zalandeau

25 septembre 2016

Quel bonheur de pouvoir à nouveau bricoler (2013)

GSM

Ecrit Dimanche 28 juillet 2013.

 

Une bonne nouvelle quand même depuis début Juillet. Mon dos ne se bloque plus comme avant pour le moindre faux mouvement. Bien sur j'ai mal et de la peine à me relever, mais... pas de blocage !
 
J'ai commencé début Juillet à rénover mon escalier qui commençait à devenir une ruine... Mes fils m'ont aidé.
Démolition, terrassement, transport en décharge, maçonnerie...

 

Puis, constatant que je ne me bloquais plus le dos, je me suis enhardi : J'ai fini le chaînage béton armé, l'enduit...
Et je me suis lancé seul dans l'enduit de façade en plan depuis 24 ans, puis le ravalement...
 
 
Je suis très content  de pouvoir à nouveau bricoler, alors que depuis des années je ne pouvais même pas ramasser quelque chose sur le sol...
J'ai retrouvé ma fierté d'être utile, ma dignité d'homme, mon autonomie. Je sers à quelque chose. Je sais faire et je fais. Je n'ai plus honte et ça c'est un cadeau du ciel. Je remercie la providence de m'avoir rendu ma condition d'homme... De plus j'ai perdu 6 kilos, ce n'est pas négligeable... Oh bien sur, bien plus lentement qu'avant, avec beaucoup plus de fatigue... Mais avec autant d'envie de faire qu'avant, autant de motivation. Et ça c'est si bon !
 
 
 
 
NDLA : Retour dans le présent. Depuis, les blocages de dos sont revenus, puis le mal aux hanches est apparu, enfin capsulite et tendinite se sont emparées de mon épaule gauche...
Cette année, la façade ouest aurait nécessité quelques retouches, dues à ces putains de matériaux de jointoiement de merde fabriqués en Chine. Mais, installer, monter à l'échelle et travailler d'un seul bras... en plus de l'insécurité, m'est impossible. Prisonnier de mon corps... et ce n'est pas fini ! Cette année, la dégradation de la façade se poursuivra au même rythme que la mienne... En espérant que l'année prochaine... sait-on jamais ?... je puisse réparer ma façade... triomphalement !

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24 septembre 2016

Petit cours d'histoire à méditer

GSM

Même en paca
il n’y a pas une personne sur dix
qui sait l’origine de l’appellation :
« massif des Maures » 
sur la route de Saint-Tropez !
 
Un petit rappel d'histoire très intéressant, car jamais étudié à l'école dans sa continuité et sa totalité. 
 
C'est pourtant notre histoire !
Un siècle après le début de l'égire, les musulmans sont entrés pour la première fois en 714 dans ce qui était la France de l'époque.
 
Ils se sont emparés de Narbonne, qui est devenue leur base pour les 40 années suivantes, et ont pratiqué des razzias méthodiques.
Ils ont ravagé leLanguedocde714à 725, détruitNîmesen725et ravagé la rive droite du Rhône jusqu'àSens.
En721, une armée musulmane de 100.000 soldats mit le siège devant Toulouse, défendue par Eudes, le duc d'Aquitaine.
 
Charles Martel envoya des troupes pour aider Eudes.
 
Après six mois de siège, ce dernier fit une sortie et écrasa l'armée arabe, qui se replia en désordre sur l'Espagneet perdit 80.000 soldats dans la campagne.
On parle peu de cette bataille deToulouse parce qu'Eudes était mérovingien.
Les Capétiens étaient en train de devenir rois de France et n'avaient pas envie de reconnaître une victoire mérovingienne.
 
Les musulmans ont conclu alors qu'il était dangereux d'attaquer la Franceen contournant lesPyrénées par l'est, et ils ont mené leurs nouvelles attaques en passant à l'ouest des Pyrénées.
15.000 cavaliers maures ont pris et détruit Bordeaux, puis lesPays de la Loire, et mis le siège devant Poitiers, pour être finalement arrêtés par Charles Martel et Eudes à vingt kilomètres au nord de Poitiers, en732.
 
Les survivants se sont dispersés en petites bandes et ont continué à ravager l'Aquitaine.
De nouveaux soldats les rejoignaient de temps en temps pour participer aux pillages.
 
Ces bandes n'ont finalement été éliminées qu'en 808, par Charlemagne.
 
Les ravages à l'est ont continué jusqu'à ce qu'en 737 Charles Martel descende, au sud, avec une armée puissante, et reprenne successivement Avignon, Nîmes, Maguelone, Agde, Béziers et mette le siège devant Narbonne.
Cependant, une attaque des Saxons sur le nord de la France obligea Charles Martel à quitter la région.
En 759 enfin, Pépin le Bref reprit Narbonne et écrasa définitivement les envahisseurs arabes.
Ces derniers se dispersèrent en petites bandes, comme à l'ouest, et continuèrent à ravager le pays, notamment en déportant leshommespour en faire des esclaves castrés, et lesfemmespour les introduire dans les harems d'Afrique du Nord, où elles étaient utilisées pour engendrer des musulmans.
 
La place forte des bandes se situait à Fraxinetum, l'actuelle Garde-Freinet (le massif des Maures). Une zone d'environ 10.000 kilomètres-carrés, dans les Maures, fut totalement dépeuplée.
 
En 972, les bandes musulmanes capturèrent Mayeul, Abbé de Cluny, sur la route du Mont Genèvre.
 
Le retentissement fut immense.
 
Guillaume II, comte de Provence, passa 9 ans à faire une sorte de campagne électorale pour motiver tous les Provençaux, puis, à partir de 983, chassa méthodiquement toutes les bandes maures, petites ou grandes.
 
En 990, les dernières furent détruites. Elles avaient ravagé la France pendant deux siècles. 
 
La pression musulmane ne cessa pas pour autant. Elle s'exerça pendant les 250 années suivantes par des razzias effectuées à partir de la mer.
 
Les hommes capturés étaient emmenés dans des camps de castration en Corse, puis déportés dans les bagnes du Dar al islam, et les femmes d'âge nubile dans les harems.
 
Les repaires des pirates maures se trouvaient en Corse, Sardaigne, Sicile, sur les côtes d'Espagne et celles de l'Afrique du Nord.
 
Toulon a été totalement détruite par les musulmans en 1178 et 1197,  les populations massacrées ou déportées, la ville laissée déserte.
 
Finalement, les maures ayant été expulsés de Corse, Sicile, Sardaigne, du sud de l'Italie et de la partie nord de l'Espagne, les attaques sur les terres françaises cessèrent mais elles continuèrent sur mer par des actions de pirateries. 
 
Ce n'est qu'en 1830 que la France, exaspérée par ces exactions, se décida à frapper le serpent à la tête, et à aller en Algérie détruire définitivement les dernières bases des pirates barbaresques.
Ce fut l’origine et la raison de notre présence
en Afrique du Nord.
 
Chacun sait ce qu'est devenue ensuite l'Algérie… etl'histoire ne s'est pas figée...
 
Ce qu'il y a de frappant,
c'est qu'entre714, la première entrée, et1830,
l'écrasement définitif des pirates barbaresques,
il s'est écoulé plus d'un millénaire,
ce qui montre qu'ils ne renonçaient jamais ...
 
Note de Zalandeau : Bien sur, tous les musulmans n'étaient pas barbaresques tout comme aujourd'hui tous ne sont pas terroristes...
 
La pensée correcte les décrit actuellement comme"modérés" !
 
Les exemples des "printemps arabes" qui se déroulent sous nos yeux en Tunisie, Libye, Egypte, montrent s'il en était besoin que les "modérés" se font toujours évincer par les enragés ! Ce n'est pas les modérés qu'il faut craindre !
 
Faut-il s'endormir sur nos lauriers, pendant que l'immigration massive continue et que Schengen permet tous les passages de frontières aux modérés comme aux islamistes extrémistes ? Alors qu'en même temps, cette présence massive sur notre territoire favorise le communautarisme  radical, sectaire et terroriste qui ne cesse de croître ?

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23 septembre 2016

Manipulation de masse

GSMPetite

N.D.L.R. : Pour avoir eu connaissance du contenu des études enseignées à l'ENA, je valide le texte écrit par un auteur inconnu

 

Un cours largement enseigné à l’ENA et dont les anciens élèves tirent le plus grand profit.

 

Les dix stratégies de manipulation de masses

Le philosophe nord-américain Noam Chomsky, activiste et penseur politique, professeur de linguistique au Massachusetts Institute of Technology où il a enseigné toute sa carrière, a fondé la linguistique générative. Il s'est fait connaître du grand public, à la fois dans son pays et à l'étranger, par son parcours d'intellectuel engagé. Il a élaboré une liste des « Dix Stratégies de Manipulation » à travers les médias. Elle détaille l’éventail, depuis la stratégie de la distraction, en passant par la stratégie de la dégradation jusqu’à maintenir le public dans l’ignorance et la médiocrité.
 
1. La stratégie de la distraction
Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »
(Le foot, les jeux olympiques, Johnny, etc) ["Panem et circenses" "Donnez leur du pain et des jeux !"].
 
2. Créer des problèmes, puis offrir des solutions
Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté.
(Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.).
 
3/ La stratégie de la dégradation
Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.
(Baisse des retraites et allongement de la durée du travail).
 
4. La stratégie du différé
Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme «douloureuse mais nécessaire», en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite.
Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.
(L’augmentation importante de la pression fiscale ne s’est pas faite avant les élections de 2012).
 
5. S’’adresser au public comme à des enfants en bas-âge
La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant.
Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »
(Les français sont trop gros, trop gros, trop gros ... Les boissons sucrées sont surtaxées : nous les paierons plus cher).
 
6. Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion
Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements
(La terre se réchauffe dangereusement du fait des seules activités humaines (sic), ce sera terrible pour nos enfants : les carburants sont encore plus taxés).
 
7. Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise
Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »
(80 % des élèves des universités ou des grandes écoles sont issus des classes moyenne ou supérieure).
 
8. Encourager le public à se complaire dans la médiocrité
Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte
(Voir certaines émissions de TV particulièrement populaires).
 
9. Remplacer la révolte par la culpabilité
Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution!..
(Vous êtes au chômage par manque de formation !: suivez un stage et tout ira mieux).
 
10. Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes
Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie et la psychologie appliquée, le «système» est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.
(Pourquoi croyez-vous que les grands politiques utilisent et payent largement des instituts importants des sciences humaines ou des grandes sociétés de publicité ce qui revient au même).
 
Peu importe la couleur politique, voilà comment nos chers dirigeants nous manipulent !

 

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22 septembre 2016

Epilogue - mardi 19 août 2008

GSM

Et bien non, je ne retournerai pas en Afghanistan !
Rue Saint Dominique, l'ambiance était feutrée et moi j'étais fatigué... Sujet : L’embuscade de la veille à l’est de Kaboul…
Explications compliquées et alambiquées, mais dont je ressors l'essentiel que j'ai mis beaucoup de temps à comprendre :
Le ministère de la défense n'a pas voulu appliquer les consignes de survie que j'avais enseignées en avril. L'état-major, a obéi comme un petit toutou.
" Vous avez voulu monter une patrouille en coopération avec les F.S. Américaines et Afghanes ??? On voit le résultat !!!
L'embuscade n'est pas le fruit du hasard !!!
Vous êtes espionnés, observés, écoutés. "Ils" savent avant vous quand les gars vont partir !!! Je vous l'ai dit et ça ne vous a pas plu.
Arrêtez de vous comporter comme les ricains. Je sais que c'est voulu par Sarko ! Coopérer avec des gens qui fument et rigolent en pleine mission, alors que 200 paires d'yeux et d'oreilles sont planqués tout autour...
 
Laissez à l'officier commandant la patrouille la décision de quand et comment il démarre sa patrouille. Et laissez appliquer les consignes de prudence (que je n'énumèrerai pas ici pour raison de secret militaire, mais qui sont marquées au coin du bon sens et par l'expérience de leur efficacité), laissées à la fine fleur de vos sous off et off subalternes des F.S."
"La seule mission importante est de revenir vivant", ai-je dit à cette bande d'emplumés, bons à rien, qu'à obéir à des ordres idiots au nom de l'admiration de Sarko pour l'Amérique.
A l'hôtel de Brienne, ils se passeront de mes conseils à l'avenir. Et je crois que Morin m'a définitivement marqué à l'encre rouge.
C'est vrai aussi, pourquoi ne sais-je pas tenir ma langue comme les autres ?...
Précisément parce qu'on a perdu 10 hommes pour rien !
Je crois que je vais le payer cher. Il faut bien qu'ils vengent leur humiliation sur quelqu'un...

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" N'ai-je donc tant vécu que pour cette infâmie et ne suis blanchi dans les travaux guerriers,

GSM...que pour voir en un jour, flétrir tant de lauriers"

 

Il n'y a pas d'armistice pour la défaite. Seule une victoire peut effacer les stigmates d'une semblable honte.

Pour ma part, j'ai rebondi à chaque échec et j'ai eu des petites victoires, pour compenser les déceptions. Je m'étais habitué à cela, jusqu'au jour où...
Jusqu'au jour où j'ai terminé ma vie professionnelle par une défaite définitive, sans rattrapage possible, sans rebondissement possible, sans autre chapitre à construire.
 
Ce que je ne savais pas, c'est que la vie privée était à ce point liée à la vie professionnelle. Sans avenir professionnel, il n'est nul avenir privé, dans la mesure où le statut de retraité inutile retentit sur l'influence et sur le moral. La perte de revenus ligote également toute initiative pour tenter de bouger encore.
 
On ne se sent plus rien, ni dans la société, ni dans sa vie privée, ni dans soi-même.
 
"La vieillesse est un naufrage", comme l'ont dit Châteaubriant et de Gaulle. Ils avaient bien raison. Ils ne parlaient pas seulement des régressions physiques et mentales, mais aussi de cet abominable écrasement de notre fierté et de notre raison d'être.

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21 septembre 2016

Mémoires et radotages (67) – L’effondrement industriel continue

GSM

En attendant, pendant la pré-campagne électorale, la désindustrialisation continue…
 
Alstom aujourd’hui abandonne une part de son activité, STX demain a l’intention de revendre l’entreprise (avant la fin 2016)…
 
Le cas d’Alstom est complexe. Souffrant d’une stratégie de l’état Français déplorable elle s’est déjà délestée de son activité énergie au profit de Général Electric… Si on est jamais certain de vendre des trains, on est quand même dans la plus grande certitude que l’énergie sera toujours un besoin vital… C’est maintenant les ricains qui vont mettre la main sur ce gâteau…
 
En ce qui concerne les trains, nonobstant le problème de compétitivité qui aurait pu être résolu et nous faire conquérir des marchés pour le TGV si nous avions pu dévaluer notre monnaie, il y a des problèmes de qualité, comme sur les TER diesel…
En effet, sur ce type de train, presque rien n’est fabriqué par Alstom et surtout pas les moteurs diesel, lesquels ont une fâcheuse tendance à tomber en panne très souvent… Il n’est pas rare de voir une rame avec 6 de ses moteurs sur 12 en panne, se traînant cahin-caha. A partir de 7, la rame ne peut plus rouler… Les moteurs ne sont pas très fiables, mais bien d’autres équipements non plus.
Si on ajoute que les personnels d’entretien de réseau ferré de France, pas très zélés, n’aiment pas réparer les moteurs… Ils sont plus doués, parait-il, pour changer des essieux, qui comme chacun sait, sont d’une longévité remarquable et par-dessus tout, leur appétence pour la grève est plus connue que leur envie de travailler…
Les quais de gare à raboter à grands frais dans toute la France, c’est la conséquence désastreuse du choix par SNCF des rames fabriquées par ‘Bombardier’ et dont le coût n’a pas été pris en compte lors de l’analyse des offres… Belle politique économique de la part de SNCF !
Néanmoins, malgré ces avatars, il y a un réel problème de stagnation technologique chez Alstom, qui s’est depuis des années endormie sur ses lauriers…
 
Quant à STX, après la fin de leur gros chantier, le ‘Harmony of the seas’, le carnet de commande peine à nouveau à se remplir… Il n’est donc nullement étonnant que STX cherche à vendre… Qui mettra la main dessus ? Certainement un pays qui s’emparera du savoir faire et des quelques clients des chantiers de l’Atlantique et démantèlera la boutique…
Montebourg reviens ! Ces chantiers de haute qualité sont stratégiques et participent à notre indépendance nationale. Ils ne doivent pas fermer !
Nous avons une marine qui n’est même pas l’équivalent d’une seule flottille de l’armée américaine…
Nous n’avons qu’un seul porte-avions, une hérésie… 
Et cette putain d’Europe : Elle n’a que 2 porte-avions, compris le nôtre, pour tout un continent ! 
 
Où est l’Europe de la défense ? L’Europe est une passoire !
 
Sur presque toutes les structures qui fondent une nation, l'UE est une catastrophe.

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20 septembre 2016

Si on voulait contrôler la catastrophe mondialiste (5)

GSM

En supposant que les conditions énumérées précédemment viennent un jour à être réunies, la dette diminuant, avec le concours de réels gestionnaires à la place des dirigeants actuels plus épris de pouvoir et d’argent que de saine gestion de la France, nous devrions reconquérir une souveraineté réelle à défaut d’une complète autosuffisance industrielle, mais avec une balance commerciale en équilibre.
 
Que se passera-t-il alors ? Il faudra bien se rendre à l’évidence : Il n’y aura pas d’emploi pour tout le monde. Certes beaucoup moins de chômage sera à déplorer, mais nous n’atteindrons pas le plein emploi, parce que les progrès de la technologie se feront aux dépends de l’ouvrier…
 
Il faudra bien venir à cette notion de « Revenu universel »…
 
Alors que nous ne réunissons pas encore les conditions économiques évoquées ci avant, pour mettre en place ledit Revenu, les politiques s’en emparent d’une façon tout à fait malsaine…
Pour eux, il s’agit de faire un tour de passe-passe entre notre système social actuel (Chômage, Retraite, RSA, Allocations Familiales, I.J. accidentés du travail, I.J. maladie etc…) et un nouveau calcul qui tendrait à donner à tous les foyers, quelque soit leurs situations de fortune, un montant par adulte et un montant par enfant… Bien sur, les foyers ayant des revenus verraient amputer ce « revenu universel » à due concurrence de leurs gains…
 
Le but inavoué est bien entendu de faire en sorte que ce nouveau dispositif soit moins coûteux pour la collectivité…
 
Ce système n’est vu qu’avec un intérêt spéculatif et ne présente aucun intérêt…
 
La véritable question est : Comment redistribuer une partie des profits à partir des richesses créées ?
 
Dans un système en équilibre commercial, financier (pas d’évasion de liquidités), démographique (immigration stoppée), comment des centres de création de richesse peuvent-il :
-Vendre à une clientèle solvable,
-Payer de la main d’œuvre et des fournisseurs,
-Rémunérer des investisseurs,
-Et en plus contribuer suffisamment, par l’intermédiaire d’un organisme re-distributeur, à faire survivre, à un minimum acceptable, toute une population non laborieuse du fait du manque d’emplois, mais utile en tant que consommateurs ??? 
 
Comment gérer les formations, les carrières et surtout les motivations d’individus qui ne travailleront pas forcément, mais qui pourront être appelés à le faire ???

Faudra-t-il créer un système de bons de rationnement pour équilibrer les échanges vers chaque acteur économique, ou bien créer une autre monnaie non convertible dédiée à l’usage exclusif des « sans-revenus », pour que l’économie ne souffre d’aucun soubresaut de type épargne de précaution ???
 
Il y a beaucoup de questions et de problèmes à régler avant de mettre en place une nouveauté dont on ne connaît pas encore tous les tenants et aboutissants et alors même qu’aucune condition économique n’est encore réunie… Loin s’en faut !

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19 septembre 2016

Si on voulait contrôler la catastrophe mondialiste (4)

GSM

Il faut considérer que l’Euro devrait être dévalué pour la France de 20%.
Autrement dit, si nous entrions aujourd’hui dans l’Euro, il faudrait l’échanger contre 8,19 Francs et non pas 6,55 comme cela avait été le cas en 2002…
Bien sur, cela renchérirait nos importations, mais rendrait notre valeur ajoutée plus compétitive. Cette solution serait efficace seulement vis-à-vis des pays membres de l’UE, mais pas par rapport aux pays low-cost où seules les taxes douanières différentielles auraient un impact.
 
Effets :
 
Dévaluation : Enchérissement des matières premières, dégradation du pouvoir d’achat, légère diminution des importations, augmentation des exportations, création d’emplois, augmentation de la valeurs de la dette, forte augmentation de nos capacité de remboursements de la dette et à terme diminution des prélèvements sociaux.
 
Taxes douanières : Enchérissement des produits finis importés, dégradation du pouvoir d’achat, forte diminution des importations low-cost, forte augmentation des créations d’emplois, augmentation du PIB, forte diminution de la dette et forte diminution des prélèvements sociaux.
 
Il y a une autre disposition légale qu'il faudrait abolir concernant les exilés fiscaux. Tout argent gagné en France doit être imposé en France. Il suffit de changer la loi. (Certains cantons Suisses pratiquent ainsi et imposent ainsi les travailleurs frontaliers qui résident en France. Ces derniers n'ont pas à s'en plaindre et l'état Français y gagne puisqu'il garde un foyer de consommation en France).
 
Il faut bien entendu, accompagner la mesure précédente, d'une autre qui est la simple justice de ne plus imposer deux fois le même revenu : Une fois en tant que revenu et une autre fois lorsqu'il est devenu patrimoine. Je veux bien entendu parler de supprimer l'ISF qui est une véritable escroquerie. Sans ISF, les fortunes resteront plus facilement en France, pour le plus grand bien de l'investissement, des recettes fiscales , de la consommation et in fine, de l'emploi... Mais allez raconter cela à un socialiste !... 
 
Tout ce qui précède est valable si on voulait contrôler notre destin.
Cela impliquerait des réactions vives de la part des ensembles « lésés » : Pays low-costs, Français pratiquant l’évaporation financière ou fiscale, Instances internationales sous l’influence de la Banque mondiale et néanmoins étasunienne… Et surtout l'ensemble de nos riches qui avec la complicité de l'état Français pratiquent la domiciliation étrangère plus ou moins bidonnée...
 
C’est pour cela que nos dirigeants, dont le courage et la volonté ne sont pas les qualités cardinales, renoncent et préfèrent adopter une attitude de renoncement et acceptent que notre pays rejoigne le niveau des pays émergents.
Certes, le niveau des pays émergents monte et un jour comme le Japon ou la Corée du sud, ne seront plus que des concurrents ordinaires.
 
Le problème c’est qu’il y a plus de trois cents pays qui seront un jour en émergence et nous feront à leur tour, une concurrence low-cost déloyale…
 
Que deviendra la France d’ici-là, si on continue sur cette voie ? Un pays sous-développé ?
 
A suivre...

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18 septembre 2016

Archives : Denis Frères

GSM

La famille Denis, fondatrice de la maison Denis Frères, a, depuis le début du XIXE siècle, été intimement engagée dans la vie maritime. Fils d'un soldat de l'Empire installé à Blaye, Étienne Denis commence sa carrière au commerce en embarquant pour des armateurs de Bordeaux aux voyages des Indes, de la côte d'Afrique et du Pérou. Devenu capitaine, il repart pour le Pacifique tenter une première expérience de liaison commerciale avec Tahiti. Cette mission remplie augurait favorablement d'une ligne du tour du monde touchant Tourane, Saïgon et la Réunion au retour. Mais le projet, faute de financement. se réduisit à la partie Europe Extrême-Orient, via Bonne-Espérance, voyages qu'Etienne Denis assura huit années durant, de 1839 à 1847, sur le Superbe, avant de se dédier à la création de comptoirs de commerce à Rio et au Callao.
Mais en 1857, Saïgon venait d'être ouvert au commerce. Les Bordelais avaient de ce pays une longue expérience. Étienne Denis fit aussitôt construire le brick-goélette, La Mouette, qui appareilla pour l'Extrême-Orient sous le commandement de son fils Gustave avec à bord, Émile, son second fils. Arrivés à Saïgon en octobre 1862, les deux frères y fondaient en novembre la maison qui porte leur nom.
Le riz fut tout d'abord la principale activité de la maison Denis Frères. En 1863 Alfred Denis était venu rejoindre ses deux frères à Saïgon. Peu après un premier voyage de poivre partait pour la France un chargement de riz. Gustave s'installa à HongKong pour faciliter les relations commerciales. Émile devint président de la Chambre de Commerce de Saïgon. Enfin Alphonse, le frère cadet, arrivé en 1868, prit en 1879 la relève de ses frères revenus en Europe. Une rizerie fut fondée en 1882 à Saïgon, puis l'année suivante, des filiales à Hanoï et Haïphong. Enfin Alphonse Denis reviendra à son tour, laissant les affaires à un directeur, des affaires dont le volume ira sans cesse croissant malgré la concurrence anglaise et allemande.
C'est en 1923 qu'est fondée - avec siège social 4, rue Catinat à Saïgon - la Compagnie Côtière de l'Annam, destinée à relier entre eux les petits ports et à faciliter les échanges entre la Cochinchine agricole, exportatrice de riz, et le Tonkin minier. Un contrat avec les charbonnages du Tonkin permettait la desserte en charbon de la côte et l'approvisionnement des chemins de fer. Un contrat avec les salines alimentait les pêcheries du Golfe. Le premier navire de la compagnie le Brésil, naufragé, fut remplacé par le Balguerie Stuttenberg, du nom d'une vieille maison bordelaise installée en Cochinchine bien avant Denis Frères. Mais ce ne fut qu'en 1939 que la Compagnie Maritime prit son essor avec les deux 2 500 tpl, Tran Ninh et Kontum, qui vinrent s'ajouter aux trois caboteurs existants : Francis Garnier, 1 640 tpl, Jean Dupuis, 900 tpl et Song Giang bâtiment de 1 440 tpl (ex-Dessinateur) ex-navire de la Cie Nauticus, créée par le commandant Dubost vers 1920.
La maison Denis s'identifie bientôt à la vie commerciale de l'Indochine en créant la Société des Riz, la Cie Franco Indochinoise, la Cie d'Equipement Industriel, la Société des Eaux et de l'Électricité d'Annam, les Brasseries et Glacières.
La guerre, l'occupation japonaise, vont paralyser les activités de la maison. La flotte fut entièrement détruite pendant les hostilités. En 1948 la compagnie recevait deux navires américains à chauffe au charbon type « Park »" de 4 700 tpl, et deux caboteurs américains de 800 tpl.
En 1951 la création d'une ligne de vapeurs à passagers entre Haïphong et Saïgon avec escale à Nha Trang et Tourane, surpassant les possibilités de charge et de confort du chemin de fer, connut un plein succès.
Ville de Saigon, mixte neuf, fut commandé en 1951, et Ville de -Haiphong, ancien mixte anglais d'occasion, fut acheté en 1953. Navires actifs, ils transportèrent en deux ans plus de 80000 passagers, particulièrement après la coupure du pays.
En 1953 le nom de la compagnie de navigation devenait Cie de Navigation Denis Frères (C.N.D.F.).
Au moment où les couleurs de Denis Frères vont quitter l'Indochine, il est intéressant de voir les armements qui ont été engagés sur cette côte, depuis les débuts de la vapeur (1).
 
Une des premières compagnies installées : la Cie Nationale de Navigation à Vapeur de l'Est Asiatique Français, avait disparu vers 1900. À partir de là on ne trouve plus que les Messageries Maritimes et les Chargeurs Réunis. 'Deux navires des Chargeurs furent affectés au cabotage de 1923 à 1929, Campinas et Caravellas. Puis en 1939 ce furent le Kindia (ex-navire de la Cie Maritime des Transports de l'A.O.F., exploité par les Chargeurs) et le Saint-Michel (ex-Kolente, bananier de la C.O.A.), tous deux stationnaires. Quant aux Messageries, elles assuraient plutôt la continuation de leur service postal vers Haïphong qu'un véritable service cabotage.
 
Vers 1920 se constitue la Société Les Affréteurs Maritimes Indochinois, raison sociale changée Société Maritime Indochinoise, dirigée par le capitaine Orsini, avec pour premier navire le Gouverneur général Sarraut.
 
À côté de Denis Frères on va trouver aussi Cie Asiatique de Navigation, du groupe Est Asiatique Français, sous la direction du capitaine Constantin.
 
Si bien qu'en 1938 on pourra dénombrer e Indochine les compagnies suivantes : les Messageries Maritimes avec Khai Dinh et Asni. La Cie Asiatique avec Canton et Laos, les Chargeurs avec Kindia. La Cie Côtière de l'Annam (Denis Frères) avec Jean Dupuis, Kontum, Tran Ninh, Francis Garnier, Song Giang, Gouverneur général Pasquier, Les Affréteurs Maritimes Indochinois avec les , Gouverneurs généraux, Sarraut, M. Long, Van Vollenhoven, Varenne, et les navires: Santa Fe, Surcouf, Altair, A. Tach, avec Tai Poo Sek, Tai Seun Hong, la Cie de Commerce et de Navigation avec Hai Sang, et d'autres petits armements à un seul bateau, de moins de 1 000 tjb.
 
À la reprise, en 1949, on trouvera en Indochine les Chargeurs avec Docteur Roux et Saint-Michel, les Messageries Maritimes avec l'Espérance, les Transports Océaniques avec Pigneau de Bëhaine et Gialong, Les Affréteurs Indochinois avec les « Docteurs » Pham Hu Chi, A. Calmette, Augier, Yersin. Denis Frère (Cie Côtière de l'Annam) avec Henri Mouhot, Do Huu Vi, et les petits Courlis et Petrel, la Cie Asiatique de Navigation avec Alexandre de Rhodes, enfin nombre de petits armements avec un seul navire de moins de 1 000 tjb.
On note dans cette liste l'appoint de dix navires type « Park ». Ces bâtiments construits au Canada de 1943 à 1945 constituaient la flotte fédérale de l'Indochine, le Haut Commissariat de France en étant armateur. Achetés en 1946, ils furent confiés, en gérance aux armateurs opérant en Indochine à la manière des « Liberty-ships » pour les armements de la métropole. Navires de 98 m de long, de 4 700 tpl, c'étaient des cargos classiques « trois îles », à quatre cales, avec un ou deux ponts. Ils étaient mus par une machine alternative de 1 176 ch, donnant 9,5 nœuds de vitesse moyenne.
 
En 1954 les accords de Genève décidant de couper le pays en deux par le dix-septième parallèle, marquèrent la perte des affaires du Nord et la fin u trafic maritime nord-sud. À ce moment-là, la Cie Denis-frères exploitait dix navires. Son siège social t transféré à Paris.
Ayant perdu nombre d'intérêts en Indochine, la maison Denis tenta tour à tour de s'implanter à Singapour, puis au Japon, mais là le volume des affaires réservé à une compagnie française se montrant trop faible pour le potentiel de la maison, elle-ci se tourna vers l'Afrique francophone qui lui semblait un meilleur champ d'expansion. Les affaires seront d'abord reprises à la Réunion, puis à Madagascar, mais les relations anciennes avec les Éts Maurel et Prom conduiront Denis Frères vers la côte occidentale d'Afrique. La Compagnie Côtière d'Annam devenue Cie de Navigation Denis Frères se liait à la Société Navale de l'Ouest, le 10 octobre 1955, dans un « service commun » pour l'exploitation d'une ligne traditionnellement desservie par la S.N.O., entre autres.
En 1955, la Cie Denis Frères achetait à la S.N.O. deux navires américains à six moteurs (1) Saint-Paul et Saint-Jacques, qui gardaient leur nom mais changeaient de pavillon. Le service commun, partant de Hambourg, Amsterdam, Rotterdam, touchait la France à Dunkerque, Le Havre, Bordeaux, avant de rejoindre la C.O.A. à Port Étienne et Dakar, jusqu'à Port-Gentil et Pointe-Noire.
En 1957 était commandé le Saint-Louis, 7 400 tpl, 16 nœuds, bien conçu pour la côte d'Afrique, premier des cargos « tout à l'arrière ».
En 1961, Saint-Paul et Saint-Jacques étaient allongés de 15 mètres pour mieux s'adapter aux grosses capacités du trafic et, en 1962, Denis Frères augmentait sa flotte du Saint-François, navire repris aux chantiers du Trait en cours de construction.
Après entente avec les Éts Maurel et Prom en 1955, le Djiring, 2 900 tpl, ancien navire de la flotte d'Indochine avait été affecté à la ligne Marseille Sète vers le Sénégal, via Dakar, mais l'activité de ce navire fut, dès 1962, prise en compte par une société nouvellement créée : la Djiring Fret S.A., qui fit les arachides sur la côte, via le cap Vert. La Cie Paquet avait des intérêts dans la société.
Mais il faut rappeler également ici la tentative faite par la Cie Denis d'une ligne Marseille - Naples, Le Pirée - Limassol - Haiffa, ancienne ligne des Messageries, sur laquelle étaient placés les paquebots Théophile Gautier et Lamartine. Ville de Saigon rapatrié, fut rebaptisé Lamartine pour cette ligne qui fut abandonnée six mois plus tard, incapable de surmonter la concurrence des compagnies d'État Zim et Adriatica.
En 1962 débutait la ligne Marseille - Sénégal. Ainsi la C.N.D.F. se trouvait-elle intégrée dans le trafic du pavillon français à la C.O.A., à côté de la S.N.O., du groupe S.A.G.A., Rothschild, de la Cie des Chargeurs Réunis, et de la Cie Delmas-Vieljeux.
Saint-Louis trop petit fut vendu en 1968 pour pouvoir acheter d'occasion Saint-Louis (11), ex-Thais Hope américain, et en 1970 étaient vendus les deux « six moteurs » ainsi que le Saint-François qui en 1968 devenait le Ville de Djibouti de la Havraise.
Puis étaient commandés à Sunderland deux bâtiments du type « Néo Liberty » (2), SD14: Saint-Paul(II) et Saint-François(II) livrés en février et novembre 1970.
Déjà dans la conférence C.O.L.I.N.A.V., en 1968 Denis Frères entrait dans la C.O.W.A.C., Conférence de la West Africain Coast.
En 1971 les comptes de la S.A.G.A. et par conséquent ceux de la S.N.O., mis à jour, apparaissaient déficitaires. Une politique de matériel disparate semblait être à l'origine de ces résultats. Par décision du groupe Rothschild, et avec l'accord des autorités françaises, la S.N.O. fut vendue à l'armement norvégien Leif Hoegh, ce dernier laissant à Denis Frères la gérance de la Société Navale de l'Ouest. Une filiale commune Navalden consignait les navires des deux compagnies à Bordeaux.
Le Service commun fut remplacé par le G.I.E. SCADOA, destiné à la desserte de l'Ouest africain. Dans le consortium figurent, outre la S.N.D.F. et la S.N.O., les armements Hoegh, Rederi A/B Transatlantic (Suédois), Koninklijke Ned Lloyd (Hollandais). Ce G.I.E. est l'un des trois plus grands groupes d'armement européen à la C.O.A.
En 1979, né des relations amicales de M. Bureau, président de Denis Frères, et de M. Tristan Vieljeux, commençait un service commun entre les deux compagnies sur la C.O.A.
Groupe financier important, en 1972 Denis Frères comprenait : Denis Frères S.A., Denis Frères Bordeaux S.A., La Cie Commerciale pour le Riz et l'industrie (SARI) S.A., la Cie de Navigation Denis Frères (C.N.D.F.) S.A. La maison détenait des participations dans les Brasseries et Glacières de l'Indochine, la Cie Franco Indochinoise, les Éts Maurel et Prom, les Éts J. Abile Gal.
 
(2) - On consultera un article de J. -P. ROBICHON, dans la revue Jeune Marine : Histoire du SD 14, du Liberty au Néo Liberty, article dont nous extrayons ces grandes données: En 1965, 800 Liberty-ship., étaient en position de réserve aux Etats-Unis, et 700 d'entre eux naviguaient encore. Mais on n'avait pas attendu cette date pour prévoir le remplacement de cette j7otte de service. Dès 1960, quelques chantiers s’étaient penché sur le problème de concevoir un bâtiment de 14 000 tpl, à deux ponts, calant moins de 9 mètres, et aussi bon marché à l'achat qu'à l'entretien. Cinq ans plus tard les chantiers A usine el Pickersgill de Sunderland présentaient les plans d'un bâtiment de ce type, Ie ( SD 14 – Shelter Deck de l4OOO tonnes équipé d'un Moteur Sulzer 5 cylindres de 5500 ch, calant 29 pieds et mesurant 134 mètres, pour un prix de 915 000 livres. Notons que c'est précisément à Sunderland qu'a été lancé, en octobre 1941, le premier Empire-Liberty, dont la conception devait inspirer le dessin des 2700, Océan liberty, américains qui furent construits pendant la guerre.
 
En 1976, 176 SD 14 avaient été commandés dans différents chantiers agréés pour construire sous licence A & P. Des modifications ont été appropriées au dessin original.- moteur poussé à 7 500 ch, mâts de charge, de 10 tonnes.
Pour Denis Frères, premier acquéreur français de ce type de navire, les modifications ont porté sur un moteur Sulzer de six cylindres, permettant 15 nœuds, des installations frigorifiques et des apparaux de levage propres au trafic C. O. A.

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Un homme de bien

GSM

Il me faut laisser une nouvelle trace formelle, de cet homme formidable qui a rempli mon enfance…
 
Nous sommes allés à Saïgon de 1954 à 1955.
Terre colonisée par les blancs, où la France et l’Indochine ont cohabités dans un rapport de dominant à dominé…
Certes, bon nombre de fonctionnaires de l’administration coloniale s’acquittaient de leur tâche, sans animosité envers les autochtones. Certes, bien des religieux et des hommes de bonne volonté ont contribué à la compréhension mutuelle des deux peuples.
Mais dans un pays où la couverture sociale était l’apanage des colons, dans un pays où les petits chefs Français, devenaient soudain des contremaîtres avec des pouvoirs illimités, dans un pays, où l’accaparation des richesses se faisait sans vergogne, la morgue de certains a précipité l’indépendance.
L’arrogance de cette grosse minorité de blancs, minables en France, devenus tout-puissants en Indochine, certains d’une légitimité, que la démocratie à deux vitesses leur accordait implicitement, a mené cette région comme toutes les autres à la haine, au rejet et à la guerre.
Les chantiers navals de Saïgon n’échappaient pas à cette règle de domination.
 
Les coques des bateaux mis en cale sèche, étaient calfatées et repeintes sur un budget défini par la société Denis-Frères, par des équipes de coolies aux ordres de contremaîtres qui empochaient parfois négligemment une partie des payes destinées à leurs « esclaves ».
Ces chefs au pouvoir divin allaient au cinéma, à la piscine ou pratiquer le tennis, laissant à un cabot (caporal), c'est-à-dire un coolie un peu moins mal payé, la responsabilité du chantier…
Ils venaient chaque vendredi soir distribuer la paye, avec toujours quelques griefs fallacieux, permettant de réduire le montant de l’aumône versée en liquide.
 
Un homme, n’a pas voulu entrer dans ce système arbitraire. Partant du budget alloué par l’entreprise de carénage, il faisait bloquer 20%, en provision dans la caisse de l’entreprise, avec plusieurs coolies représentants leurs collègues comme témoins visuels.
Puis il annonçait à son équipe, combien d’argent ils allaient toucher chacun (sans absence), pour l’ensemble du travail exécuté dans les règles de l’art.
 

1954 002 Saigon

 
Ses équipes furent rapidement celles qui exécutaient le meilleur travail, dans des délais records et qui gagnaient le plus de tout l’arsenal.
 
Quand au 20% ? C’était le système de « sécurité sociale », que cet homme avait improvisé. Quand un ouvrier était malade ou blessé et bien évidemment sans revenu, ce contremaître allait porter généralement à la femme ou à la famille du coolie, un peu de cet argent de la cagnotte, pour subvenir aux besoins et aux soins.
 
Il poussa, ce processus plus loin, lorsqu’il s’aperçu que la majorité des ouvriers dépensaient leur paye dès le vendredi soir en beuverie et au jeu…
Pour les coolies mariés, il versât alors la paye à leurs épouses, qui en faisaient meilleure gestion…
 
Ce contremaître était aimé de ses ouvriers et en voici la preuve…
 
Harcelé pour ses procédés anticonformistes et poursuivi par la jalousie haineuse de ses pairs, il quitta l’arsenal pour une place de gérant des cinémas de Saïgon. La partie dangereuse de ce métier était le transport quotidien des recettes vers la banque.
Un jour ce qui devait arriver, arriva… Porteur d’une grosse recette, cerné par une cinquantaine de coolies, il se préparait, matraque en main, à vendre chèrement sa peau…
 
Quand soudain, un de ses nombreux ex-employés de l’arsenal passa par là. Celui-ci s’adressa à la meute d’assaillants et leur dit simplement : « Lui, chef très bon avec nous et très juste ! ».
En quelques secondes la ruelle fut déserte et mon père acquis davantage de renommée et de sécurité… Oui ! L’homme dont je parle… était mon père… Un homme sensible, fort, juste, intègre et surtout humain…
Il avait compris que ce peuple en souffrance n’était pas sauvage et barbare, mais reconnaissant et sentimental, pour peu qu’on lui accordât un peu de dignité et d’intérêt !
 
Si nos « colons » avaient eu le dixième de cette humanité, l’indépendance se serait déroulée sans violence, dans la paix et la coopération…
 
Mais le genre humain est ainsi fait, qu’il génère la violence par son iniquité et son dédain…
 
C'est un autre épisode de la vie de mon père, ce héros de l’ombre, mais qui sera pour toujours dans la lumière de mon cœur !

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