GSMEcrit le 15 avril 2015

Il faut en prendre et en laisser...
 
J'avais bien écrit peu après le 7 janvier 2015, qu'il nous faudrait mettre en place des lois d'exception, qui fatalement empiéteraient quelque peu sur nos libertés fondamentales. Une démocratie pure est incapable de lutter contre ces phénomènes terroristes. Maintenant il faut faire en sorte que ces dispositions ne soient pas trop liberticides et soient utilisées conformément à leur objectif...
 
L’actuel gouvernement s’attaque enfin à ce problème qui est très délicat. On trouvera toujours des gens, qui dénoncent l’abus de pouvoir et l’atteinte aux libertés fondamentales.
 
Ne nous leurrons pas. Ce n’est pas avec des moyens techniques, humains et juridiques désuets et insuffisants que nous parviendrons à terrasser le terrorisme.
 
Il ne faut pas oublier que le terrorisme peut utiliser tous les moyens détournés, des plus simples aux plus sophistiqués possibles pour arriver à communiquer, à organiser et à lancer ses attaques qui privent les simples mortels que nous sommes non seulement de leur liberté mais surtout de leur vie.
J’ai beau retourner le problème dans tous les sens, il n’y a aucune mesure efficace qui ne soit sans risque d’empiètement involontaire sur la vie privée des citoyens honnêtes que l’on veut protéger.
Il est d’autant plus important que la loi prévoie, comme cela semble être le cas, une autorité de contrôle permettant d’éviter et de réprimer des abus, des bavures, qui hélas ne manqueront pas de se produire.
 
A situation d’exception, mesures d’exception !
Heureusement, nous n’en sommes pas encore à l’application du couvre-feu ni de la loi martiale. Mais pourquoi pas, s'il le faut un jour ?
 
Certains parlent de risques, au cas où un jour un régime totalitaire s’établissait en France, d’utilisation abusive de la loi qui voit le jour en ce moment.
 
Cet argument est totalement naïf et tombe carrément à l’eau. De toute façon, on n’empêchera jamais un régime autoritaire (si cela devait arriver), d'utiliser en grande ampleur, des moyens totalement liberticides de manière tout à fait illégale, sans s'occuper du contour restrictif des lois qui auront été votées, quitte même à inventer ses propres règles coercitives sans aucun aval d’aucune assemblée populaire représentative quelle qu’elle soit.
 
Ce qu’il nous faudrait par contre, c’est le moyen de censurer notre président en cas de dérapage dans le seul cadre d’un régime élu. Ce qui n’est pas le cas actuellement. Ce serait la seule arme efficace contre les manquements quels qu’ils soient du pouvoir envers nous, le peuple…
 
Alors il nous faut être vigilant, mais se dire qu’on ne peut avoir le beurre, l'argent du beurre et le cul de la crémière...