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Europe 1, publié le lundi 24 octobre 2016 à 09h36.
 
C'est une anecdote qui le poursuit. En 2012, Jean-François Copé avait voulu illustrer la "pression" de certains extrémistes musulmans. Le député-maire de Meaux citait alors le cas de "parents d'élèves traumatisés parce qu'un de leurs fils, qui prenait son goûter à la sortie du collège, s'est fait arracher sa nourriture des mains par une bande de jeunes qui se prenait pour une brigade iranienne de promotion de la vertu".
 
Selon lui, ce jeune s'était fait "arracher son pain au chocolat par des voyous" au motif "qu'on ne mange pas au ramadan".
 
Un prix divisé par dix. Lundi sur Europe 1, un auditeur malicieux a demandé au candidat à la primaire de la droite et du centre le coût d'un pain au chocolat. Réponse de Jean-François Copé : "aux alentours de 10 ou 15 centimes". Raté. En boulangerie, le prix du pain au chocolat tourne plutôt autour de 1 euro voire 1,5 euro. Pour descendre au prix avancé par le candidat, il faut aller chercher les pains au chocolat industriels de supermarchés... et encore pour les moins chers.
"Je l'assume". Informé du prix réel du pain au chocolat en boulangerie, Jean-François Copé a d'abord tenté de justifier son chiffre : "ça dépend de la taille", avant de reconnaître son erreur : "je suis loin du compte. Je ne vais pas en acheter souvent, c'est un peu calorique". Dans "La Social Room" d'Europe 1, le député a fait amende honorable : "j'ai répondu très vite, je l'assume !".
 
Cette "bourde" en rappelle en tout cas d'autres de la part d'élus, souvent accusés d'être coupés de "la vie réelle". En 2012, par exemple, Nathalie Kosciusko-Morizet avait séché sur le prix du ticket de métro, en l'évaluant à 4 euros au lieu de 1,70 euros...