÙ VONT VOS IMPÔTS

GSM

Auteur inconnu :
 
Juste pour savoir, car cela ne changera rien…
La masse laborieuse pèse sur le budget de L’État (disent-ils!)
L’État dépense encore 43 000 € par an pour le personnel et les déplacements...d’Édith CRESSON, 25 ans après son départ de Matignon.
Vous vous rappelez d’Édith CRESSON ? Elle a été Premier Ministre sous François MITTERRAND en 1991.
C'était il y a 25 ans.
Aujourd'hui âgée de 82 ans, elle est bien évidemment à la retraite.
Et pourtant... En tant qu'ancien Premier Ministre, l'Etat prend en charge le coût de sa voiture de fonction et le salaire d'une assistante.
C'est ce qu'a révélé MEDIAPART en février dernier, dans l'indifférence générale.
L’État finance encore les anciens Premiers Ministres.
C'est le secrétariat général du gouvernement, un service dépendant de Matignon, qui gère les petits privilèges des anciens Présidents de la République et anciens Premiers Ministres.
Au nom de la transparence et du droit d'accès aux documents administratifs, garanti à tous citoyens par une loi de 1978, MEDIAPART a obtenu le détail de ces frais.
Non sans mal. La demande a été faite au secrétariat général gouvernement en janvier 2015, et sans réponse positive de sa part, MEDIAPART a dû saisir la CADA (Commission d'accès aux documents administratifs), laquelle a rendu un avis favorable à la transmission de ces documents. Une voiture et une assistante pour Édith CRESSON.
 
S'agissant d’Édith CRESSON, pour l'année 2015, l’État a dépensé 33 817 € pour rémunérer une assistante.
Elle dispose également d'une voiture de fonction, achetée en 2007, pour un montant de 44 467 €. Pas vraiment le coût d'une Twingo.
Quant aux frais d'entretien de sa voiture de fonction, l’État a déboursé 4 233 € en 2015, ainsi que 5 189 € de carburant + 541 € pour l'assurance.
Au total, hors coût d'achat du véhicule, l’État a dépensé 43 780 €.
 
Sachant qu'elle touche les retraites liées à tous ses mandats (maire, député, commissaire européen), est-ce bien raisonnable de continuer à financer une voiture et une assistante à une femme de 82 ans sous prétexte qu'elle a été Premier Ministre il y a 25 ans ?
Et c’est pareil pour tous les anciens Premiers Ministres.
 
C’était le 1/4 d’heure de vérité pour vous aider à mieux comprendre comment est utilisé votre argent et pourquoi il en faut autant...

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24 novembre 2016

Dépression du retraité : Tel père, tel fils

GSM

Lorsque mon père est parti à la retraite, il a très mal vécu cette étape. Il perdit sa force physique très rapidement.
Un jour, sa moto tomba. Il ne parvint pas à la relever sans l’aide de ses collègues de pétanque. Il en éprouvât une telle honte, que le lendemain il alla vendre son bolide à deux roues.
Il perdit aussi sa force psychique.
 
J’avais alors la trentaine et si je comprenais ce qui lui arrivait, je me jurais bien que je serai plus philosophe que lui et que je vivrai mieux que lui ce passage obligé.
Hélas, il n’en fut rien. On a beau se dire qu’on ne peut pas être et avoir été, qu’on savait tout cela d’avance, on ne parvient pas pour autant à échapper à ce traumatisme.
 
J'explique :
La retraite est un moment de changement de rythme de vie où l’humain peut perdre en gratification sociale : c'est donc une phase de grande vulnérabilité.
La perte du statut social et des relations professionnelles consécutive à la prise de retraite peut provoquer un traumatisme si la personne ne recrée pas des rapports sociaux.
Mon travail était dans une région, ma maison dans une autre, sorte de maison dortoir dans une région de cons conservateurs ploucs (double pléonasme). Il est impossible de tisser des liens avec une population que je trouve aussi infecte, dans un cadre aussi vide et aussi peu attractif. Mais ça, j'aurais du l'appréhender bien avant , malheureusement je ne l'ai pas fait.
De plus, la perte de revenus amène des soucis inextricables et l’aliénation de ma liberté. 
 
Nota bene :
Inversement, beaucoup de travailleurs échappent plus souvent à ce syndrome :
- Soit, parce que leur rythme de vie de travail leur a laissé le temps d’avoir une vie sociale qui perdure lors de la prise de retraite et a sauvegardé l’entièreté de leurs capacités. On voit ainsi des retraités se mettre à travailler au black, tellement pleins de l’énergie économisée pendant toute leur vie précédente.
- Soit parce la quantité de stress subi passivement au travail, cesse au moment de la prise de retraite. On voit alors des retraités devenir en meilleure santé psychique et également physique, puisque les maladies étaient souvent psychosomatiques.
 
Il ne faudrait jamais se donner à fond dans un travail dont on attend tout et qui est tout pour nous.
J'ai bien compris que ce choc affectif majeur de la rupture, ce déclin des capacités physiques, intellectuelles, ces disgrâces physiques, suscitent un sentiment de perte, des blessures narcissiques, un traumatisme psychologique et génèrent une dépression entraînant la résignation progressive à notre propre mort.
 
 Je cite des statistiques : 
« 10 à 15 % des personnes âgées de plus de 65 ans souffrent de dépression,
20 % des plus de 75 ans souffrent de dépression majeure.
Fréquente chez les jeunes retraités, la dépression est souvent ignorée des proches et sous-estimée par le médecin, ce qui explique le fort taux de suicide au troisième âge :
En France : un taux de 50 pour 100 000 habitants parmi les hommes âgés de 65 à 74 ans,
Avec ce taux, la France se situe au 2e rang en Europe, derrière l'Autriche (55 pour 100 000 habitants).
En constante augmentation dans les pays développés, le suicide des personnes âgées représente environ 1/3 des suicides. » 
 
Je reviens à mon sujet :
Ce n'est pas parce que je savais et que je comprenais le mal dont je souffrais, que j'ai pu y échapper. Le seul moyen aurait été que je puisse y porter remède. Il m'aurait fallu trouver une solution, bâtir un projet, mais surtout essayer de retrouver suffisamment de ce courage, de cette combativité qui furent les miens et qui avaient disparu. J'ai bien cherché. Je n'ai pas trouvé. Tout m'emprisonnait, l'environnement, l'argent, moi-même.
 
Je subissais, subissais, subissais, chose que je n'avais jamais faite auparavant. Ce renoncement forcé rajoutait au mal qui me rongeait...
 
Aujourd'hui je comprends mon père, parce que je vis ce qu'il a vécu. Aujourd'hui, je suis sorti de cette révolte contre la vieillesse... mais le présent et l'avenir n'ont plus d'attrait ! La vie n'est plus qu'un mal, au mieux nécessaire, au pire transitoire...
 

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23 novembre 2016

Kiya, ma femme…

GSM

« Kiya, ma femme…
Ton air resplendissant me ravit et me charme. Approche, et me donne un baiser ! »
 
Mon épouse Kiya s’approche lascivement jusqu’à me toucher. Je pose une main sur son épaule. Elle frissonne. Son désir, à moins que ce ne fut son parfum, me grise.
 
Sa peau si douce et si fine est électrisée par ma caresse, qui remonte vers sa nuque. Son souffle plus rapide, elle ferme les yeux et se cambre pour mieux se coller à moi.
 
Mes lèvres prennent les siennes, sa bouche s’entrouvre. Nos langues s’emmêlent. Nos souffles sont courts.
Ma main redescend et écarte le haut de sa robe que je fais glisser le long de son corps, en effleurant sa peau tout au long de son buste.
De mon autre main, je caresse son sein. Son corps tressaille sous mes caresses.
Notre baiser est fougueux. Elle enjambe sa robe pour mieux se libérer et je plaque son corps nu contre moi.
Il est doux et chaud ! Je mordille son cou et je descends plus bas… Sa gorge offerte succombe sous mes baisers.
Je mordille ses seins, pendant que mes mains frôlent ses fesses qui s’écartent à la recherche du plaisir.
 
Je remonte vers sa bouche que j’embrasse avec avidité.
N’y tenant plus elle défait mon pagne qui tombe au sol.
Sa caresse n’a pas d’équivoque et mon désir se manifeste aussitôt…
 
« Je t’aime Pharaon… »
« Je t’aime et je te veux ma Kiya… »

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22 novembre 2016

Mémoires et radotages (78) – Primaires de la droite – Le lendemain qui chante ou déchante

GSM

Ecrit le 21 novembre 2016 :

 

J'en conviens, la première phrase "Hélas, je sais que ce que je vais énoncer va rester lettre morte, parce que les Français aiment se faire baiser !", écrite dans mon précédent "Mémoires et radotages", s'est avérée fausse ! Sur ce coup là, les Français ont su écarter ce danger parfaitement identifié : Plus jamais l'avorton agité ! Ils l'ont fait en écartant Sarko et je suis fier d'y avoir participé ! D'abord en s'infiltrant dans un vote où on ne les attendait pas (37 % n'étaient pas franchement "de la droite et du centre"), et également parce que les intentions de vote pour les petits candidats ont fondu au dernier moment pour principalement faire barrage au même individu... Disons que les résultats de ce 20 novembre sont presque des résultats de deuxième tour, tant l'électorat  a renoncé à ses préférences premières et plutôt cherché à voter utile et à éliminer un seul personnage qui a laissé de si mauvais souvenirs ! Bravo !
 
Maintenant, quant au prochain piège, il n'est pas certain que les Français n'y tomberont pas !
 
Le 27 novembre, faut-il aller voter ? Un candidat pro-islamiste face à un candidat pro-libéralisme débridé ! Dans les deux cas, c'est notre avenir qui est en jeu ! Sachant que celui qui sortira vainqueur aura beaucoup de chance d'être notre nouveau président, en 2017, même si l'un comme l'autre déplaisent à plus de la moitié des Français ! Tout cela à cause de cette complicité droite/gauche qui organise son alternance en influençant ses électorats respectifs, pour un report mutuel !
 
En 2017, la diabolisation de Marine fera-t-elle encore de l'effet sur l'électorat ? Quels seront les autres candidats face au candidat de droite ? Aucun de ceux connus actuellement ne fait le poids et de plus au PS, la déroute est totale !... Macron peut-il être le nouvel escroc mental remplaçant Sarkozy dans le rôle d'attrape-mouche ?
 
En tous cas, je rigole ! J'ai vu le maire de ma commune hier dans la salle de vote ! Ce con, tout sourire aux lèvres m'a pris pour un gus de son bord ! S'il savait que je n'étais venu que pour détrôner son chouchou ! S'il savait ce que j'en pense, mon maire, de ses travaux pharaoniques, de ses magouilles et de ses dessous de tables, de son Sarkozy et du Sarkozysme !
 
Je me suis dis "c'est dommage que le vote ne porte pas en même temps sur la destitution du maire et de ses complices"...

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