31 août 2016

Mort aux traîtres

GSM

Nous sommes dans une guerre économique. Chacun le sait, mais comme les bombes ne pètent pas au-dessus de nos têtes et bien, on s’habitue. On se dit la prochaine, ça sera peut-être pour le voisin, mais tant que ce n’est pas pour moi, ça va…
Donc par conséquent, tant qu’il n’y a pas de sang dans les rues et des ruines un peu partout, on s’accommode et comme il n’y a rien à voir, il n’y a rien à faire contre…
 
Triste appréciation des choses… Peut-on expliquer la situation que vit notre pays en la comparant à la seconde guerre mondiale ? Je vais essayer…
 
Cette guerre économique c’est comme si nous étions allé au front les bras attachés sans armes, que nous ayons rasé la ligne Maginot pour laisser le passage libre (Ça, c’est nouveau, on n’arrête pas le progrès).
L’envahisseur aurait gagné sans aucun effort et pris toutes nos ressources, notre alimentation, nos biens, tout, sans que nous opposions de résistance, alors que l’état nous dirait « Il faut laisser faire, c’est pour votre bien ». Ce serait un état vendu à l’ennemi, bien entendu (Ça, c’est le régime de Vichy à la virgule près).
 
Notre situation est donc pire que celle de la seconde guerre mondiale, car depuis le début de cette guerre économique nous n’avons à aucun instant tenté de nous défendre. Le seul représentant de l’ennemi sur notre sol est notre classe politique. Si nous voulions résister, il nous faudrait donc combattre la classe politique, c'est-à-dire les collabos du libéralisme mondialiste, ces vendus, ces traîtres, ces judas qui pour 40 deniers… Mais on ne le fait pas, parce qu’on croit naïvement, comme pour Pétain, qu’ils vont nous sauver. La situation est donc bien pire que jamais, sans maquis et sans résistance .
 
8 millions de demandeurs d’emplois. Ce sont les morts.
150.000 SDF en 2016, 140.000 en 2013, 100.000 en 2009, (ils n'étaient que 14.000 en 1954, oubliés d'une guerre mondiale terrible qui avait dévasté maisons et usines). Ce sont les soldats inconnus.
 
Continuons la partie. Il faut être beau joueur : Il reste 54 millions de survivants à soumettre au feu du libéralisme mondialiste…
 
PS : Et comme si cela ne suffisait pas, nous sommes atteints par une deuxième guerre aussi sournoise mais plus classique, parce qu'elle verse notre sang : Une invasion  armée par une dictature terroriste colonialiste au dogme pseudo-religieux... Mais c'est une autre histoire, dans laquelle les traîtres sont les mêmes !

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30 août 2016

L’information

Rien n’esGSMt plus difficile que d’être informé. Rien n’est plus difficile que de connaître le vrai du vrai (parce que le mot "faux" est tabou), si tant est qu’il y ait une vérité absolue en chaque chose… 
Nous n’avons jamais été aussi informés que maintenant. Mais nous n’avons jamais été aussi désinformés non plus. Info ou Intox, demi-info ou demi-intox ? Cela est difficile de savoir.
 
Déjà que notre cerveau a tendance à ne capter que ce qui l’arrange, que ce qui va dans le sens de notre opinion, de notre dogme, de nos envies. Nous trions ainsi et écartons les interprétations du monde que nous refusons…
 
De plus l’on entretient en nous une doxa propre à conformer notre jugement en une pensée unique compatible avec les intérêts de la classe dirigeante et de ses « lobbying friends » (amis de groupe de pression et d’intérêt)…
Il leur suffit, pour répondre à un prétexte « audimatique », de programmer les sujets sérieux, les débats honnêtes, les reportages chiadés à des heures où peu de gens regardent la télé. Il leur suffit d’abattre ceux qui les dérangent par leur liberté de propos.
Il leur suffit de mettre en avant les propos fallacieux des fanatiques qui sont leurs larbins et leurs complices parfois involontaires…
 
Énormément de sujets ont récemment défrayé la chronique (H5N1, H1N1, Irak, terrorisme…).
Les sujets à dimension financière, c'est-à-dire tous, nous sont présentés à travers le prisme déformant d’une vision à sens unique destinée à nous faire avaler la pilule.
 
Je ne prendrais que deux exemples, très banaux, puisque non politiques et concernant notre simple santé. Sujet primordial s’il en est, nous ne pouvons pas en tant que particuliers et simples citoyens, ne disposant pas des connaissances scientifiques, des statistiques et des outils d’analyse nécessaires, vérifier les assertions variées que l’on nous assène.
 
- On nous dit d’une part qu’il faut manger 5 fruits et légumes (Lobby des maraîchers). Certains professeurs éminents nous mettent en garde contre les effets cancéreux des traces de pesticides contenues dans ces mêmes produits…
Les produits agricoles biologiques et leur traçabilité supposée sont deux fois plus chers en France qu’en Allemagne. Il y a beaucoup de triche sur le bio… La traçabilité ne peut être vérifiée par le consommateur que s’il réside non loin de l’exploitation… Autant dire, presque jamais à part avec les AMAP… 
Une seule fois, un « spécialiste » a dit dans une émission, que manger fruits et légumes apportait plus de bénéfice que ce que représentait l’absorption de pesticide et terme de danger…
Il faudrait que d’autres intervenants s’expriment sur le sujet… Un seul n’est pas suffisant… Qui nous dit qu’il n’est pas le sujet d’un « conflit d’intérêt » ? Où est la vérité ?
 
- Autre exemple : Les margarines qui nous sont actuellement vendues, contiennent de l’huile de palme, que parfois ils nomment « de coco », ou de coprah, ou même encore plus pudiquement « végétale »… Les pubs (aussi bien sur les couvercles de ces margarines),  mentionnent les bienfaits pour la santé et contre les problèmes cardio-vasculaires de leurs produits, sans entrer dans les détails… Nutella a eu l'immense culot d'affirmer dans une pub à la télé, que c'est précisément l'huile de palme contenue dans son produit qui est bénéfique pour la santé ! Personne n'ose contredire ni attaquer en justice ces publicités mensongères ! Puissance du pot de fer contre le pot de terre !!! Qui dit vrai ? Qui dit faux ? Société de l'argent roi qui achète et impose tous les silences !
Par contre, des spécialistes invités au magasine de la santé sur la 5, alertent sur le danger important de ces huiles en matière de cholestérol, de problèmes cardio-vasculaires et d’AVC… Epoustouflant !
 
Comment dire que nous sommes bien informés ? Nous avons des gens qui mentent d’un coté ou de l’autre et qui ont le droit de mentir ! Est-ce cela la liberté d’information ? Est-ce que l’escroquerie est devenue une affaire respectable ? Où est notre liberté dans tout ça ? Celle de nous faire empoisonner en enrichissant des affairistes malhonnêtes ? Et le bureau de vérification de la publicité (BVP, devenu ARPP), n’a-t-il pas une déontologie de protection des pratiques malsaines ?
 
Alors, soyons extrêmement circonspects en matière d’information : Plus le propos est asséné comme évidence, plus il est mensonger…

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29 août 2016

Justice : Les deux visions judiciaires de la société

GSM

J’ai déjà bien souvent fustigé (je sais, je me répète) la société Française et sa « fracture » sociale héritée de la révolution de 1789 et de toutes celles qui ont suivies. J’ai conclu en disant que ce qui a été commencé à la prise de la Bastille n’a jamais été fini et que les deux camps ne se sont, non seulement jamais réconcilié, mais sont aujourd’hui opposés plus que jamais.
 
A part quelques modérés, exceptions ne parvenant guère à se faire entendre, il y a deux visions complètement opposées entretenues savamment par des politiciens conscients de l’impériosité de maintenir ces différences pour continuer leur petit commerce.
 
Il en va de l’idée de la justice de ce qu’il en va du reste des notions et motivations de la société.
 
Il y a le camp de ceux qui proclament le châtiment sévère de tout acte délictueux ou criminel (droite).
 
Il y a le camp de ceux qui proclament que le délinquant ou le criminel est exclusivement le produit fabriqué par la société et qu’il n’est responsable de rien (gauche).
 
Et il y a ceux se regroupant en une caste transversale politiquement, mais se considérant comme élite socialement, qui pensent que ces deux visions précédentes s’appliquent uniquement aux autres et pas à eux-mêmes et qui jugent comme normal le privilège d’échapper à toute délinquance, à tout crime.
 
Il y a donc à mener, deux actions de moralisation de la vie publique en matière judiciaire :
 
Éliminer toute les failles et possibilités de contournements de lois que les puissants exercent actuellement avec les excellents résultats (excellents pour eux mais écœurants pour nous) d’échappatoire et d’impunité.
 
Mener une réflexion sur la part de responsabilité d’un délinquant ou d’un criminel sur l’acte commis. Il est trop facile de déclarer la totale responsabilité de la société sur tous les crimes et délits (gauche), ou bien la totale responsabilité de l’individu à chaque fois (droite). Ce n’est pas tout l’un ou tout l’autre. Parfois les responsabilités ont des circonstances atténuantes, des causes multiples.
 
Mais dans certains cas, peu nombreux, la responsabilité de l’individu peut être totale. De même la responsabilité de la société peut être totale.
 
C’est une sorte d’envie de ‘judiciairement correct’ qui corrompt la possibilité même du jugement juste et équitable par rejet systématique de recours à la sévérité.
 
Le premier problème est qu’actuellement nos instances dirigeantes et judiciaires ont tendance à tout mélanger. L’instinct meurtrier pathologique, lorsqu’il s’est concrétisé, devrait être châtié très sévèrement et les coupables mis définitivement hors de possibilité de recommencer, sauf évolution réelle de l’instinct desdits sujets. Le principe de précaution devrait prévaloir.
 
Le second problème est que pour le même acte exécuté avec les mêmes motivations, avec les mêmes circonstances atténuantes ou aggravantes, il est fait application de peines différentes. Il rêgne dans la magistrature et notamment au sein de son syndicat, une idéologie d'ultra-gauche totalement sociopathe et donc dépourvue d'esprit d'équité...
 
Ils n’osent pas le dire, mais il s’agit de ‘discrimination positive’, parfait instrument d’inégalité et d’injustice qui déclenche un sourd mouvement de colère parmi une population dépossédée de ce sentiment d’égalité et de ses droits de liberté et de fraternité qu’elle croyait inaliénables…

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28 août 2016

La société Française, cela n’existe plus

GSM

J’ai souvent fustigé l’espèce de fracture sociale dont l’un des symptômes les plus immédiats et visibles est cette façon de mépriser et d’ignorer l’autre, cette façon de se considérer supérieur, cette façon de rabaisser, cette façon de snober, de parader, sur le mode « j’étale ce que je suis pour monter que vous n’êtes rien », cette façon de se regrouper par tranches très étroite simplement par le niveau de revenu.
On me rétorquera que cela a toujours existé. Bien sur. Le problème est que le phénomène s’accentue de plus en plus…
 
Mes arguments ne valent pas démonstration, mais quand je me replonge dans mes années de jeunesse, j’ai énormément d’exemples de la différence de comportement de l’époque par rapport aux années maudites que nous vivons…
 
Dans les années 56-58, alors que nous avions emménagé dans une ancienne remise de calèches retapée par mon père qui était un artisan modeste avec pas beaucoup de travail, notre voisin du dessus était directeur de banque en Afrique. Il venait en vacances tous les ans avec sa famille et nous invitait souvent à déjeuner ou pour l’apéritif. Nous entretenions des relations très amicales et faisions tous bien attention de ne pas faire de tapage ou bien alors nous nous excusions et ce dans les deux sens. J’étais l’ami, presque le frère, de leur fils qui avait un an de plus que moi…
 
Dans les années 59 à 69 nous avions déménagé dans une autre maison. Bien que nous fûmes les plus pauvres de l’avenue (c’était une impasse de 200 mètres de long, mais avenue cela fait plus chic dans un quartier résidentiel) avec 8 maisons dont 5 étaient de vastes propriétés très cossues). Nous nous avions la maison la plus moche et mon père était toujours petit artisan avec pas toujours assez de travail…
Mon père entretenait des relations très amicales bien qu’empreintes de respect avec un voisin, vénérable commandant de la marine marchande à la retraite, très fortuné et qui n’hésitait jamais à engager la conversation et à boire l’apéritif.
 
Le voisin de l’autre coté possédait au Gabon une exploitation de bois rouge et revenait plusieurs fois par an voir sa femme et ses enfants. Bien que cousus d’or, ces gens nous invitaient sans cesse, un de leur fils était mon copain, un autre était l’ami de mon petit frère. Jamais nous n’eûmes de problème de voisinage, c’était l’entente cordiale…
 
Le voisin d’en face… Un jour en 1959 environ, mon père et quelqu’un d’autre (oncle ou grand-père) essayaient de hisser un réservoir métal pour constituer un château d’eau… Mais la force musculaire était insuffisante… Mon père avisât le jardinier en short qui taillait la haie de la grosse propriété d’en-face et lui demandât un coup de main… Celui-ci acceptât tout de go et le travail fut fait avec beaucoup d’efforts physiques et puis une bonne bière après, à la bonne franquette… Au moment de lui donner un pourboire, le jardinier refuse… C’était lui le milliardaire propriétaire de la vaste villa d’en-face !
C’était quelqu’un de très réservé, mais ce coup de main avait brisé la glace et dès lors des relations vraiment cordiales se sont établies…
 
Et j’ai tellement davantage d’exemples encore de ce genre de modèle social de l’époque !…
Cela n’existe plus aujourd’hui et ne serait plus possible.
 
Les gens riches ou aisés, à cette époque, sortaient d’années de souffrance, de ces années de guerre qui ont certainement rapprochés bien des gens. Ils ont appris à apprécier l’autre sur des critères de sympathie, de valeurs humaines, comme le travail et l’honnêteté, le courage. Bien que ces années fussent l’apogée des communistes en France, c'est-à-dire de ceux qui étaient jaloux des possédants, les possédants, eux, n’avaient aucune acrimonie envers les autres et appréciaient le modèle de société émergé dans les années d’après-guerre…
 
Ces gens sont aujourd'hui tous disparus et leur spontanéité avec eux...
 
Alors que maintenant, le possédant qui vous sourit c’est le commerçant. Le propos faussement cordial du commerçant... Sur quatre couples de gérants de magasin partis ailleurs ou en retraite et revus inopinément, un seul est resté amical, les autres nous ont ignorés royalement… Les barrières des classes sociales sont remises en place...
Quand aux riches actuels, ils n’émettent que méfiance, dédain envers les classes 'inférieures'…
 
Il y a la classe des 1000 euros, la classe des 2000 euros, des 3000, etc.… Et chacun s’enferme dans ce qui est comme une caste qui ignore celle d’en-dessous…
 
Comment avons-nous pu en arriver là ?

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27 août 2016

J'ai honte

GSM

Hier, nous arrivons ma femme, mon caddy et moi à la caisse d’Aldi. J’y arrive en même temps que deux hommes avec leur chariot. Nous stoppons chacun  à trois mètres et nous nous regardons. Comme ils n’ont pas l’air d’avoir envie de passer avant nous, l'air gêné, je prends la première place. En discutant à mots couverts avec ma femme, j’apprends que ce sont deux SDF. Effectivement en regardant mieux, cela se voit à la pauvreté de leur mise.
 
Ces deux là ont un quad à deux places et doivent probablement squatter dans une des nombreuses maisons délabrées de la région.
 
J’ai honte. La prochaine fois je les laisserai passer devant moi à la caisse, en signe de respect. J’ai honte d’avoir profité de leur honte et de leur sentiment d’infériorité, sans montrer que je les considère davantage que tous ces connards de bobos à la con.
 
Il y en a tant d’autres.
 
Il y a celui qui fait ses courses aussi chez Aldi et qui monte dans sa vieille voiture toute délabrée, dont on voit qu’elle est un lieu de vie.
Il y a celui qui fait ses courses chez Leclerc et qui habite dans une camionnette hors d’âge, transformée en camping-car.
Il y a les deux qui dorment sur des cartons dans les guérites sur le quai de la gare (ces guérites qui servent à abriter les voyageurs des intempéries)…
 
Il y a ceux très nombreux que j’ai vu à Paris quand je travaillais, dans des encoignures d’immeubles, au pied de la façade de la Fnac des Ternes, sur des grilles de rejet de ventilation du métro, etc...
Il y a tous ceux qui vivent sous les tabliers des ponts sur la Seine en haut des piles. Il faut compter 2 SDF par pont, au-dessus desquels nous passons en voiture…
Il y a les trois (deux hommes, une femme), que j’ai rencontré dans les années 2006 ou 7, à un carrefour dans le quartier des grands magasins, chacun avait son angle de rue. La cinquantaine révolue, ils avaient été licenciés quelques mois avant. Je me souviens que l’un d’eux avait été magasinier. Plus de logis, dédain de la famille, honte. A part un sandwich et une canette, que pouvais-je bien faire ?
 
J’ai eu honte à chaque fois, honte d’être impuissant, honte d’avoir laissé une clique de dirigeants menteurs et profiteurs décider ainsi de l’avenir inhumain réservé à nos compatriotes. Où est-elle cette fraternité, cette solidarité et cette égalité que notre constitution leur promettait, nous promettait ?...
 
Mais aujourd’hui, j’ai surtout honte par-dessus tout de ne pas avoir laissé passer hier, ces deux Messieurs chez Aldi en signe de respect et de considération auxquels ils ont droit au titre d’une vraie humanité…
Car ce sont des gens comme eux que j'ai managé, avec qui j'ai vécu, grâce à qui j'ai gagné ma vie, et qui m'ont donné un vrai bonheur dans les rapports humains, du temps où... Où l'on était digne parce que l'on avait du boulot...
 
Excusez les gouttes sur le papier…
 
Je signale à tous les Bourgeois de gauche-droite adeptes de l’immigration, que tous les gens dont je parle ci-dessus sont des Français pur sucre, comme eux… et que la France les a rejetés… qu’ils les ont rejetés, qu’ils les ignorent, qu’ils ne veulent pas les voir, c’est si commode…

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26 août 2016

Ces gens de peu

GSM

Ces gens de peu, que tout le monde méprise, ces gens de peu, dont le travail est avilissant pour ceux qui se sentent supérieurs, ces gens de peu, qui pour la caste des nantis, ne méritent même pas ce qu'on leur "donne", ces gens de peu, et bien moi, je les aime.
 
Ces gens de peu, ce sont les gens qui vous torchent le cul, qui nettoient vos rues, qui couchent dehors, qui font des travaux les plus pénibles, pendant que vous digérez devant la télé. Ce sont des personnes qui reçoivent un salaire de misère, qui ont des aides de misère, qui ont des allocations de misère et qui doivent parvenir jusqu'à la fin du mois.
 
Ces gens de peu, quand il vous parlent, quand vous leur donnez la parole, vous vous apercevez, si vous n'êtes pas trop con, qu'il sont intelligents, souvent très intelligents.
Quand ils s'expriment, vous voyez, si vous n'êtes pas trop con, qu'ils ont souvent un coeur, un coeur immense, plein de charité, plein d'attente, plein d'abnégation, plein d'envie de vous rendre service, plein d'amour de leur prochain.
 
Ces gens de peu, qui possèdent si peu, ont plus de coeur que tous les nantis que nous sommes.
Cens gens de peu ont plus de sentiment dans leur yeux, que dans les yeux de tous les technocrates de la planète.
Écoutez-donc, ces gens de peu. Avec eux, nous aurions pu construire un monde social, un monde mutuel, un monde d'entraide, un monde coopératif, un monde humain.
 
Mais non. Le monde veut évoluer vers les ténèbres de l'égoïsme, de l'individualisme, sans pitié, chacun pour soi.
 
Ce monde se compose petit à petit d'individus sans richesse intérieure, sans bonté, sans désir, à part celui du lucre, du pouvoir, de la puissance, de l'argent.
 
Alors, je me dis, où sont les gens de peu ?
 
Les gens de peu ne sont pas ceux que l'on croit.
 
Pour moi, les véritables gens de peu et je dirais même, les gens de moins que rien, sont ces êtres que notre société libérale est en train de former. Ce sont des robots, décervelés de la partie affective. Ce sont des êtres arrogants, vénaux, égoïstes, vantards, assoiffés du sang de ceux qu'ils ont peur de regarder, des êtres inhumains, dans un monde inhumain.
 
Ce sont eux... et nous, si nous n'y prenons garde, qui devenons les gens de peu, les bêtes aux instincts primaires, sans comportement social, contrairement à beaucoup d'espèces animales.
 
Nous devenons les animaux les plus primitifs du règne animal.
 
Les petites gens, ne sont vraiment pas des gens de peu. Ce sont souvent eux (pas toujours), les vrais méritants, dans ce monde qui vacille.
Ils sont les victimes d'un système qui broie l'humain.
La dictature de l'homme par l'homme, n'a jamais été aussi forte qu'en ce moment, sous des formes il est vrai, très différentes des dictatures du passé.
 
Mais rassurez-vous, ceux que vous qualifiez de "gens de peu", vous en ferez bientôt partie.
 
Alors un conseil, ne les appelez plus des "gens de peu" et commencez à les prendre en considération...

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25 août 2016

Mémoires et radotages (63) – Catastrophe et catastrophe

GSM

Depuis quelques jours le matamore ex-élyséen, vous savez, celui qui a sévi de mi-2007 à mi-2012… Non, vous ne voyez pas ?.... Mhhhhh…
Celui qui en 5 ans à fait bondir notre déficit budgétaire de 1.100 milliards à 1.650 milliard, soit 50%... Toujours pas ?... Non ?...
Celui qui bloquait toute une région avec plusieurs brigades de CRS et de gendarmes mobiles quand il visitait un village, dont il faisait écarter les opposants et qui serrait les cuillères d’une foule d’authentiques UMP, venu là pour interpréter une fausse foule de chômeurs et métallos reconnaissants ?... Voyons !
Celui qui respectait tellement les Français, qu'il a foutu le résultat de leur référendume de 2005 à la poubelle ?...
Oui, c’est ça, c’est bien celui qui avait lancé au salon de l’agriculture « Casse toi pauv’con » ! Voilà, on y est !
 
Je sais je m’étais promis de ne jamais reparler de ce misérable, pensant qu’il était totalement sorti de l’histoire… Mais non !
 
Au risque de rendre mon petit déj’, bien que le sujet me dégoûte, je suis malheureusement obligé d’en reparler, tant il semble invraisemblable et incongru qu’il ose se montrer après ce qu’il a fait…
Avec en plus, le fait que beaucoup de Français aient une mémoire de poisson rouge, je crois que nous sommes si cela se réalisait, dans une période de pré-catastrophe !
 
Figurez-vous que le nain diabolique s’est relancé, drapeau de la revanche en tête, à la conquête d’un électorat qui l’a rejeté voici quatre ans !
 
Ne désirant pas m’étendre sur ce sujet, je ne dirai qu’une chose :
Ce pantin, dans sa besace de promesses a les mêmes propositions qu’en 2007 : Baisser les recettes fiscales, redonner de l’argent aux riches et pressurer les pauvres !
 
Je dis mêmes recettes = mêmes résultats ! Il est capable de faire :
-monter le déficit à 3.000 milliards,
-grimper en flèche les évasions fiscales,
-plonger le PIB de manière abyssale par baisse du pouvoir d’achat des plus impécunieux, qui vont être ponctionnés à mort (retraités, chômeurs, RSA, soins médicaux)...
-plonger l’espérance de vie (Après tout un pauvre de moins, c’est pas une perte !!!).
-élargir la fracture sociale au point que le terrorisme aura un terrain de jeu facile au milieu d’une population au bord de la guerre civile…
 
NON ! Je ne voterai pas pour ce guignol ! (Ni pour le culbuto, véritable ravi de la crèche, non plus d’ailleurs)…
 
En matière de catastrophe, il en est une qui s’est produite : Le séisme en Italie.
Très émouvant, bien sur, même si ce n’est pas un acte barbare, mais seulement un acte de la nature… Je présente mes sympathies et condoléances aux familles des victimes…
 
Le monde n’a vraiment pas besoin en plus, de l’homme catastrophe à l’Élysée…

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24 août 2016

PROTECTIONNISME

GSMIl faudra bien que les « élites » aveugles se rendent compte de leur cécité et même l'avouent, dans le cas très probable où elle est feinte, ou bien faut-t-il attendre l’explosion générale ?...

Ils ont voulu nous endormir, avec le marché qui se régule tout seul, avec les bienfaits du mondialisme, avec, avec, avec…

 
Bien des gens sérieux et hauts placés, ont été virés de leur place et boycottés, pour avoir émis des critiques sur un système qui mettait en concurrence les travailleurs occidentaux avec la misère du pauvre monde.
Ils eurent l’impudence de dire que l’appauvrissement qui en résulterait, créerait la pauvreté dans les pays occidentaux. (Mais la finance mit en place une parade « sans faille » : Le crédit et l’endettement des plus pauvres afin de soutenir leur consommation déclinante…
Résultat ? Les plus pauvres le sont encore plus, parce qu’accablés de dettes et privés d’emplois).
Ces mêmes gens clairvoyants eurent l’idée d’un protectionnisme européen et national, afin de conserver notre prospérité sociale, en proposant (il y a plus de vingt ans), d’affecter les substantielles taxes douanières, à des œuvres sociales, dans ces pays exportateurs pauvres, ce qui rétablirait une équité sociale entre nord et sud. Ils furent qualifiés de racistes, par ceux-là même, qui sans soucis pour l’exploitation la plus honteuse, faisaient le jeu d’un hyper libéralisme soucieux de s’enrichir toujours plus sans vergogne.
 
Ces gens furent victime d’une véritable chasse aux sorcières, pour avoir pu mettre en doute la légitimité d’un système auquel ils ne croyaient pas, par simple bon sens, sans dogmatisme…
 
Par contre, le dogmatisme est de nos jours complètement au cœur de l’esprit néolibéral et ce système n’a aucun rationalisme cartésien, aucune réflexion, aucun projet de société, à court, moyen et long terme, aucune vision d’avenir. Il fonctionne au coup par coup, dans l’intérêt vorace court termiste d’une caste financière et privilégiée.
 
Ainsi devenus indétrônables dans leur suprématie, les « penseurs » libéraux, à la pensée unique et aux vues étroites (dont notre président, rabâcheur des idioties libérales), réservaient les industries à haut potentiel technique, aux pays occidentaux et les plus « viles » aux pays pauvres ! Quelle vision irréaliste !
La Chine construit maintenant ses avions de combat, ses navires ses sous-marins et est le leader en 3G. L’inde est championne en informatique, etc… Que nous restera-t-il ? Les visions imbéciles des " penseurs " libéraux imaginaient les pays émergeants comme étant composés de débiles mentaux seulement corvéables à merci. Et bien il ne sont pas que cela ! Nous n'avons donc plus aucun domaine réservé. Et donc les viles industries doivent être reconsidérées et reconquises...
La défiance des Français contre l’Europe est avérée : L’Europe, telle qu’elle se construit, est la tête de pont ainsi que le relais de l'OMC et du dictat étasunien de cette globalisation libérale, qui ne profite qu’aux riches… Et c’est pour cela que nous l’avions refusée ! (Nous les pauvres sants-dents décervelés et demeurés)...
 
Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait (Qu’est-ce qu’on devrait faire) ?
 
-          Du protectionnisme hexagonal et (ou) européen éventuellement, le plus intelligemment possible. En tirant les pauvres vers le haut, cette fois !
Nous devons reconstruire ce tissu industriel détruit par l’incurie de nos dirigeants traitres, tous vendus, soit à des idées qu’ils ne maitrisent pas, soit à des intérêts occultes dans le pire des cas !
Il faut créer des emplois dans ce pays. Des emplois petits, moyens, grands…
-          Du protectionnisme social : Nous devons répartir équitablement les fruits du travail par un contrôle et une péréquation incombant à l’état.

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23 août 2016

La richesse

GSM

Je dois préciser mes idées quant à ce concept de richesse. Je n’aborderai que la richesse pécuniaire, financière, en devise en lingots en patrimoine, bref, je ne parlerai pas de la richesse intérieure…
 
Il est à préciser que la richesse est une bonne chose. Les gens riches sont estimables à priori et je les respecte autant que les autres s’ils le méritent. La richesse n’est pas un stigmate, n’est pas un sujet de diabolisation, n’est pas une tare.
D’ailleurs nous rêvons presque tous de devenir riches ou du moins un peu plus riches que nous ne le sommes actuellement. C’est une ambition légitime…
 
On passera rapidement sur « l’argent ne fait pas le bonheur, mais il y contribue », qui est l’évidence même.
 
En fait la richesse, comme le pouvoir d’ailleurs, peut être très fréquemment source de troubles du comportement chez les êtres humains. Il faut posséder un caractère suffisamment bien trempé pour résister au véritable envoûtement que l’argent produit sur le cerveau.
 
Ce qui est critiquable, ce n’est pas d’être riche, mais cela peut être la manière dont on l’est devenu ou bien la transformation que cela peut provoquer sur ce que nous étions auparavant.
 
Je le répète, pouvoir et richesse sont de même nature et bien souvent l’un entraine la réalisation de l’autre, dans les deux sens…
 
Lors, il est plus facile de comprendre cette véritable « fièvre de l’or » qui s’empare de nombreux dirigeants et politiciens dont la vénalité n’est plus à démontrer.
 
Cette véritable folie est comme une addiction, car elle modifie souvent le schéma de pensée de ceux qui en sont sujets. Ainsi on ne voit plus l’indécence de certains comportements, on se croit différent du commun des mortels au point de finir par penser que certains droits supplémentaires sont permis, voire que tous les droits sont permis. Toute cette affliction mentale fait se libérer des défauts, tendances et instincts jusque là enfouis sous les interdits ou sous l'impossibilité de les exprimer…
 
Ce que j’explique là, n’est pas un plaidoyer pour absoudre de telles dérives. Je les explique mais je pense que la société devrait se prémunir contre les excès, les tricheries, les prébendes et toutes sortes de privilèges indus, mais que la richesse ou le pouvoir provoquent. Car si la richesse peut provoquer l'injustice, l'iniquité et l'immoralité, c'est à la société, donc à l'état de mettre des garde-fous et de sévir, pour les empêcher…

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La fin est au bout du couloir

GSM

Je ne savais pas que l’amour était aussi de la haine.
Je ne savais pas que la souffrance n’était pas que physique.
Je ne savais pas que l’on n’était pas éternel.
Je ne savais pas que la vie ne servait à rien…
 
La jeunesse s’est enfuie et l’automne des jours, écroule les certitudes, démasque la vérité.
 
Je ne sais que bien peu de chose, devant l’immensité du néant.
Je sais que tous ces mots s’envolent au vent du temps qui souffle sur nos âmes.
Je sais qu’on ne dit pas les choses qui éloignent. Cachez ce mal que je ne saurais voir !
On est si peu, le temps est si compté, que sans compagnie on ne sait oublier les ravages de l’horloge nous entrainant au fond des abysses…
 
Alors, on passe les heures et les jours, on fait semblant, on rit, on gueule, on est indigné par l’iniquité, par le mensonge, par la veulerie, par le cynisme…
 
Parfois on s’essaie à l’amoralité, histoire de savoir enfin ce que c’est, avant que de partir.
 
On croît tromper le temps, mais c’est lui qui nous abuse, accélérant sans cesse le départ pour toujours, le départ pour jamais…
On pare au plus pressé, mais y arrivera-t-on ? Qui va gagner la course ?
 
Bientôt ce silence n’est plus de mise, la vérité éclate après ceux qui ne sont plus. On dit quelques paroles, on rejette la pudeur l’espace d’un instant.
La vie reprend ses droits, jusqu’au prochain départ.
 
Passe, passe le temps, il n’y en a plus pour très longtemps…
© Zalandeau, le vendredi 13 août 2010

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