zalandeau

27 juillet 2017

Mémoires de mon père (4)

GSM

Et aussi j’avais… alors j’économisais des sous, mes dix ronds, au moins, de madame Rouland.
Tous les ans, je m’rappelle, à la fête du, dans l’bourg, quoi… J’m’achetais un wagon. Un wagon des p’tits trains… La locomotive, j’pouvais pas l’acheter, j’avais pas assez d’argent, ça coûtait trop cher !
 
Parce qu’avec mon argent, fallait que j’me paye des sabots. Parce que ma nourrice, elle avait l’droit d’m’en payer une paire par an… mais il m’en fallait deux paires.
Alors, la deuxième paire j’me la payais parce que l’hospice me donnait… l’hospice me donnait que du tissus pour faire mes culottes et mes chemises, enfin et pis mes sarraux…
Et les sabots, fallait que… Parce qu’on avait droit à une paire de « Trélots », qu’on appelait ça : Des chaussures à semelles en bois et pis… une paire de sabots. Et pis j’avais quand même une paire de chaussures pour le dimanche, pour aller à la messe, pour être propre. Et un petit costume marin, tous les ans, quoi ! Chez elle, j’pouvais mettre mes habits neufs quand j’voulais… Mais, mon vieux, après les vêpres, fallait les enlever, hein ! Pour les tenir propres ! Et puis remettre le sarrau qu’était sale de la semaine passée. Et le lundi matin, on partait avec un sarrau tout propre !
 
Hé oui, voilà ! C’était ça la vie de campagne… Hein ! Et puis après j’suis parti travailler, comme j’ai dit, avec mon frère Jean, dans la ferme… Chez Monsieur Homet, hein !
Et après, plus grand j’suis parti… Je voulais être coiffeur ! Y’avait pas d’boulot à Coutances et nulle part.. ; Fallait payer le patron, pour qu’il nous apprenne notre métier !
 
Et j’me suis décidé d’partir pour Paris. Et puis ainsi de suite ! Enfin tout ça, c’est, c’est autre chose, hein !
 
J’ai aussi oublié de vous dire que, à l’école, mon vieux, hein, y’a eu deux maitres.
J’ai eu deux maîtres. Le premier, quand je suis arrivé en France, il s’appelait Monsieur Le Hérissey… C’était un très, très gentil… Monsieur. Il… Comprenait c’que c’était que des enfants sans… qui n’avaient pas de famille, tout ça ! Non, non, non, il était vraiment très gentil… Mais il est parti à la retraite.
 
Après il est venu un autre Monsieur, un autre instituteur qui s’appelait Monsieur Fromage… Fromage, et… Alors lui, qu’est-ce qu’il m’a mis sur la gueule !
Parce que, j’étais son souffre-douleur, hein ! Il buvait, il se saoulait la gueule ! Parce que sa femme, y’avait une histoire, une histoire entre lui et sa femme, enfin, bref !
Et bien c’est toujours moi qui prenais. Il buvait, il était à moitié rond tous les jours…
Qu’est-ce qu’il m’a mis comme trempes, à coups de galoches dans les reins, dis-donc ! Il m’soulevait par les oreilles de terre !
Y’m’foutait au coin ! Il fallait que j’aille sarcler son jardin. Y’m’punissait tous les jeudis, pour qu’j’aille travailler chez lui… faire son ménage, faire… nettoyer ses poules et ses cages à poules, ses chiottes et tout… cirer ses galoches, ses sabots, les chaussures d’sa femme. Enfin bref, faire toutes les corvées.

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26 juillet 2017

Le pays du néant 4

GSM

Une bande qui passe, horde dépenaillée,
aux armes aiguisées, aux mitraillettes huilées,
se rapproche du village, où la terreur s’élève.
Tous les villageois fuient, abandonnant enfants,
vieillards et éclopés, à un sort si funeste.
……….
La horde rassasiée, de ce repas facile,
Tendres enfants rôtis, comme autrefois agneaux,
Ils emportent avec eux, du bois, produit si rare,
et la viande d’humain, qu’ils pourront boucaner.
……….
Les villageois honteux, ombres rasant les murs,
dans le silence des vieux, reviennent au logis.
……….
Au-delà des montagnes, au loin s’étend la steppe.
Les bandes armées espèrent, y retrouver la vie.
Ils dévastent datchas, chaumines, masures, yourtes,
ne laissant que des ruines, des os, des fous, des peines.
Ceux qui parviennent à fuir, s’entretuent pour survivre.
……….
Ce monde de la Terre est en train de finir
et la dernière espèce, ne cherchant qu’à durer,
retournant à l’instinct, ne parvient qu’à périr.
Il n’est plus de futur, seul le présent est là.

.

 

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25 juillet 2017

Déficit Budgétaire Zalandeau

 

GSM

Jeudi 1er janvier 2015 :

 

Ça y est, "ma" cour des comptes a finalisé mes comptes pour 2014 ! (Ils sont meilleurs que ceux de la France sous Hollande).
Bien sur j'ai un déficit de 1,94% au lieu des 9,63% prévisionnel... Cela est du en partie à une économie de chauffage, la météo 2014 ayant été plus douce que prévue. La deuxième cause est que mon petit dernier a interrompu ses cours d'auto-école... Donc, que des causes indépendantes de ma volonté, mais qui vont dans le bon sens...

Par contre 2015, ce n'est pas gagné.

Il n'y a bientôt plus de pognon de coté.

 

Et pourtant il faut que j'arrive à un équilibre, très rapidement. Et cela, en dépit des augmentations des prélèvements CSG (auxquels j'espère encore échapper pour 2015), du blocage des retraites, des augmentations d'assurances, de la taxe d'habitation, de la taxe foncière, de l'EDF, du gaz, de l'eau et de l'assainissement. 

 
Mes atouts : mon cadet a le RSA, donc économie d'entretien, le petit a fini ses études, donc économie de car et de cantine (et heureusement il sera encore à charge fiscalement à cause de la déclaration en décalé d'un an), je vais diminuer à son terme le forfait mobile mensuel, je vais baisser le capital de l'assurance décès de moitié... Le reste c'est la bouffe... Diminuer les extras (un kébab par semaine, c’est trop)...
 
Retour à l'équilibre de mon budget ? Objectif : 2016... Ils vont bien inventer quelques pompage de fric supplémentaires... Je suis très pessimiste Il n'est pas près d'avoir ma confiance le petit gros...
 
Ah, mon con de Hollande ! Tu croyais que tu allais boucher les trous en nous rationnant... Hé bien non ! Ton PIB, je vais te le faire descendre... Et même puisque tu n'es pas patriote, je vais faire pareil : Fini les courgettes et les aubergines Françaises deux fois plus chères que les espagnoles ! T’as pas fini d’avoir une balance commerciale à la ramasse, ducon ! 
 
Ma patrie c'est ma famille d’abord, pas toi, gros imbécile ! Et tant pis pour l'économie Française. Ma patrie ce n'est plus que ma famille et rien qu'elle. Ce n'est pas la France qui va me filer du pognon pour compléter les fins de mois...

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24 juillet 2017

Mémoires et radotages (117) – Une politique de traîtrise envers le peuple Français

GSM

Il y a un aspect que je n'ai pas abordé dans ma diatribe (au sens moderne du mot) précédente (N°116), mais qui transparaît dans toutes les actions de Macron, c'est son idéologie purement libérale et mondialiste, qui lui donne le sentiment que tout ce qui est hexagonal est d'ordre de l'orthodoxie budgétaire et que l'ordre mondial doit y régner avant tout... Ce qui exclut dans son imaginaire, toute politique locale de défense, de sécurité physique ou économique... de protection quelle qu’elle soit, car ce sont des postes de dépenses sans intérêts pour quelqu’un qui ne connaît de l’intérieur pour l’avoir fréquenté, que le profit !
 
Ceci, ajouté aux promesses, « n’engageant que ceux qui les écoutent », qui ne seront pas tenues, (promesses démagogiques bien plus importantes en volume financier que celles dont on accusait sa rivale en finale de la présidentielle), donne un cocktail détonnant où finalement apparaît, pour ceux qui ne l’avaient point perçu, une personnalité présidentielle au service unique de vagues notions d’internationalisme forcené, au détriment total de l’intérêt du peuple Français, hormis la caste des privilégiés, c'est-à-dire les gens appartenant au « système » et détenant capitaux et pouvoirs spéculatifs… On peut se souvenir des assertions du candidat ‘Macon’, prétendant qu’il n’appartenait pas au système, qu’il n’était ni de droite ni de gauche… Ces belles phrases ont bien fonctionné, car insuffisamment de gens ont su les remettre en cause, persuadés qu’ils étaient, de la sincérité de ce candidat soi disant « nouveau », face à des anciens candidats qui les avaient vraiment traumatisés…
 
Administrer la France, ce n’est pas seulement gérer une entreprise, c’est gérer un ensemble d’où on ne peut pas exclure une partie par simple licenciement, à seule fin de rétablir un équilibre financier… C’est pourquoi les modes d’emplois pour gérer une nation ne peuvent pas être exactement semblables aux recettes toutes simples de gestion d’une entreprise…
Les équilibres sont multifactoriels et ne peuvent être trouvés de manière satisfaisante, par une simple gestion à la baisse de la colonne dépenses…
Les prédécesseurs de ‘Macon’ ont tous essayés la politique de l’offre ainsi que la politique de la demande… Aucune de ces politiques n’a jamais réussi à améliorer de manière pérenne la situation de l’emploi, ni le déficit de la France, qui sont liés quoi qu’on en puisse penser ! Tout simplement parce que la théorie des multiplicateurs Keynésiens, sur les effets corrélés des grandeurs économiques, qui a inspiré les décisions politiques, n’a jamais fixé son domaine de validité. En pratique, l’argent que l’état injecte n’a d’effet multiplicateur que dans un contexte de maîtrise absolue des flux financiers, ce qui, dans le monde de ‘Macon’, est une chose totalement impensable et contraire à sa doctrine. De plus, le Keynésianisme, théorie pourtant la plus 'humaniste', n’a jamais pu lier les gains économiques à la résorption du chômage, bien que tout le monde le crût, à une époque où l’économie était liée à la main d’œuvre. Certains y croient encore, alors que ce schéma n’est plus vrai…
En conséquence, à chaque fois que l’état sous la férule Macronienne injectera de l’argent soit dans les entreprises (politique de l’offre), soit dans le pouvoir d’achat des consommateurs (politique de la demande), l’effet sera extrêmement limité puisque le multiplicateur ne montera pas plus haut que 1, c'est-à-dire un coup d’épée dans l’eau… Et encore, ce n’est pas certain… Il y a bien trop de déperdition financière sur le chemin de notre économie… Et pourtant c’est ce chemin qu’il s’apprête de manière plus qu’entêtée, à prendre, croyant être meilleur que ses prédécesseurs…
Pour lui, baisser les salaires, baisser les retraites, enfin baisser toutes formes de dépenses est la solution… Comme s’il n’y avait aucune conséquence défavorable, si ce n’est sur le plan humain, qu’il ignore superbement, mais aussi et surtout sur le plan économique et notamment de l’évolution de son fameux PIB qui en baissant remettra en question toute sa lutte contre le déficit ! Il ne possède donc pas la recette du développement économique ni de l'emploi, car il persiste dans ses idées périmées !
 
Un seul aspect est pour l’instant positif, à l’avènement de Macron : La confiance était revenue, ce qui est un facteur prépondérant (mais insuffisant) à une petite reprise de la croissance…
Cela était du à une sorte de charisme que dégageait la personnalité du nouveau président, dont le baratin hypnotisait tout en rassurant les foules et notamment les entrepreneurs… Bien qu’en coulisses ceux-ci disent bien que les cadeaux fiscaux ou allègements de charges ne créeront aucun emploi !
Mais cette série de faux-pas, d’erreurs et de fautes, si elle se poursuivait, serait de nature à remettre en question cette prise de confiance…
 
En effet, les postures autoritaires, non concertées, les incapacités à convaincre ou à savoir négocier sont le signe d’une incompétence managériale chronique !
 
Savoir manager, "ménager" en Français, est essentiel pour réussir à faire bouger les choses, avec bien entendu l’assentiment et le soutien du plus grand nombre…
 
C’est donc totalement le contraire : Nous n’avons pas de manager à l’Elysée, mais un gros nullard… Tout juste bon à nous baratiner… Paroles, paroles...
 
Que Dieu protège la France !

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23 juillet 2017

(20) La cocotte minute

GSM

Doit-il s’épancher ? Certainement pas ! Outre l’impudeur, dont il se fiche, chacun fuit les ennuis des autres et il le sait, mais qu’importe ? D’ailleurs, il fuit bien ses propres ennuis en se réfugiant sur cette feuille blanche, en rigolant parfois, en posant le fruit de sa réflexion sur le monde cruel que l’on nous impose.
 
Pourtant, il s’épanche quelquefois, bien qu’il ne faille pas le faire. Et aujourd’hui il va recommencer à nouveau. Parce que, lorsque la cocotte minute monte trop en pression, il faut retirer la soupape coincée, afin d’éviter l’explosion.
 
Tous les jours, oui, tous les jours, la haine de sa compagne, ses propos hargneux, ses aboiements de roquet, difficile à supporter, lui vrillent le cerveau et le cœur…
 
Il parvient souvent à lui dire « ma chérie, demande le moi, gentiment et je le ferai », ou quelque chose dans ce genre, pour désamorcer son agressivité. En pure perte.
 
Elle redouble alors son ire venimeuse, ses attaques sans fondements, ses sous-entendus paranoïaques, ses prétextes fallacieux.
 
En général il tourne les talons quand il sent que la moutarde lui monte au nez…
D’autres fois, il lui répond en gueulant plus fort qu’elle :
« Tu es têtue comme une bourrique », « Je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi con », « Tu me fais chier », « Je vais te faire enfermer chez les dingues », « Tu va fermer ta gueule », sont quelques unes de ses velléités contre-offensives.
En fait, ça lui fait fermer son clapet. Elle lui fait alors la gueule, mais il n’est pas soulagé pour autant…
Car elle continue sournoisement. Elle ferme la porte de la salle à manger, pour l’isoler du reste de la maison. Elle s’en va de la cuisine, dès qu’il vient se servir un verre d’eau. Elle ferme sa porte au sous-sol, afin de lui signifier qu’elle ne veut pas le voir. Elle met ses bouteilles vides dans la salle à manger… Bref, le catalogue est trop long…
 
Comment lui faire fermer son claquemerde définitivement ?
Comment être débarrassé d'elle ? Deux possibilité : Elle meurt ou bien il se suicide ! L'un deux est de trop...
 
S’il lui avait mis quelques beignes, elle ne se conduirait peut-être pas ainsi.
Mais il s’est juré de ne pas taper des êtres plus faibles que lui. Il n’éprouverait que mépris de lui-même s’il le faisait…
C’est ça sa grande faiblesse : Ses principes !
Il sait qu’elle profite du fait qu’il ne la frappera pas pour le harceler tous les jours, en toute impunité.
 
Alors ? Il n’espère plus que la mort de l’un d’eux rapidement, afin qu’il soit enfin libéré de sa présence, de ses ondes maléfiques, de sa hargne, de ses TOCs, de sa saleté, de sa crasse, de sa paranoïa.
Peu lui importe s’il part le premier du moment que ce soit sans elle… Qu’il avait bêtement tant aimé…
 
Voilà, ça lui fait du bien d’avoir laissé échapper la vapeur… Jusqu’à la prochaine fois…

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22 juillet 2017

Bulletin N° 1 Mercredi 22 mars 2000

GSM

Rubriques du bulletin
 
 
 1  Travail
 
 2  Moral
 
Travail
 
Depuis la fin du stage, mon emploi du temps se décompose ainsi:
Une fois par semaine, je vais à l’ANPE consulter les annonces de “Cadres Hebdo” et relever celles qui  paraissent me convenir. Enfin, quand je dis “me convenir”, je devrais dire “convenir à l’employeur” compte tenu de mon savoir faire.
Le Samedi, ou le Dimanche j’achète le Moniteur et mon beau père me donne les offres d’emploi qui paraissent dans Ouest France.
Le Vendredi ou le Samedi, je reçois Courrier Cadres de l’APEC.
 
Je fais ma petite moisson, dont l’importance est variable. cela va de zéro à 7 annonces par semaine.
J’opère cette sélection pendant le week-end.
durant la semaine, je répond à ces offres.
 
J’accouche dans la douleur, si l’on peut dire, car je ne crée pas plus de trois lettres par jour.
En effet, j’essaye de me mettre à la place du recruteur, et cela prends du temps.
 
Je n’ai pas de jour déterminé dans la semaine pour faire ce travail.
Le seul critère est que j’aie la motivation et que je soie “gonflé à bloc”.
 
Cette semaine sur sept annonces retenues, j’ai répondu à cinq seulement, les autres, poubelle.
 
J’en suis arrivé également à modifier mon C.V. “à la carte”, suivant l’annonce, en modifiant les zones de mon C.V. qui ne sont pas vérifiables.
 
Enfin, cela fait beaucoup de piétinement pour rien.
 
Le rapport est faible. Très peu de réponses, et toutes négatives.
Je préfère avoir une réponse négative, plutôt que rien.
 
Il est humiliant, de prendre autant de temps à concocter une réponse pour avoir en retour un mépris total.
 
Certes, une lettre négative est décevante, mais cela ne dure pas.
Alors que pas de réponse, c’est une alternance d’espoir et de désespoir pendant au moins un mois, et cela fait beaucoup plus mal.
 
Sans compter que c’est un manque de politesse des employeurs.
En temps qu’employeur j’ai toujours répondu à une offre de service.
 
De temps en temps, je bricole sur ma maison, lorsque le moral est entre les deux extrêmes. En général le lendemain j’ai assez de “peps” pour répondre aux offres.
 
Moral
.
Mais quand le moral est à zéro, alors là, plus d’activité possible

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21 juillet 2017

Mémoires et radotages (116) – Une politique de mensonges, de renoncements et d’échecs !

GSM

Egotisme, incompétence en négociation, psychologie nulle, parole de pute, promesses intenables et non budgétées… Voilà le tableau pour ceux qui croyaient au « miracle » Macron…
 
Après son renoncement, devant l’UE, au début de son mandat, de mettre sur la table les vrais sujets pour lesquels il s’était engagés à faire les réformes nécessaires en coopération avec ses homologues européens, son premier échec, au moins temporaire… Il continue… comment dirais-je ?... je vais rien que pour Macon, inventer un néologisme basé sur le mot échec : le mot" échecqueur ", plus approprié à l’incompétence du locataire de l’Elysée !!!
Or donc, il vient de subir un échec une nouvelle fois dans son G5 du 2 juillet à Bamako en obtenant la bagatelle de 50 millions d’€ de nos partenaires européens, alors que notre soutien promis aux Sahéliens est à un niveau de 350 millions supplémentaires !!!
Belle incompétence économique du monarque Français et à nouveau, belle incapacité de persuasion du petit rond de cuir qui a cru impressionner des dirigeants européens, au seul motif qu’il avait réussi à impressionner le peuple de veaux déboussolés du pays de France… Mais le G5, n’est pas un veau…
 
A nouveau il essuie un échec avec le chef d’état major de l’armée Française… Et ce coup-ci, ce n’est pas seulement de l’incompétence, mais une faute grave, due à son comportement de petit chef !
-Après avoir promis des efforts financiers pour l’armée, annoncer une diminution de 3 % (850 millions) du budget de la défense pour 2017, dans un contexte difficile de guerre asymétrique extérieure et d’insécurité nationale intérieure, juste après avoir envisagé un effort supplémentaire au Sahel, c’est un comportement de comptable à la petite semaine, complètement irresponsable.
-Réagir comme un petit coq de basse-cour, aux propos, certes fleuris, du Général de Villiers en commission parlementaire à ce sujet, en lui signifiant qu’il n’est finalement qu’un pion destiné à obéir, au lieu de s’entreteni et de négocier en privé avec lui, cela montre une immaturité psychologique et une incompréhension d’un monde militaire où l’esprit de corps est prépondérant et indispensable aux bons résultats ! Il a ainsi montré un mépris pour ceux qu’il flattait en les visitant sur tous les fronts et qui déchantent maintenant… Preuve s’il en était besoin, de son peu d’empathie réelle pour l’armée.
-D’un autre coté, il a réussi à se débarrasser d’un général avec lequel il ne pouvait s’entendre et le général est content de partir pour ne pas être la caution d’un régime qu’il n’approuve sans doute pas…
-Gageons que son remplaçant, le Général 4 étoiles François Lecointre saura servir la France, en " fermant sa gueule ", saura accomplir des missions sans le budget nécessaire, saura faire accepter nos pertes ou notre manque de réussite en en prenant l’entière responsabilité, sans jamais faire de récrimination sur le manque de moyens que par ailleurs il saura ne pas avoir l’outrecuidance de réclamer…
 
Pauvre pays, où on n’a plus le droit d’exprimer l’avis qu’on nous demande en commission parlementaire, où le chef suprême des armées se prive de l’avis professionnel de son armée, confondant son pouvoir avec la monarchie absolue d’un pouvoir autoritaire qui a tant fait de dégâts à la France par le passé, par manque de concertation avec les gens compétents…
 
Macon, prouve que sa communication quand elle vient sur le plan des négociations est totalement nulle… Elle était bien meilleure au stade des promesses faites en l’air !
Parions qu'il va encore une nouvelle fois faire la danse du ventre devant les militaires pour tenter de leur faire oublier ce que ceux-ci prennent pour une rebuffade démotivante...
 
Macon, " l’échecqueur " est arrivé ! Bonne dégustation ! Hélas la cuvée du Quinquennat se révèle un mois après sa sortie, être de la piquette ! Vous avez choisi un mauvais vigneron, sauf si vous aimez le vinaigre !

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20 juillet 2017

Mémoires de mon père (3)

GSM

Pas de difficulté en classe, malgré que j’crevais de faim… Et, voilà. Quand j’étais bien nourri, ben…
A l’âge de onze ans, en r’venant d’l’école à midi, j’suis tombé par terre. J’ai pas pu me relever… Et mon frère Jean, en retournant à l’école après manger, m’a trouvé au bord du fossé, là. Il m’a ramassé, il m’a emmené… Il m’a emmené chez ma marraine… Et pendant huit jours, ils ont fait venir une fois l’docteur. J’étais entre la vie et la mort, hein !
J’avais une fièvre, j’ai eu une très grosse fièvre pendant une semaine… Et puis, à la fin c’était… J’avais grandi d’un seul coup, je sais pas, heu… parce que quand je me suis levé au bout de huit jours, une bonne semaine, tous mes vêtements étaient trop petits.
 
Enfin personne n’y a rien compris, l’toubib non plus et moi non plus. C’est comme ça !... Ouais !...
 
Aie-aie-aie ! Et pis ma foi, j’ai vécu là, quelques années, chez ma Marraine… Malgré qu’il y  avait sa fille Gabrielle et Ernestine qui me piffraient pas trop… Passque ma Marraine me donnait toujours raison. Elle avait quand même pitié d’un môme qu’avait pas d’parent, tout ça !
 
Les autres, ils s’en foutaient, hein !... Ca les embêtait qu’elle m’avait, moi. Moi, je la considérais un p’tit peu… qu’elle me remplaçait ma mère, hein ? Voilà !
 
J’ai fait ma communion chez elle. J’ai été baptisé la veille. Cette pauvre Marraine. Elle, elle, elle est descendue pour, pour mon baptême, pour me servir de Marraine, mais quand elle est arrivée, c’était fini. C’était déjà fait depuis ! Pauvre…
Le lendemain, j’faisais ma communion, enfin, bref ! Tout ça !
 
J’ai passé mon certificat d’études et, voilà ! Au lieu de continuer mes études, pour être instituteur, ben, j’ai préféré partir avec mon frère Jean… S’en aller parce que je me sentais trop seul ! Je voulais être près de mon frère Jean ! Comme ça… Remarque si c’était à refaire, je pense que j’serais, J’aurais été comme si…j’aurais continué mes études. Parce que mon frère Jean, j’m’en suis aperçu beaucoup trop tard, il était absolument égoïste ! J’l’aimais tellement, que ça m’en aveuglait. J’le voyais même pas. Enfin, voilà, c’que c’est qu’la vie !
 
J’ai passé toute mon enfance, à Heugueville, dans la Manche, sans avoir jamais eu un jouet… Et, je me… fabriquait moi-même… les jouets… avec des boites de cirage comme j’ai dit, des morceaux de bois, des… des, tout c’qu’on veut, quoi !
 
Et puis… Si ! Je portais l’lait chez madame Rouland, tous les matins puisque ma Marraine, elle avait des vaches, des lapins et elle avait pas mal de poules, tout ça ! Elle m’a jamais fait travailler, elle, hein !
Elle m’a jamais forcé à travailler, alors hein, c’était une femme fantastique ! Pauvre, mais bon cœur !... Et, elle vendait son lait à madame Rouland, qu’était à coté d’l’école, l’épicerie. J’portais tous les matins et elle me donnait dix sous la semaine… Dix sous la semaine ! Et… un p’tit paquet d’bonbons, des p’tits œufs, que j’donnais à ma marraine, parce que… j’aimais bien les bonbons aussi, comme tous les gosses, mais, j’trouvais qu’ma Marraine était tellement… formidable, fantastique ! Pauvre comme elle était, elle me gardait quand même. Alors je lui donnais les bonbons. Comme ça, elle suçait les bonbons, elle se faisait bonne bouche en se couchant la nuit. Elle aimait se faire bonne bouche de temps en temps et j’les lui donnais, moi. Bon, bref !

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19 juillet 2017

Le pays du néant 3

GSM

On voit un imprudent paysan qui chemine,
une arme automatique, le rassure sur son sort.
Mais deux qui l’aperçoivent, se délectent d’avance,
et lui courent après, fugitives ombres.
……….
Dominant le coteau, au détour d’un chemin,
sans fusil, sans cartouche, munis de deux poignards,
ils désarment le gueux, et l’accrochent par les pieds,
à un rocher pointu, récupérant le sang,
dans un seau tout rouillé, où ils boivent goulument.
Arrachant les entrailles du mourant qui glapit,
ils rient cruellement, des atroces douleurs,
jusqu’à ce que la mort ait fini son ouvrage.
Partout, dans ce pays et sur toute la terre,
la folie des carnages abreuve les sillons,
d’une terre qui n’est plus que sable et abandon,
stérile et inféconde et que le vent emmène,
que personne du reste, ne cherche à cultiver.
……….
Quelques os cramoisis et un lambeau de lien,
sur des taches écarlates, le lieu est si tranquille.
La mort est donc passée mais elle est toujours là.
.

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18 juillet 2017

Par cheu moué

 

GSM

- Par cheu moué, les voitures ne mettent jamais leurs clignotants pour changer de direction… Les concessionnaires avaient été obligés de mettre les clignotants en option, pour pouvoir vendre en modèle basique.

 

- Par cheu moué,  y faut jamais jeter un pedzouille en l’air, il retombe pas… Il reste accroché au plafond.

 

- Par cheu moué, y’a pas d’merde sur les trottoirs… Pour faire des économies, les ploucs mangeraient leur merde…

 

- Par cheu moué, dès l'annonce de l'augmentation du gaz, tous les péquenauds ont fait la queue dans les 3 points de vente de bonbonnes de gaz...

 

Plus de gaz pendant 4 jours...

 

- Par cheu moué, quand on annonce une augmentation de carburant, c'est la cohue aux pompes...

 

(Heureusement que les pedzouilles ne savent pas stocker le 220 volts !...)

 

 

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