GSMEcrit le 4 mars 2009

 

L’affaire Pérol, l’affaire Kouchner, sont des icebergs isolés, qui cachent une réalité plus inquiétante… La partie immergée et toute la banquise.
 
En fait, de tous temps, les pouvoirs qui se sont succédés ont mis des hommes à eux, dans les postes clés et dans les bonnes places bien entendu… Sous la droite comme sous la gauche…
Les hautes institutions de l’état, hauts fonctionnaires, élus, sont un vivier de candidats au « pantouflage », dans les fonctions dirigeantes des plus grosses entreprises.
Le pouvoir en place passe le plus clair de son temps à installer le personnel de son sérail dans des postes de dirigeants avec salaires gigantesques, bonus astronomiques, parachutes dorés. Ce qui lui permet de se mettre à l’abri des aléas de la politique et de s’enrichir en même temps.
Parfois, certains font des perruques (un petit rapport payé hors de prix, une intervention diplomatique pour un contrat de vente d’arme), Ces petits boulots sont les CDD des politiciens non encore placés dans des postes mirobolants. Ils n’ont aucun besoin de justifier d’aucun talent managérial pour arriver à ces fins. Seuls leur charisme, leur faculté à mentir, leur jeu de comédien et leur accointances suffisent à constituer leur C.V.
On place même des hommes de l’autre bord. Qui sait ? Le vent tourne…
 
Le pouvoir constitue donc une gigantesque agence de placement pour riches (une oligarchie ploutocratie)… Comment s’étonner dès lors, que la tendance soit à créer des groupes géants (qui génèreront plus d’émoluments), à favoriser toutes opérations tendant à produire des situations financières mirifiques, fût-ce au prix d’une bulle spéculative qui éclate ? Peut-on encore douter que les licenciements aux vertus rassurantes pour la bourse, soient applaudis par ces candidats à la richesse, même si devant les médias ils affichent des visages mélodramatiques convenus ? Peut-on croire qu’ils répartiront mieux la richesse (la part des salaires dans la valeur ajoutée est passée de 74% à 65% entre 1980 et 1985 sous le règne de Mitterrand), au risque de lâcher une partie du gâteau ?
 
La nomenklatura des dirigeants et des élus, de droite comme de gauche, dont l’intérêt financier personnel est totalement au centre de sa préoccupation, ne peut décemment pas défendre les droits du peuple, même s’ils le disent !
 
Sarkozy avait promis une transparence, une moindre ingérence… Et le voilà qui place ses amis, sans vergogne, en balayant toute protestation d’un revers de main…
Tous les Français sauront ce que c’est que faire de la politique : Mentir et s’en mettre pleins les poches. Qu’ils n’attendent pas de progrès civilisateurs, ils n’en auront pas avec ces gens-là !
Les veaux pourraient-ils attendre une grâce de leur boucher, même s’ils l’avaient choisi auparavant ?
 
Le libéralisme un bienfait ? Oui pour ceux qui nous gouvernent, mais c’est une barbarie pour le peuple de France…
 
NDLA : Depuis, tant d'autres "affaires", se sont succédées, à un rythme effréné et le peuple stoïque ou bien résigné attend, encore et encore...