31 octobre 2016

SDF (Suite)

GSMSuite de : SDF

http://zalandeau1.canalblog.com/archives/2016/10/26/34484594.html

 

Hier, il m'a bien fallu une heure pour me remettre de ma discussion avec ces pauvres gens et pour ne rien laisser paraître de mon émotion lors de mon entretien.

Les institutions sont faites pour faire perdurer la régression actuelle.Il ne sortira jamais rien des législatives ou des présidentielles.

Le seul vote ou l'on peut dire non, c'est le référendum (et on ne s'en est pas privé).

 
Sinon les autres votes , c'est "vous êtes obligé de voter pour quelqu'un" même que vous n'aimez pas, mais parce que vous le détestez un tout petit peu moins.
Mais ce type (député ou président), il a un chèque en blanc pour cinq ans remis par une majorité mi-no-ri-tai-re d'électeurs qui le détestent.
 
Le système est tellement absurde, que si les français ne votaient pas, un candidat gagnerait parce que sa famille est plus nombreuse que celle des adversaires.
 
Exemple de notre système poussé à l'absurde :
Tartempion : élu 5 voix
Glandu : battu 4 voix
Votes blanc: 44 000 000.
Voilà ce que pourrait engendrer notre système à la con.
 
Sauf que psychologiquement ça déclencherait une crise sans précédent et les français conscients de leur force n'auraient pas de mal à renverser un pouvoir soutenu par personne, même plus par les CRS.
 
Il faudrait vraiment voter blanc, et changer les institutions afin que ce vote compte à part entière . Il signifierait " Nous ne voulons ni de l'un ni de l'autre ; proposez-nous quelqu'un d'autre ! "
On est pas contre l'entreprise, nécessaire à l'économie.
On veut un rééquilibrage entre travail et finances, une France plus juste et sociale (j'ai pas dit socialiste).
Les 200 000 SDF ne votent même pas, car ils sont sans domicile. Donc ceux qui pourraient exprimer leur mécontentement sont privés d'expression. Ca peut continuer longtemps...
Et pendant que nos compatriotes meurent de froid dans la rue, on accueille des étrangers qu'on nourrit et qu'on loge. Où est cette fraternité Française que la destruction du sentiment patriotique et de la notion de nation a permise de manière si injuste ?
 
France de 1789, où es-tu ? Il faut aujourd'hui plus que jamais faire la révolution. Mais pas dans un bain de sang. Une "révolution des oeillets" par exemple. Prenons comme exemple Ghandi et sa révolution pacifique. Si on ne le fait pas, que va t-on laisser à nos enfants ?
 
Liberté, Egalité, Fraternité, A bas la caste de destructeurs de nos valeurs et de notre patrie ! Vive la FRANCE juste, humaine et fraternelle...

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30 octobre 2016

Que ce soit consciemment ou inconsciemment la femme cherche naturellement à séduire

GSM

Que ce soit consciemment ou inconsciemment la femme cherche naturellement à séduire. Comme une fleur s'épanouit, comme un lion mange des gazelles, la femme séduit. C'est sa destinée.
 
Quand un homme fait sa déclaration à une femme, ne serait-il pas plus facile qu'elle lui réponde gentiment "non " ? Et bien non. C'est trop franc. Il vaut mieux garder le silence, pour qu'il continue à se torturer. Parce que la séduction c'est aussi ça : harponner l'homme et le laisser accroché au harpon afin qu'il souffre comme une bête, ou bien alors qu'il languisse et s'attache davantage à celle qui se refuse provisoirement ou non. Quelle stratégie vicelarde ! Il a fallu que je réalise que ce silence était un "non", pour comprendre... Pour qu'il me revienne à l'esprit ce que me disait mon père :
 
"L'amitié entre homme et femme, ça n'existe pas. Il y a, soit de l'indifférence ou bien de l'attirance sexuelle. Et pourtant, ce serait si bien l'amitié... Pour un ou une hétéro, l'amour avec une autre personne du même sexe, s'arrête à l'amitié, mais l'amitié d'un homme avec une femme se transforme en désir. Pour un homo, c'est l'inverse.
 
Être ami avec une femme, c'est soit être une femme hétéro, soit un homme homo."
 
J'aurai du me mettre ces sages réflexions de mon père en tête...
 
La pute, c'est clair et net, elle vend sa prestation. La femme, elle, sème son charme à tout vent en même temps que ses phéromones, mais n'accorde ses charmes qu'à celui qu'elle choisit comme étant le meilleur garant de ses propres envies de sécurité et d'avenir.
 
Le mythe d'Ulysse attaché au mât de son navire pour ne pas céder au chant des sirènes, était une parabole, mais personne à l'école n'avait pris le temps de nous l'expliquer...Surtout quand le prof était une femme ! Ne surtout pas nous instruire des risques que les femelles nous font courir...
 
La condition de mâle est ridiculement triste. Il n'est qu'à voir la nature. Comme il est pathétique, de voir plein de mâles tourner autour d'une femelle et se battre entre eux pour l'avoir...
 
Et pendant ce temps la femelle se fait les ongles, se met du rouge à lèvres, du parfum, un string en peau de panthère et un wonderbrass à faire bander les morts. Pourquoi les femmes ont-elles une voix si charmeuse, un déhanchement, des mots ensorceleurs ? La nature les a faite ainsi pour séduire tous ces grands benêts que nous sommes.
 
Seuls les Don Juan, les dragueurs, les chasseurs, savent tout cela. Et ils utilisent dans l'autre sens les appâts qu'ils savent attirer les femmes. Rien à voir avec l'apparence de notre personne. Non, seulement le sourire, des mots menteurs, les rassurer, les tenter vénalement. On n'a pas besoin d'être beau, intelligent etc… Non, ce qu'elles veulent c'est pouvoir faire un nid avec le mâle qui est le plus susceptible d'assurer de faire bouillir la marmite, et d'avoir une belle portée de petits. Les femelles recherchent la sé-cu-ri-té. L'amour, elles en ont plein la bouche pour nous attirer, mais nous on en a plein la tête (désir, envie et aveuglement hormonal)...
 
Et c'est comme ça que l'espèce se perpétue, sur un quiproquo universel où l'amour n'est qu'une grande illusion et où la solitude est la règle.

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29 octobre 2016

Maman est morte (1er novembre 2011)

GSM

Elle a rendu aujourd'hui son dernier souffle sans aucun de ses enfants autour d'elle. Elle est partie rejoindre Papa... Elle s'est débrouillée pour disparaitre le 1er Novembre, le jour de la Toussaint... Moi qui disais que c'est une sainte... Meilleure que toi maman, cela n'existe plus...
 
On peut résumer ainsi, Toussaint 2011 : Décès de Maman... Toto et Nono ont pleuré. Il reste à prévenir Kiki... Qu'est-ce que mes enfants aimaient leur Mamie ! J'ai appelé mon frangin, il se charge de contacter notre saloperie de soeur...
 
Je suis groggy, comme si on m'avait mis KO... Et pourtant hier j'avais sorti mon costume noir, je savais que cela était pour bientôt...
 
Maman, tu ne souffres plus et de ça je suis content. J'avais si mauvaise conscience de ne pouvoir rien faire...
 
Toi et Papa, vous serez à jamais mes idoles, pleins de souvenirs, de regrets, de remords, d'attendrissements, de larmes, de chagrins mais aussi de rires enfantins...
 

JE T'AIME POUR TOUJOURS MAMAN...

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28 octobre 2016

Hélas, la démocratie, c’est aussi les voisins…

GSM

Hier, nous avons discuté avec nos voisins (NDLA : c'était en 2013, du temps où nous leur causions encore). Le sujet était le mot de la mairie nous informant que notre responsabilité était pleine et entière pour la partie du branchement d’eau situé sur notre propriété et que tout dégât nous serait facturé sauf à prouver par l’utilisateur que le service des eaux est responsable…
 
D’abord ils nous ont dit ne pas lire tout ce qu’on leur mettait dans la boite aux lettres... C'est vrai quoi, c'est mieux quand on fait l'autruche ! Pourquoi n'y a-t-on pas pensé avant ???
 
Ensuite lorsqu’ils se sont donnés le mal de comprendre, je leur ai expliqué que la loi s’appuie sur le règlement des eaux de 1927, que la jurisprudence toujours appliquée depuis en la matière, était claire :
 
1°) La partie de branchement des eaux (c’est également valable pour l’électricité), située dans le domaine privé, de la rue jusqu’au compteur inclus, bien qu’appartenant au propriétaire, est et reste à la charge et de la responsabilité pleine et entière du service des eaux (ou d'électricité)…
 2°) En cas de dégât, le service des eaux doit réparer sans incidence pécuniaire pour le propriétaire, sauf, à charge pour le service des eaux d’apporter la preuve de la responsabilité de l’utilisateur (L'inverse de ce que prétend la Mairie).
3°) Même en cas de dégât par le gel, sur ladite portion du branchement, la responsabilité du service des eaux est totale, ce service étant détenteur du savoir technique, installateur du branchement et donc ne saurait incriminer un particulier qui est un non-sachant en la matière…
4°) Toutes clauses contraires qui seraient écrites par un service des eaux seraient des clauses léonines, réputées non-écrites et par conséquent illégales. Ce sont des clauses abusives…
 
Bon ! Il est bien entendu que m’adressant à des « Français moyens », j’ai expliqué les choses en me gardant de citer des mots comme « léonine », qu’ils auraient pris pour la référence au prénom d’une personne absente. J’ai expliqué les choses le plus simplement possible. « Moi y’en a expliquer toi … Trop dur ?... Moi Tarzan, toi Jane !... Là ça va ?... ».
 
Enfin bref, après avoir expliqué plusieurs fois, à chaque fois, le voisin (ex-délégué syndical et ex-conseiller municipal !!!...) et sa compagne ont conclu « De toute façon, on perdra toujours, c’est eux qui font les lois !!! »…
 
Voilà ! Ce sont des gens qui vont voter aux prochaines élections. Des gens comme tous les autres. Des gens ordinaires…
 
Dans le même bateau, avec des gens qui rament dans tous les sens, parce qu’ils ne comprennent pas ce qui se passe…
 
Oui ce soir, je suis consterné par le résultat des votes quels qu’ils soient (passés et à venir) et je comprends enfin la dilapidation de nos impôts locaux en travaux aussi "pharaoniquement" mégalomanes qu'inutiles par "notre" Maire élu et soutenu par de tels abrutis ! L’imbécilité contribuera à nous faire perdre, comme l’imbécilité a permis Napoléon, Hitler, Mussolini, Sarkozy…

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27 octobre 2016

Hollande en panne : explication de son état...

GSM

Ecrit par Laurent Calixte sur l'Obs le 20 mai 2014 :
 
Pourquoi François Hollande n'y arrive-t-il pas ? Cet homme est pourtant intelligent, courageux, honnête, bienveillant, pugnace et, malgré tout, il enregistre les taux de satisfaction les plus bas de toute l'histoire de la cinquième république. Je vois plusieurs raisons à cela qui sont du ressort de la psychologie de comptoir, laquelle est moins onéreuse et parfois plus éclairante que les cures de psychanalyse classiques.
 
Nettoyage par le vide
 
Tout commence un jour de 1968, en Normandie, quand François Hollande, 14 ans, découvre que son père, un caractériel volcanique, a jeté aux ordures sa belle collection de petites voitures Dinky Toys. Il faut s'imaginer ce que peut être, pour un enfant, le déchirement que représente la volatilisation soudaine de cette collection.
 
Chaque voiture fut d'abord convoitée, puis repérée chez un marchand, enfin acquise, grâce à l'argent de poche ou aux cadeaux d'anniversaire. Le pouce appuie sur les petites roues pour vérifier la souplesse des suspensions, on admire les phares, si bien dessinés, ou la peinture fidèle de la carrosserie.
 
On guette le modèle rarissime, acquis au gré de mille détours et tractations. On regroupe les voitures par marques, ou par couleurs, ou par ordre chronologique. On repère les "trous" dans la collection, et les voitures manquantes emplissent l'esprit, jusqu'à leur découverte dans une foire, une brocante, un marché.
 
Et là, c'est le drame
 
Et un jour, tout a disparu. C'est une béance, sur l'étagère. Un vide. Un gouffre.
 
Quelque chose, dans le cœur de l'enfant, est arraché, comme la souche d'un arbre naissant. La blessure est telle que plus jamais l'enfant ne s'attachera à quoi que ce soit -exception faite des êtres humains, évidemment.
 
Il ne s'attachera à aucun goût. À aucun désir. À aucun concept. À aucune opinion. Il écoutera plutôt les opinions, les avis et les croyances des autres. Et en fera la synthèse.
 
Bien sûr, ne s'attacher à aucun objet, à aucun choix, à aucun désir, comme si le coeur était en Téflon, n'empêche pas de se forger des convictions philosophiques et politiques profondes et sincères -lesquelles seront construites en opposition frontale au père, sympathisant d'extrême-droite et excessivement autoritaire.
 
La fameuse figure du père autoritaire
 
Mais rejeter radicalement les excès du père peut aussi s'avérer contre-productif : le magazine L'Express indique en mai 2013 les raisons de l'impopularité de François Hollande, parmi lesquelles "l'absence de gouvernance, l'absence d’autorité, l'absence de ligne directrice". Comme par hasard, le père de Hollande était connu pour ses "lignes directrices" rigides, son excès d'autoritarisme, et une gouvernance familiale qui confinait au despotisme.
 
L'enfant qui a vu détruire par son propre père ses petites voitures chéries refuse d'investir affectivement dans des objets, des concepts, des notions dont il a perçu la fragilité.
 
Le mariage ? Encore une notion, un concept, donc "attention fragile": on s'abstient.
 
Hollande sera toujours en périphérie
 
Il devient observateur.
 
Se positionne en "décalé" par rapport au jeu politique -il ne sera par exemple jamais ministre sous Mitterrand. Il excelle à décrypter les situations les plus complexes.
 
Et, grâce à son rôle d'observateur décalé, il fournit non seulement de bonnes infos aux journalistes quand il est Premier secrétaire du PS, mais aussi quand il est président de la République -ce qui est, à ce niveau, assez incroyable, puisqu'il se positionne alors, face aux journaliste, comme le "copain François" qui donne des infos sur "la Présidence Hollande".
 
C'est comme si cette blessure d'enfance l'empêchait de se voir comme président de la République, comme "centre", comme si cette blessure le condamnait à ne se voir que comme périphérique d'une situation au cœur dans laquelle il ne peut se trouver, parce qu'une partie de son cœur a été arrachée il y a des années. Et le vide créé par cet arrachage explique beaucoup de choses.
 
Le vide technocratique de l'ENA
 
François Hollande est le plus énarque de nos présidents. Il en représente la quintessence.
 
Mitterrand n'était pas énarque. Sarkozy n'était pas énarque. Et Chirac a intégré cette école en 1954, quand elle était toute jeune et n'avait pas encore l'aura et la morgue qu'elle a aujourd'hui.
 
Chirac n'aura d'ailleurs de cesse de secouer les énarques et de moquer leur esprit souvent étroit. Hollande exsude l'ENA dans ce qu'elle a de pire : la certitude que sa grille d'analyse enferme le monde, le contient, et le représente totalement.
 
La certitude qu'il faut être, quel que soit le niveau professionnel que l'on atteint, un bon élève appliqué, qui a lu tous les polycopiés, tous les codes, tous les tableaux de la comptabilité nationale. Qu'il faut connaître la technostructure étatique par cœur, et bien sûr ne pas dévier d'un iota de ces textes -comme s'il s'agissait des Tables de la loi.
 
L'énarque ne se sent bien que dans la contrainte
 
Autant dire que les stratégies de rupture, les emportements, les coups de bluff sont inimaginables. Autant dire qu'un énarque ne pourrait jamais résoudre, comme Alexandre le Grand, l'énigme du noeud gordien. L'énarque -bon, pas tous- ne se sent à l'aise que dans un univers de contraintes.
 
Retirez-les lui, il n'a plus de points de repère. S'il est élu président de la République, c'est le vertige. Il est libre. Mais pour faire quoi? François Hollande se retrouve face à ce vide intérieur. Puisqu'il n'a pas vraiment d'opinions, de désirs ou d'avis chevillés au corps, il se réfugie dans les procédures de Bercy, les directives européennes, ou les codes des impôts, avec leur rigueur, leurs contraintes, leur exhaustivité technique apparente.
 
Et comme Jimmy Carter, ancien président américain peu doué de vision et peu apte à trancher, il se réfugie dans le travail comme on s'enferme dans un bunker.
 
Sortir des problèmes par le bas
 
Ce qui explique pourquoi il est si peu capable de sortir d'un problème par le haut.
 
Et qu'il essaie trop souvent  d'en sortir par le bas, c'est-à-dire en s'enfonçant dans les méandres de la technostructure, pour dénicher, comme le brillant élève de l'ENA qu'il n'a jamais cessé d'être, l'article de loi méconnu, l'alinéa imperceptible, la nomenclature oubliée que ses collaborateurs n'auront su détecter.
 
Et c'est parce qu'il est habitué à sortir des problèmes par le bas qu'il est si peu capable de nous offrir une vision motivante et ambitieuse.
 
Ajoutons enfin que le plan en vigueur à l'ENA est le plan en deux parties, alors qu'à Normale Sup (Georges Pompidou, Laurent Fabius), c'est le plan en trois parties qui est préféré.
 
Le plan en deux parties est fait pour les serviteurs de l'État qui doivent présenter au ministre ou au président une situation sous un angle équilibré. Ensuite, au ministre ou au président de trancher, avec leur bon sens, leur analyse propre, leurs choix, leurs opinions et leurs goûts.
 
Le plan en trois parties, lui, permet le "dépassement dialectique" (et non pas la "synthèse juste milieu", justement) entre deux options apparemment contradictoires.
 
Pourquoi Laurent Fabius n'explique-t-il pas au président de la République les vertus du dépassement dialectique, qui permet justement de sortir de toutes les situations par le haut ?
 
Le vide littéraire
 
François Hollande ne lit pas de romans. Il lui manque ainsi l'accès à la profondeur, à la complexité, au mystère qu'offre la lecture de ces œuvres littéraires. Dans ces "vies en modèle réduit", la pâte humaine est analysée, décryptée, explicitée. On apprend à découvrir ce qu'est une "séquence de vie", ces séquences de long terme qui permettent à ceux qui les reconnaissent de détecter, dans la vraie vie, les points de départ, les points de rupture, les points d'inflexion, qui signalent le début, le point d'orgue ou la fin d'une séquence.
 
Si de Gaulle a pu traverser la longue période d'insuccès qui allait de 1946 à 1958, c'est parce qu'il savait que cette séquence s'appelait une "traversée du désert", et qu'elle pouvait durer des années.
 
Si Mitterrand a pu survivre au scandale de l'Observatoire, c'est qu'il se rappelait sans doute l'aphorisme de Nietzsche : "Ce qui ne te tue pas, te rend plus fort".
 
Si Valéry Giscard d'Estaing a su magistralement saisir l'opportunité de poser sa candidature à l'élection présidentielle de 1974, c'est qu'il pensait sans doute à ces mots de René Char : "Saisis ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque".
 
La lecture des romans ou des œuvres littéraires en général permet d'intégrer une situation actuelle dans un cadre plus vaste. Ce qui permet de mieux la comprendre, de mieux la mettre en perspective, et donc de la maîtriser.
 
Des références qui pourraient faire "tilt"
 
Il manque à François Hollande ce cadre de références littéraires pour mettre les événements en perspective. Par conséquent, au lieu de les maîtriser, il les subit. Ce "vide littéraire" l'empêche de comprendre que se proclamer "président normal" fait peu rêver les citoyens et évoque fâcheusement "L'homme sans qualités" de Robert Musil, cet Ulrich qui ne comprend pas trop les changements qui surviennent dans son pays.
 
Que se faire filmer, pendant une allocution à l'Elysée, debout face à deux portes entrouvertes qui laissent voir un long couloir vide, résonne fâcheusement avec l'expression "entre deux portes".
 
Que choisir un nid d'amour dans une artère qui s'appelle "rue du Cirque" devrait le faire sourire, et lui servir de signal d'alarme pour deviner ce qui se passerait au cas où sa liaison serait découverte.
 
Frappé du syndrome de l'imposteur
 
François Hollande raconte, en plaisantant, que la première fois qu'il s'est rendu à l'Élysée, après son élection, il a eu le réflexe de frapper à la porte avant d'entrer dans son propre bureau vide. En fait, je suis persuadé que ce n'était pas qu'une boutade. Et qu'il a effectivement eu le réflexe de taper à cette porte.
 
Tant il est persuadé qu'il est inimaginable qu'il soit réellement président de la République. Comme s'il était inconcevable qu'il puisse occuper ce bureau. Comme s'il était frappé du syndrome de l'imposteur.
 
Ce syndrome amène celui qui en est victime à se conduire, non pas comme il le veut, mais comme "on le doit".
 
L'"imposteur" veut toujours montrer qu'il se conduit "comme il faut". Il se transforme en comédien, convaincu qu'il faut jouer un rôle (bomber le torse, bien écarter les épaules, se teindre les cheveux), et le jouer selon ce que l'on attend de lui.
 
Hollande n'a plus confiance en lui
 
Et quand le vertige le saisit, alors il s'invente des contraintes qui lui servent d'armure destinée à masquer son sentiment d'imposture, et à différer la découverte de cette "imposture" : ainsi de la promesse que la courbe du chômage serait inversée avant la fin de l'année (2013).
 
Pourquoi prendre un tel engagement, que personne, absolument personne ne lui demandait, et qui s'est révélé désastreux quand il fut évident qu'il n'avait pas été tenu?
 
Parce que François Hollande a agi comme ces commerciaux sous pression, qui espèrent faire patienter leur employeur (ici, les Français) en se lançant des objectifs élevés et des calendriers intenables.
 
Notons que le syndrome de l'imposteur ne signifie absolument pas que la personne concernée soit réellement un imposteur : les personne les plus compétentes peuvent en être atteintes, comme le montre justement l'exemple de François Hollande.
 
Mais ce syndrome réduit considérablement leur confiance en eux.
 
Il ne sait plus ce qu'il doit faire 
 
Totalement dépourvu d'affect face à telle ou telle option politique, ou tel ou tel choix de société (d'où son embarras, sa maladresse et sa mollesse face au "mariage pour tous"), François Hollande ne choisit jamais la solution qu'il pourrait préférer, mais celle qu'il "faut" choisir. Du coup, il semble aussi peu à l'aise dans ses décisions qu'on peut l'être dans des vêtements mal coupés.
 
C'est dans la confrontation avec autrui, avec des êtres de chair et de sang, au fond, que Hollande s'en sort le mieux, comme s'il avait besoin, pour combler ses béances, de la substance d'autrui.
 
La confrontation, le moteur de Hollande
 
Ainsi, il avait été excellent lors du débat avec Nicolas Sarkozy.
 
Et il a été pugnace et combatif lors de son interview avec Bourdin. C'est en se confrontant aux autres que François Hollande peut combler ces vides et réveiller ses goûts, ses aspirations et ses désirs personnels.
 
Je terminerai par quelques conseils à deux balles : si vous voulez sortir de la nasse, monsieur le président de la République, servez-vous d'eBay ou de Priceminister pour retrouver votre collection de Dinky Toys, lisez des romans, retrouvez le goût d'avoir des avis, des opinions, des préférences bien à vous, et prenez confiance en vous - je n'ai pas dit "en votre ego", j'ai dit: "en vous".

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26 octobre 2016

SDF

GSM

Poésie des gens d'aujourd'hui, basée sur la vie d’aujourd’hui
faite sur cette pensée unique qu'on veut nous imposer,
faite sur cette régression sociale qu'on veut nous imposer,
faite sur cet avenir qui semble sombre sauf aux profiteurs.
 
Aujourd'hui, dans le quartier de la Madeleine, j'ai vu 3 SDF, parfaitement Français, dont une femme avec un écriteau "je voudrais manger". Les trois, la cinquantaine, même scénario : licenciés, fin de droit, expulsion, la rue.
 
Il y en a 200.000 en France. Reviens l'Abbé Pierre. En 54 il y en avait 10.000. Il y en a maintenant 20 fois plus. C'est ça le progrès ? J'appelle à la résistance tous les français : Aidons ces 200.000 personnes sans abri, dont 90 % sont nos compatriotes que nous laissons crever, alors que les chiens errants sont recueillis...
 
Ne nous résignons pas à l'inacceptable. Un Français, en France, on ne pourra jamais lui dire "retourne dans ton Pays sale Français". Il est dans son Pays.
"Ne m'appelez plus jamais France, la France elle m'a laissé tomber".
 

J'ai honte d'être Français...

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25 octobre 2016

La jalousie

GSM

J’ai déjà disserté sur la jalousie. Mais la vie, l’âge, et d’aucuns diront « la sagesse », amènent à réviser notre opinion, à la préciser, à l’éclaircir…
En l’occurrence mon point de vue se simplifie au fil du temps sur ce sujet…
 
Qu’est-ce que la jalousie ?
 
Je distinguais avant, la jalousie amoureuse, qui s’exerce sur celui qu’on aime et la jalousie envie, qui s’exerce sur un autre que l’on déteste parce qu’il a ce que l’on n’a pas…
 
En fait, il n’y a pas de notable différence entre l’un et l’autre cas. La jalousie, dans tous les cas, est un sentiment possessif allié à un sentiment de haine… Il n’y a aucun amour dans la jalousie et il n’y en aura jamais.
 
Combien ce sentiment exacerbé a-t-il pu causer de morts, de misère, de dénonciations, de condamnations sans jugement, animé par les seuls bas instincts de possession et de haine ?
 
La jalousie est un des moteurs malsains de l’inhumanité, qui me dégoûte…

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24 octobre 2016

Faut-il prouver la déconnexion totale des élus par rapport à la vie des Français ?

GSM

Europe 1, publié le lundi 24 octobre 2016 à 09h36.
 
C'est une anecdote qui le poursuit. En 2012, Jean-François Copé avait voulu illustrer la "pression" de certains extrémistes musulmans. Le député-maire de Meaux citait alors le cas de "parents d'élèves traumatisés parce qu'un de leurs fils, qui prenait son goûter à la sortie du collège, s'est fait arracher sa nourriture des mains par une bande de jeunes qui se prenait pour une brigade iranienne de promotion de la vertu".
 
Selon lui, ce jeune s'était fait "arracher son pain au chocolat par des voyous" au motif "qu'on ne mange pas au ramadan".
 
Un prix divisé par dix. Lundi sur Europe 1, un auditeur malicieux a demandé au candidat à la primaire de la droite et du centre le coût d'un pain au chocolat. Réponse de Jean-François Copé : "aux alentours de 10 ou 15 centimes". Raté. En boulangerie, le prix du pain au chocolat tourne plutôt autour de 1 euro voire 1,5 euro. Pour descendre au prix avancé par le candidat, il faut aller chercher les pains au chocolat industriels de supermarchés... et encore pour les moins chers.
"Je l'assume". Informé du prix réel du pain au chocolat en boulangerie, Jean-François Copé a d'abord tenté de justifier son chiffre : "ça dépend de la taille", avant de reconnaître son erreur : "je suis loin du compte. Je ne vais pas en acheter souvent, c'est un peu calorique". Dans "La Social Room" d'Europe 1, le député a fait amende honorable : "j'ai répondu très vite, je l'assume !".
 
Cette "bourde" en rappelle en tout cas d'autres de la part d'élus, souvent accusés d'être coupés de "la vie réelle". En 2012, par exemple, Nathalie Kosciusko-Morizet avait séché sur le prix du ticket de métro, en l'évaluant à 4 euros au lieu de 1,70 euros...

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Mémoires et radotages (72) – Déni de criminalité

GSM

Parfois, j’écris des commentaires sur des blogs tiers ou sur les miens… Et comme par hasard, je suis en verve… Alors je les recopie dans mes ‘mémoires et radotages’, parce qu’ils sont pour moi des sujets importants. Cette fois, c’est la bonne conscience d’une catégorie de gens ignorant les faits, parce qu’ils sont heureux dans leur monde de bisounours, qui me fait réagir… Concernant la quiétude réelle des cités…
 
Il y en a qui ont passé un bon 14 juillet 2016 à Nice, aussi... Mais pas tous...
 
Que de banlieues je connais où tout est comme avant, c'est vrai !
 
Que de banlieues aussi je connais, où l'on passe un jour où les sauvageons se reposent ou bien sont ailleurs... Parce qu’ils ne peuvent pas "sauvageonner" 24h/24, non plus...
 
Que de coupe-gorges je connais, et j'ai connus et ce, depuis bien avant les "évènements", où passer est un véritable jeu de la roulette Russe ! Parfois j'ai failli y laisser ma peau. Mais combien de Français l'ont-ils su ? Certains de mes collègues de travail, ainsi que les collègues de travail d'autres gens, dans différents métiers où le contact est prolongé et non occasionnel dans ces bouillons de cultures communautaires, partagent cette connaissance de faits agressifs délictueux ou criminels... Comme si on allait raconter ces faits, ces agressions ces tentatives, ces actes dont nous sommes les témoins directs, pour peu que l’on soit observateurs, à nos familles, qui s’inquiéteraient, alors que nous, on préfère avoir une famille heureuse et souriante et surtout pas stressée !... Alors, ces problèmes, la famille ne les étale pas non plus puisqu'elle n'en a pas connaissance... Cela ne va pas jusqu'aux médias non plus, sauf fait divers sanguinolent, ou sauf déballage par des gens agressés qui sont au bout du rouleau...
 
À fortiori, les bo-bos n'en ont pas connaissance non plus... Et restent calfeutrés dans leurs illusions d’un monde qui va très bien…
 
Je me pose la question : Dois-je raconter tous ces moments cruciaux de ma vie ? Au risque d'être conspué par tous les "négationnistes" de la réalité socio-ethnique qui bouleverse profondément les fondements de notre société ? Ces adeptes de la pensée correcte ne supportent pas la vérité ce qui les rend hargneux, agressifs et inquisiteurs.
Je me tâte... Je n'ai pas envie non plus, car c’est comme cela que ça se passe, d'avoir à me défendre alors que je suis innocent... Je l'ai trop fait pour savoir ce qu'il en coûte d'être accusé et qu'on finit par prendre une attitude de repli tel un coupable alors que les coupables sont ceux que l'on dénonce et leurs complices ceux qui les soutiennent par méconnaissance et idéal déconnecté...
C'est la situation générale en France : Il ne faut pas dire la vérité. Comme dans la chanson de Guy Béart : Il a dit la vérité, il doit être exécuté... Alors, laissons les... comment puis-je les appeler ?... (J'ai un ami qui est comme ça : à avoir contourné les problèmes, il ne les a jamais rencontrés et prétend qu'il n'y en a pas)... Bon, je dirai "Amis".
 
Donc, laissons les "Amis" continuer leur fantasme de monde idyllique, de monde rêvé, qui n'est que la partie qu’ils veulent connaitre. Ils ignorent ainsi les potentialités et débordements criminogènes engendrés crescendo par notre société laxiste, avec la plus parfaite bonne conscience...
 
Espérons que soient de plus en plus nombreux, ceux qui conscients de cette réalité (je pense à ceux qui la vivent au quotidien), la dénonceront et la combattront avec détermination !

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23 octobre 2016

Une histoire d'amour n'est pas toujours simple

GSM

2008 :
 
Une histoire d'amour n'est pas toujours simple.
L'amour que l'on voudrait infini, éternel, n'est que ce qu'en fait notre égoïsme.
Tu m'as encore agressé verbalement hier et aujourd'hui.
Tu t'en rends compte et tu t'élances vers moi, tes bras autour de mon cou pour me demander pardon...
Je t'explique qu'il ne faut pas reporter ton stress sur moi en m'agressant, car ce que tu fais, maintenant chaque jour, m'éloigne peu à peu de toi. Tu as beau t'excuser le soir, tu me pourris la vie toute la journée et je ne le supporterai pas longtemps.
 
Je prends sur moi, oui, mais pour cinq minutes de bonheur, tu me procures une journée de cafard, d'idées noires, d'envie de quitter ce monde...
Alors globalement, être avec toi, est plus démoralisant que d'être seul.
 
Voila au bout de ces années, ce qu'est devenue notre histoire d'amour, qui avait pourtant commencé comme un conte de fée...
 
Je vais tâcher d'avoir encore un peu de patience.
Pour moi, c'est tellement naturel d'aimer, mais sans réciprocité, je ne tiendrai pas...
 
2016 :
 
Je ne supporte plus tes principes arriérés et imbéciles, ton entêtement, tes reproches, ta méchanceté, tes agressions continuelles de petit roquet hargneux, tes perpétuelles et incessantes sautes d'humeur, ta paranoïa, tes crises de jalousie, tes troubles obsessionnels compulsifs,  ta  syllogomanie, ton look de clodo...
 
L'un de nous est de trop dans cette maison. Je souhaite souvent que tu crèves avant moi, afin que je puisse être tranquille. Je pourrais débarrasser la maison de tous les amoncellements inutiles et transformer en écrins, les pièces laissées en plan depuis 28 ans...
Si cela pouvait se réaliser, je pourrais enfin ne plus vivre dans un taudis et recevoir les amis et la famille que je dissuade actuellement de venir...
 
Mais si je pouvais savoir que c'est toi qui me survivras... Je souhaiterais clamser le plus tôt possible... pour être heureux dans l'au-delà...

Posté par zalandeau à 10:19 - Commentaires [10] - Permalien [#]
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