zalandeau

18 janvier 2017

La démocratie en crise institutionnelle

GSM

Nous sommes dans une crise de défiance jamais atteinte depuis les années trente, l'affaire Stavisky et tant d'autres scandales...
 
Entre info et intox, les Français n'ont plus confiance dans leurs politiciens corrompus et pervers , dans leur justice laxiste, politiquement partiale, voire factieuse et même dans leurs journalistes, accusés de véhiculer les bruits de chiottes pour faire de la vente.
On se méfie de toutes les infos, et aussi de tout ce panier de crabes.
C'est très mauvais pour la démocratie.
 
On voit que finalement, le pire ennemi de la démocratie, c'est elle-même. Tant de perversité est déployée par ceux qui devraient être les fidèles serviteurs du peuple, pour tenter d'arracher un peu plus de pouvoir (avec un peu plus de pognon mal-acquis aussi) ! Cela nuit à la crédibilité des institutions, dont on s'aperçoit qu'elles ne sont pas adaptées à leur objet : la gouvernance par le peuple, mais qu'elles servent à perpétuer un système qui se suffit à lui-même, faisant l'impasse sur l'existence des citoyens !
 
Alors, il ne faut pas s'étonner que chaque mécontent de la société civile tente de foutre un petit peu plus le bordel...
 
Mais il va être grand temps que nous établissions une démocratie directe, où les résultats des votes soient respectés, où les candidats vainqueurs n'aient pas carte blanche, mais soient contrôlés.
 
Nos politiciens, ce sont tous des Kerviel : ils font ce qu'ils veulent sans contrôle de la direction. Mais la direction, c'est nous. Nous, certes, mais qui n'avons actuellement pas droit au chapitre : Voter pour A ou Abis, à l'exclusion de tout autre choix. Et nous n'avons pas le droit, contrairement aux dirigeants de la société générale, de contrôler et de sanctionner ce que font nos employés que nous avons "choisis", dans un système de vote qui est d'ailleurs un non-choix, car étant un choix par défaut...
 
Alors à quand une révolution ? Ou bien un candidat qui changera les institutions conformément au droit des Français à maitriser leur destin ?

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17 janvier 2017

Mémoires et radotages (85) – Dépression du retraité - Evolution

GSM

Toute ma vie, malgré mes échecs, chacune de mes « réussites » me motivait… Et je peux dire que j’étais suffisamment pugnace et tenace, pour rebondir à chaque échec, jusqu’à temps que j’aboutisse à être satisfait de moi…
 
Ma nouvelle vie de « longue maladie, invalidité puis retraite », m’a rapidement infligé beaucoup de nostalgie, une insatisfaction chronique de mon nouveau quotidien, enfin bref, beaucoup d’amertume ! On le voit dans mes textes écrits à l’époque et déjà diffusés ou pas encore…
À la fin prématurée de mon activité professionnelle, qui m’a attrapé par surprise, n’ayant ni prévu ni préparé ce passage à un autre monde, sans perspective sur l’avenir, je me suis remémoré mon passé… Et ma foi, j’y ai trouvé des motifs de satisfaction… C’était un moyen de compenser cette nouvelle vie totalement insipide. J’estimais l'ensemble de ma carrière active, comme globalement positive…
 
Mais le temps passant, cette autosatisfaction s’est effritée ! Maintenant, je considère que toutes ces petites «  réussites », conformes à mes codes de valeurs, ne sauraient cacher l’immense ratage d’une vie gaspillée vraiment pour rien…
 
Maintenant JE SAIS (comme disait Gabin dans la chanson du même titre), ce que j’aurais du faire, quand j’aurais du le faire et comment j’aurais du le faire… Mais c’est un peu tard…
 
Depuis lors, j’ai tâché de m’occuper, dans tous les domaines de mon savoir faire, mais la force physique et la cognitivité déclinantes ou les circonstances inappropriées ne m’ont pas permis d’obtenir ces petites satisfactions d’antan… Cela a été très frustrant !...
Avec le temps qui a passé (plus de huit années, à ce jour), j’ai trouvé mes petites satisfactions… Certes, elles sont de très modestes envergures, mais qu’importe ! L’essentiel est que le cerveau « floute » quelque peu ce passé qui m’obsédait en se concentrant sur la tâche à accomplir. Finalement, la mutation qualitative de l’opinion  que j’avais sur mon passé d’actif, passant de « satisfaisant », à « inutile et improductif », m’aide beaucoup à apprécier mes petites activités d’aujourd’hui, qui ont par conséquent, moins de mal à supporter la comparaison…
 
Donc, je suis content, quand je fais ma couture pour adapter un costume d’occasion à mon gros bide, même si je me goure et reprends parfois plusieurs fois le même travail ;
je suis content quand j’écris sur mon blog, même si les mots adéquats se font de plus en plus cachés dans les méandres neurologiques ;
je suis content quand je vais acheter ma baguette, même si les gens ne répondent pas à mon « bonjour », car ce sont toujours les mêmes gros cons malpolis ;
je suis content de cuisiner, même si je ne compose que des plats rustiques, sans originalité, les moins chers possibles que je ne sais jamais reproduire à l’identique, par manque de mémoire et défaut de d’enregistrement par écrit, ce qui fait d’ailleurs toute la surprise momentanée d’une saveur nouvelle ;
je suis content d’analyser les programmes des candidats au prochain quinquennat, bien que souvent ceux-ci me fassent frémir d’horreur et que je ne puisse comprendre comment des gens adhérent à des lots d’idées décousues, parfois totalement contradictoires et souvent porteuses de résultats inverses à ceux qui sont promis…
 
Que des petites choses sans importance sociale…
 
Cependant, les conséquences de ce que je considère aujourd'hui comme mon inconséquence passée, continuent à me tarabuster à travers l’amour que j’aie pour mes enfants et les responsabilités que je pense avoir envers eux…

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16 janvier 2017

Je perds mes mots

GSM

Je perds mes mots. C'est un réel problème. Cela fait plusieurs jours que je cherche ce mot. Je sais qu'il est dans ma tête, mais où ?
Comment pouvoir nous exprimer correctement, lorsque l'on ne trouve pas nos mots ? C'est d'ailleurs le problème que rencontrent les jeunes de banlieue. Ils n'ont à leur disposition qu'une cinquantaine de mots. Il leur est difficile de communiquer. Cela participe à leur envie de tout casser, à leurs flambées de violence. Quand on ne sait pas dire, on frappe !
 
Pour ma part je n'en suis pas arrivé là et je n'ai plus l'âge d'aller faire des émeutes dans la rue. D'ailleurs je n'en ai jamais fait...
 
Or donc, j'écrivais un texte, il y a plusieurs jours et je ne trouvais pas ce mot, ce mot qui veut dire... Ah zut ! J'ai eu une idée : J'allais chercher des synonymes...
Opiniâtreté
Volontarisme
Combativité
Acharnement
Assiduité
Constance
Entêtement
Obstination
Persévérance
Ténacité
 
Certes, tous ces mots n'ont pas exactement la même signification. Mais aucun ne me donne à l'aide d'un dictionnaire des synonymes, le mot que je recherche...
Curieusement, c'est avec :
Agressivité
Bellicisme
 
Que j'obtiens le mot tant recherché : Pugnacité
Intrigué par la signification présumée de "Pugnacité", j'en cherche les synonymes. J'obtiens :
Acerbité
Agressivité
Bellicisme
Agressivité
 
Mais, bon sang ? Pour moi, "Pugnacité" n'a pas cette acception si guerrière et si agressive ! Je recherche alors un autre dictionnaire des synonymes. Sur trois dictionnaires, aucun ne connait ce mot... Me voilà bien avec des dictionnaires Français qui ne connaissent pas le Français... Pauvre France !!!
Je continue mes recherches. Sur Wictionnaire :
Combativité
Agressivité
Mordant
Ténacité
 
Cela me va déjà mieux, mais "agressivité" je trouve ça un peu exagéré...
Sur le Dictionnaire de Français Larousse :
Combativité, est Pugnace celui « Qui est combatif, qui aime la discussion. »
 
Sur le Grand Robert de la langue Française :
Est Pugnace celui « Qui aime le combat, la lutte. Ou encore qui est porté à la lutte d'idées. »
 
Je suis enfin rassuré sur la signification de MON mot ! Il me semblait bien que je connaissais sa signification, quand même ! Je n'aurais pas pu l'employer si longtemps à tort, sans discernement...

Il n'empêche que j'avais égaré ce mot dans les méandres de mon cerveau qui, tel le réseau de galerie d'une mine inexploitée, tombe en ruines et s'effondre par-ci, par-là, empêchant la circulation de ma pensée...
 
Quelle merde, la vieillesse ! Il m'a fallu plusieurs jours (je suis incapable de dire s'il s'agit de 2, 3 ou 4 jours...) pour trouver mon mot. Et le pire, c'est que maintenant que je l'ai, je ne retrouve plus le texte dans lequel je voulais l'employer...
 

C'était pour dire que dans ma vie j'ai toujours été pugnace et cela a permis ma "réussite", aussi petite soi-elle... Je viens d'employer les guillemets parce qu'avec le recul, des doutes me sont venus sur la relativité de ces petits motifs de motivation... Mais cela est une autre histoire, que je raconterai une autre fois...

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15 janvier 2017

Que restera-t-il ?

GSM

Que restera-t-il de moi ? Pas un ouvrage, pas un bouquin, pas une œuvre, pas une action, rien.
 
Je comprends que certains hommes à des postes de responsabilités élevés éprouvent, à un moment cardinal de leur vie, le désir irrépressible de laisser une empreinte dans le futur. Ils n'ont alors aucune peine à marquer leur présence par une loi à laquelle s'attache leur nom, par un bouquin rédigé par un nègre, par un bâtiment aussi prestigieux qu'inutile. Oui, c'est parfaitement humain, finalement. Et quand ils ne le font pas, c'est la caste à laquelle ils appartiennent qui donne leurs noms à des rues ou boulevards, histoire de dire "soutenons-nous entre gens de bonne société"...
 
Mais pour moi, dira-t-on "Il a contribué au management pour la construction de tel et tel ensemble de bureaux" ?. Dira-t-on "Il a animé l'avant-garde nord-est de la drop-zone et repoussé l'assaillant" ?. Dira-t-on "Il a enseigné la technique de la progression invisible en territoire hostile" ?. Dira-t-on "Il a rétabli la rentabilité de tel et tel service par un management juste et équitable" ?. Dira-t-on "Les clients voulaient travailler avec lui, parce qu'ils avaient confiance dans le sérieux de ses travaux, l'honnêteté de ses prix et de son comportement" ?. Dira-t-on "C'était un chef juste et équitable, ses équipes ont été heureuses de travailler avec lui" ?
 
Non, on ne dira rien. Comme pour mon père et mes aïeux venus de la perfide Albion pour conquérir un pays dont ils se sont épris et auquel ils ont donné leur patriotisme, nulle épitaphe ne subsistera.
 
Je laisserai un souvenir dans la mémoire des vivants jusqu'à leur propre disparition. Je pense surtout à mes fils... Mais sinon, nulle épitaphe pour la postérité...
 
Ma gloire est celle que je porte en moi, souvent remise en cause par le doute et la vacuité dont j'habille la destinée.
 
Rien ne sert à rien. On nait seul, on vit seul et on meurt seul, emportant nos secrets, nos doutes et nos rancœurs dans (peut-être) un autre monde !

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14 janvier 2017

La colonisation, ancêtre de la mondialisation

GSM

La mondialisation n’est-elle pas une sorte de colonisation ? Pour répondre à cette question il faut d’abord parler de ce que fut la colonisation. Que ce soit en Algérie ou bien partout ailleurs dans l’empire colonial Français, nous conquérions de gré ou de force des régions du globe. Nous en tracions les frontières afin de ‘marquer’ notre territoire (comme tout animal le fait en pissant). Nous installions notre administration républicaine remplie de ses bonnes devises et de ses droits de l’homme. Pour autant, nous exploitions la population locale en la privant du bénéfice de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, et en la privant même de la citoyenneté Française, preuve que nos intentions républicaines s’arrêtaient à la frontière des intérêts mercantiles des colons… Certes nous apportions dans nos bagages certains bienfaits de la ‘civilisation’, comme l’éducation, la médecine et l’hygiène sanitaire, les progrès de la technique, l’organisation de la vie publique et la sureté, autrement appelée sécurité, dans l’ordre que revendique le fonctionnement d’un état moderne…
 
Un bémol cependant : Beaucoup de colons étaient de simples employés d’administrations ou d’entreprises et ne cherchaient qu’à gagner leur vie par leur travail.
 
Mais comme chacun le sait, les colonisateurs avaient en l’état Français, que ce soit au niveau du gouverneur, ou du personnage politique local que nous faisions ‘élire’ ou nommer, un complice qui n’a jamais cherché à donner les droits citoyens aux populations autochtones.
La connivence allait même beaucoup plus haut, car l’exploitation de notre empire était un facteur économique prépondérant dont la politique de l’état métropolitain escomptait pérenniser les bienfaits…
 
Dès lors, comment nos ancêtres pouvaient-ils, la bouche remplie de droits de l’homme, de progrès social et de fraternité, soutenir un tel système d’aliénation des libertés, des espoirs et des droits les plus élémentaires des populations locales qui attendaient quand même un peu plus d’humanité d’un pays se réclamant d’autant de valeurs morales ?
 
Comment un peuple peut-il ne pas ressentir le colonisateur comme un envahisseur qui occupe son pays ? Comment peut-il ne pas avoir l’envie de ‘résister’ à cette aliénation ?
L’injustice de cette attitude de dominant à dominé ne pouvait dès lors que se terminer dans l’indépendance. Car tout peuple finit un jour soit par périr, soit par se libérer de ses chaines… C’est heureusement le deuxième scénario qui s’est produit dans la plupart des cas…
 
Le rapport avec la mondialisation ?
 
Les bénéficiaires (les profiteurs) de l’exploitation d’une main d’œuvre bon marché, corvéable à merci, puisque privée de droits, amassaient des fortunes privées, dont les retombées économiques profitaient au pays colonisateur, en terme d’impôt, de balance économique favorable, d’investissement, de progrès économique…
C’était la mondialisation de l’époque. Chaque Pays occidental avait ses colonies, avait donc son petit monde étendu, dont il tirait les bienfaits en maximalisant les écarts entre population Française et population sous le boisseau d’une véritable ‘occupation’.
 
C’est ainsi, par une implication forte, un investissement de moyens considérables, et une politique d’asservissement majeure, que les états occidentaux, dont la France, ont organisé leur mini ‘mondialisation’ de l’époque…
 
Conclusion et morale : Si certains ont lu tout ce texte sans faire aucun rapprochement avec la situation actuelle de la France, qu'ils quittent la lecture sans aller plus loin ; ils ne comprendront jamais rien !
Pour les autres, ils ont parfaitement compris que nous subissons à notre tour les méfaits d'une néo-colonisation mondiale des puissances de l'argent, qui nous exploite, en nous dépouillant de nos emplois, qui nous fait envahir et occuper par des populations préoccupées de dominer et d'imposer leurs propres visions rétrogrades de la société afin de nous diviser et de nous asservir, qui nous appauvrit et rétablit une féodalité obscène et nauséabonde...
La colonisation est intérieure au lieu d'être extérieure !

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13 janvier 2017

Ce que cache le politiquement correct

GSM

Initié par nos dirigeants, nos élites, ou du moins par ceux qui se prétendent tels, le politiquement correct avait pour but la modification du sens des mots, de leurs charges émotionnelles, de leurs connotations péjoratives, racistes, voire populaire…
 
Le but recherché était la modification du mode de pensée de l’humain (plus exactement du peuple, voire du prolo, mais ce n’est pas politiquement correct que de prononcer de tels mots !)…
 
Cette façon détournée de faire évoluer les mentalités en changeant le poids des mots est intimement liée à un autre phénomène, « la langue de bois », qui est un ensemble de phrases utilisant d’une part, ces mots aux significations « adoucies », mais aussi une rhétorique telles, que le discours soit totalement dénué de signification véritable, sans compréhension précise et puisse être compris de différentes manières suivant l’auditeur…
Cela permet à celui qui s’exprime de l’exonérer de toute prétendue intention suspecte, tant l’interprétation des propos ne peut être sujette à caution…
 
Depuis que cette façon détournée d’endoctriner, de façonner les cerveaux à été généralisée, il est bien entendu que ceux qui subissent ce bombardement suggestif, ont utilisé le phénomène à leur profit…
 
En effet, cette façon de dire les choses sans les dire, tout en les disant, est un moyen de s’esquiver, un moyen de se cacher, de se protéger, de ne rien dire qui ne pourrait porter atteinte à celui qui s’exprime.
En un mot non-politiquement correct, comme en cent, ce procédé encourage la lâcheté !
 
La société, petit à petit, a compris le parti qu’elle pouvait tirer de cette pratique qui est progressivement devenue la seule et unique valable et autorisée.
A force de se persuader de la pseudo validité universelle de ce nouveau mode inexpressif, les gens en sont venus à légitimer ce type de comportement verbal au point qu’il devienne une valeur cardinale, comme si ne rien dire était devenu du courage ou de la témérité…
 
Et bien non ! Je le dis tout net ! Ce n’est pas en fustigeant ceux qui parlent encore un langage clair, déterminé et réellement courageux que vous ferez croire à vos vertus, messieurs les censeurs ! Dire les choses comme elles sont ou comme nous les ressentons est le véritable courage !
 
Molière là encore nous donne une leçon. Dans « Les précieuses ridicules », il avait bien décrit cette utilisation du langage grotesque.
 
MESSIEURS LES CENSEURS, MESSIEURS LES POLITIQUES AUX LANGUES DE BOIS, MESSIEURS LES OPPORTUNISTES TIMORÉS, VOUS AUSSI, VOUS ÊTES TOTALEMENT RIDICULES !

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12 janvier 2017

Mémoires et radotages (84) – Papa - La patrie

GSM

Aujourd'hui, je voulais publier un autre texte... Et puis non ! J'ai écouté à nouveau mon père chanter et pour lui rendre hommage, à son patriotisme ainsi qu'au patriotisme de tous les Français qui ont donné ou failli donner leur vie pour défendre leur pays, les écrits attendront. Voici ce que mon père chantait sur le dvd ce matin... interprété par Armand Mestral...

 

chansons historiques de France 124 : ce que c'est qu'un drapeau ! 1909

 

 

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11 janvier 2017

Le ciel est gris comme un ciel de mort (2)

GSM

C’est comme son foutoir, j’ai renoncé à y toucher pour ne pas supporter ses hurlements de louve. Et surtout si la moutarde me monte au nez… Je l’écrabouille comme une merde… Mais plus probablement me fera-t-elle avoir un coup de sang avant…
Alors j’ai missionné mon aîné, son préféré… Il a fait le ménage (12 sacs poubelles) la dernière fois qu’il est venu… Et elle ne dit rien !... Elle a trop peur qu'il s'éloigne d'elle. Pour lui l’amour d’une mère, pour moi la haine d’une épouse… Je suis si content de la complicité et du soutien de mon grand. Il me comprend, lui…
 
Il pleut… Cela doit être la pluie de " l'épisode cévenol " du Gard et de l’Hérault qui est arrivée ici. Si on pouvait conserver cette eau et faire tourner des moulins ou des alternateurs ! Que d’énergie perdue au fil de l’eau ! Sous prétexte de modernisme, quel gaspillage d'énergie et de savoir faire ancestral...
 
Tiens, il y a ‘brèves de comptoir’ au ciné. Mardi à 18 heures, ce serait bien, pendant que mon petit passe sa leçon de code. Au lieu de me faire chier avec ce bouquin dans la bagnole… Zut, ça coûte 6 ou 7 euros quand même !... Mais une fois, rien qu’une fois, tout seul, sans me fader ma mégère… 1h40 de liberté… Et si mon petit s’en aperçoit ? Et si je lui disais, ça serait encore mieux ?
 
Elle a un chat de crevé et bientôt un autre parait-il ! Ça fera plus que huit ! Je serai crevé avant eux… Les vacances de retraité dont je rêvais ne se réaliseront jamais. Elle a sa mère à s’occuper, ses chats, ses sœurs qui la prennent pour une larbine… Je serai trop vieux quand j’aurai le temps et quant à l’argent, je me demande si je l’aurais un jour… Quatre personne sur une retraite, jusqu’à quand cela va-t-il durer ? Jusqu’à l’âge d’être grabataire ou bien mort ?
 
Quand je pense à l’autre con d’Attali « les jeunes Français doivent créer des emplois, ils ne doivent plus compter sur les emplois »…
Moi ça fait des années, depuis que j’ai fermé mon entreprise, que je cherche une idée… Je n’en ai pas trouvé et pourtant je cherche toujours… Il est con ce type qui n’a jamais créé quoi que ce soit sauf des sophismes politiques. Seule une entreprise nouvelle sur cinq subsiste au bout de deux ans…
Je me souviens, Mitterrand et sa clique nous avait fait le même coup. Faites votre entreprise et comme ça on vous efface des chômeurs ! Et après tant pis pour votre gueule, plus de droit au chômage ! Sans compter ceux qui sont en faillite personnelle, léger détail. Ils sont retors ces politiciens. « Tiens saute dans l’eau. Tu apprendras à nager, mais on te lancera pas de bouée ».
 
J’ai envie de me changer. Je vais me prendre une liquette et un costume dans mes penderies… Je peux, j’en ai tellement. J’aime bien celui qui m’a coûté 10 euros acheté sur Ebay. C’était son uniforme dans l’infanterie de marine, au vieux qui me l'a vendu… Il ne me va pas trop mal, pour un gros lard comme je suis devenu. J’avais du lui rajouter une quinzaine de cm d’ampleur récupéré sur les bas de pantalons.
 
Qu’est-ce que je vais porter pour aller voir mon pote dans le Val d’oise. Car il va bien falloir que j’aille le voir depuis le temps... Une vraie expédition. Ca va me coûter un bras en gasoil, mais j’ai économisé sur le poste carburant, alors ? En espérant ne pas me choper un flash comme la dernière fois, il y a deux ans. C’est bien des bandits de grand chemin : traitreusement, par derrière, à la limite entre deux agglomérations mitoyennes. C’est bien un truc pour te baiser la gueule… De la sodomie légale. Hé puis non, j’abandonne ce n’est pas raisonnable, j’ai quand même un déficit global sur mon budget.

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10 janvier 2017

Le ciel est gris comme un ciel de mort

GSM

Le silence n’est même pas interrompu par le tic-tac de l’horloge. Il est vrai qu’elle n’a pas été remontée depuis des années. Je lui dis que les imprimantes matricielles existent encore. Elle répond bien plus tard que je lui ai dit trois choses depuis ce matin : qu’il pleut, que j’ai pu récupérer les fiches de payes et que les imprimantes matricielles existent encore. Elle s’en fout et ironiquement me le fait savoir.
 
Je me lève, je mets mon peignoir et je vais au sous-sol. J’allume les ordis et je vais voir le niveau d’eau dans le seau. Ca va encore pour aujourd’hui. Le groupe de sécurité me fait chier. Le précédent n’avait jamais craché une goutte d’eau. J’allume la radio dans le garage. C’est encore ce Julien Courbet, alerte et tonitruant.
 
C’est bien qu’hier j’ai pu télécharger l’exécutable de multiplan junior sur le site d’un expert comptable. J’ai réussi à ouvrir des fichiers payes des années 90… Il a donné le mode d’emploi pour les transformer en excel. J’en ai fait un et puis j’en ai eu marre. Donc c’est possible au cas où un ancien salarié aspirant à la retraite demanderait un duplicata.
Oui, bien sur j’ai ça sur papier, mais où ?
Pour tout ce que j’avais écrit en GWBASIC, le problème c’est l’imprimante compatible, qu’on branchait en parallèle. Pour le moment compta, traitement de texte, factures, devis, bons de commandes, émissions de chèques et traites sont dans le coaltar. J’ai bien une dernière imprimante citizen à aiguilles, mais je verrais une autre fois, peut-être.
Et si j’adaptais tous ces programmes en un seul progiciel intégré sur excel ? Pas évident. Trop de concentration.
 
Depuis le soupirail, le ciel est gris, comme un ciel de mort. Comme le 21 février 2005.
 
Il respirait la bouche ouverte. On entendait un graillonnement à chaque respiration. Le docteur avait dit que c’était l’eau dans les poumons. Et puis le mouvement de la poitrine s’était amoindri. Je ne regrette pas d’avoir été là. Un rayon de soleil chaud et lumineux nous a fait arrêter nos querelles. Que se passait-il ? Bien sur que l’on savait ce qui s’était passé. C’était fini, du moins dans ce monde.
 
Et depuis, on survit.
 
Il faut que je répare l’encadrement de la fenêtre de la salle de bains. Il faut qu’ils arrêtent de prendre des douches, ils pourrissent tout le bois. Ils n’ont qu’à se laver avec un gant. Il faut que j’en profite pour lessiver les murs et le plafond. Et puis il y a les calfeutrements de l’ancienne porte à la colle à carreaux de plâtre. Elle va encore me faire chier quand je vais déplacer tout son bordel. Est-ce que ça vaut la peine pour tant de haine qu’elle va déverser ?
 
C’est comme le couloir. Je l’avais commencé il y a… les enfants étaient petits… Je dirais une petite vingtaine d’années. J’ai tenu trois jours, sous les reproches incessants. Juste le temps de poser les moulures et les cimaises. Enfin, c’est comme ça.
Si elle était morte, je pourrais enfin faire une bonbonnière. Vieux rose camaïeux et gris…
Ça serait bien…

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09 janvier 2017

L’espoir n’est plus

GSM

Il n’est plus d’espoir au pays de Danton. Le Roi n’est plus mort, il est ressuscité. L’histoire repasse les plats de ces noirs horizons, où le pauvre et le riche, humaine condition, effacent les envies de lendemains qui chantent, pour écrire la douleur de survivre et la haine de posséder…
 
Demain n’est pas, demain n’est plus, remplacé par l’ambition et la soumission. Les mots trompeurs qui font croire aux miracles, guident des peuples naïfs vers les précipices du néant. Le flutiau des dresseurs de bestiaux, fidèle valetaille du souverain mépris, sera sacrifié dès qu’il aura servi…
 
L’humain n’est plus une société, il n’est que vile marchandise et les chantres du faux, lui chantent des louanges, pour distraire son esprit du funeste destin.
L’humain fut, il n’est plus rien. Les puissants le préparent à cette apocalypse, hourdissant un complot contre leurs vassaux. Ils n’imaginent guère, dans leur soif inextinguible, que le déluge emportera marins, capitaines et vaisseaux…
 

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